The Bewitched Hands – Birds and Drums

Chronique : The Bewitched Hands on the Top of our Heads - Birds and drums Mine de rien, les Bewitched Hands viennent de lâcher un sacré menhir dans la mare. Un album avec une tripotée de chansons qui dépasse le groupe lui même. Qu'ils soient de Reims, de Melun ou de Los Angeles; qu'importe. Qu'ils soient cinq ou six, qu'importe. On se retrouve donc  face à un monstre multicéphale qui va dévorer une kyrielle d'influences disparates. On y croise Pavement, le fantôme de Spacemen 3, le Dead. Bref. Gavage.

The Bewitched Hands on the Top of our Heads

Happy with you ouvre gentiment les débats et laisse place au génialissime Birds and Drums. Morceau foutraque, on se retrouve face à des gamins schizophrènes qui ont pris le contrôle du studio. Un chien et des oiseaux mis au pas par des types armés d’une guitare et de micros. Underwear est un faux-semblant. Ils nous embarquent vers une croisière folle alors que ce morceau était vendu comme chanson rock lambda.

Cold et son « One Two Three Four » à la Ramones envoie tout valser. Peut être inutilement. L’auditeur valse avec Work et son refrain qui emporte tout sur son passage: sandalettes et collier de fleurs. Puis vient le divin moment de la prière pastorale Hard To Cry.  Cinq minutes et vingt secondes d’ascension baroque à la sauce hippie qui vous obnubile au point de faire machine arrière. Ce morceau ne mérite qu’une chose: une nouvelle écoute. Bloqués pendant quelques jours sur ce morceau. Prisonniers. Salauds de Rémois!

Évidemment Out Of Myself fait office de petite mort après ces saintes minutes. Mais les Bewitched Hands sont des gens malins. Ils nous font passer Kevin Barnes pour un type tout à fait normal avec Kings Crown.

Staying Around, pause pop salvatrice, nous permet de reprendre notre souffle avant de repartir pour un délire blindé de barbituriques appelé Sea.

On se retrouve tous à l’hôpital psychiatrique?

Pouet? Tsoin. Évidemment.
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