Noah and the Whale – Last Night on Earth

Noah and the Whale – Last Night on Earth Ce jeune groupe anglais, découvert depuis un petit moment maintenant dans son pays natal, est composé de cinq garçons originaires de Londres aspirant à partager leurs histoires musicales, comme ils ont eu le privilège de le montrer, aux festivals de Reading, Leeds, Glastonbury ou encore au V festival (rien que ça !). Clôturant bientôt leur tournée anglaise, les britanniques de Noah and the Whale voient déjà une partie de leurs dates afficher complet (ils ont d’ailleurs rempli le Royal Albert Hall en quelques jours).

Noah and the Whale

Ils avaient trouvé un premier public grâce au très folk Peaceful, the world lays me down, puis au plus nostalgique First Days of Spring, album traçant l’histoire du chanteur abîmé par une relation amoureuse (avec Laura Marling, ndlr.) qui venait de s’achever. Le groupe est revenu cette année avec une nouvelle chronique : celles de personnages à la recherche de quelque chose de meilleur, mais avant tout, d’espoir et de rêves, le tout enregistré dans une synagogue. Ici, le son est davantage pop-rock bien que toujours fidèle aux sonorités particulières du groupe, tantôt entraînant et très folk –voire même country !-, tantôt plus mélancolique. Les instruments utilisés changent aussi, et sont, dans l’ensemble, plus électriques que dans les albums précédents.

Pour commencer la danse, Life is Life rentre dans le vif du sujet avec cet homme qui, prêt à tout pour devenir la personne dont il serait fier, quitte son foyer à minuit afin de changer son existence et surtout, tout recommencer différemment. Tonight’s the Kind of Night reste dans le même thème et nous invite à assister à la scène où ce garçon fait ses adieux, sans regret, à l’endroit qu’il a toujours connu, afin de commencer sa propre vie d’adulte. Les âmes solitaires ont décidément leur place dans ce nouvel opus (L.i.f.e.g.o.e.s.o.n, le genre de chanson que l’on fredonne une journée entière et que l’on a encore envie d’écouter le soir) mais les expériences qui se vivent en groupe également (Give it all back, retour sur l’adolescence et les débuts d’une aventure musicale, où le passé n’est aussi pas si sombre que le reste de l’album pourrait le laisser penser). Paradise Stars est le doux, presque féerique interlude qui sert de machine à remonter le temps, où l’attente d’une chance était ce qui comptait plus que tout (Waiting for my chance to come), où les rêves les plus sincères semblaient trop inaccessibles pour être accomplis (The Line) et où une rencontre peut devenir le point de repère d’une vie (Just me before we met). Old Joy conclut le nouveau conte de Noah and the Whale avec brio, faisant raisonner presque religieusement un « Don’t dream of yersterday », poussant la voix de Charlie Fink à son rayonnement maximal.

Discographie

Last Night on Earth est avant tout un point de rendez-vous entre des personnages remplis d’espoir, faisant table rase de leurs passés pour se tourner vers un avenir rempli de rêves et de perspectives, un retour aux sources ou un retour à la case départ, un recommencement, où, « on my last night on earth, I’ll pay a high price to have no regrets and be done with my life ».

Noah And The Whale – Waiting For My Chance To Come

Cela pourrait vous intéresser

Photos concert : Shaka Ponk @ Main Square Festival, Arras | 01 juillet 2012

photos : Main Square Festival, Arras | 01 juillet 2012

Ce jeune groupe anglais, découvert depuis un petit moment maintenant dans son pays natal, est composé de cinq garçons originaires de Londres aspirant à partager leurs histoires musicales, comme ils ont eu le privilège de le montrer, aux festivals de Reading, Leeds, Glastonbury ou encore au V festival (rien que ça !). Clôturant bientôt leur tournée anglaise, les britanniques de…
clip : Noah And The Whale – Life Is Life

clip : Noah And The Whale – Life Is Life

3ème single de leur décevant 3ème album Last Night on Earth pour Noah and the Whale, on se croirait dans un épisode d’Heroes, « Save the Cheerleader, Save the World » qu’ils disaient, cela n’évite pas à ce Life is life sorti cet été une certaine mièvrerie qui vient peut être de la pastèque sucrée. Tant que […]

Plus dans Chroniques d'albums

Jana Horn – Optimism

Jana Horn – Optimism

On avait découvert cette voix sublime avec une invitation, Go on / Move your body. On avait évoqué Duras en écoutant la première fois son formidable Optimism. On revient sur ce disque qui depuis ne quitte plus nos oreilles et notre cœur de midinette.
Blondino

Blondino – Un paradis pour moi

Blondino fait partie de ces artistes pour lesquels la définition serait à chaque fois imparfaite, trop vague, une suggestion. Ou alors une tentative. Avec juste quelques balises, posées, lancées plutôt, vers de vagues extrémités, histoire d’en conserver l’ampleur.
Limiñanas / Garnier - De Pelicula

The Limiñanas / Laurent Garnier – De Película

Qu’est-ce qui ressemble à un disque des Jesus and Mary Chain ? Un disque des Jesus and Mary Chain. Qu’est-ce qui ressemble à un disque des The Limiñanas ? Un disque des The Limiñanas Avec De Película, les The Limiñanas signent un pacte avec Laurent Garnier et quitte les rivières pourpres de Shadow People pour […]
H- Burns -Burns The Wire

H-Burns – Burns on the Wire

H-Burns décide de prendre tous les risques et quitte l’Amérique de Jason Molina et de Rob Schnapf pour le Canada du Perdant Magnifique.