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Virgo Four : Resurrection

Émouvant. Voilà ce qui me vient à l’esprit à l’écoute du « nouvel » album de Virgo Four « Resurrection ». L’effet produit est équivalent à ce que vous éprouveriez si vous retrouviez des vieux copains perdus de vue depuis 20 ans.


On ne va pas refaire l’histoire de la musique mais on peut juste constater que la gestion désastreuse du label Trax et un désintérêt de la part du patron Larry Sherman pour la musique de Virgo Four a fait que le groupe n’a sorti qu’un seul album sous ce nom, et tout ça car le chien de Larry Sherman les avait appréciés, l’anecdote est véridique… On les retrouve également sous le nom Ace & The Sandman en 1992 et M.E en 1989 et 1990. L’écoute de « Resurrection » vous plongera en plein Summer Of Love lorsque la déferlante acid-house nous est parvenu avec le retard qu’on sait… Il est amusant de constater que malgré une idée fortement ancrée et entretenue par certains médias l’histoire de la techno et de la house ne se limite pas à Chicago et Detroit et Virgo Four nous le prouve d’une bien belle façon, en effet difficile de ne pas entrevoir des bribes de Kraftwerk, New Order et autres joyeusetés antédiluviennes dont les américains se seraient inspirés. Derrick May n’a-t-il pas dit un jour à propos de la techno : « C’est une erreur totale, comme Detroit. C’est comme si Kraftwerk et George Clinton se trouvaient coincés dans le même ascenseur… ».

Virgo Four – Legowelt Resurrection Megamix

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