Allergiques à la cornemuse et aux expérimentations de l’IRCAM ?

Ces deux disques ne sont pas faits pour vous. Le fondateur du label a-Musik (Schlammpeitziger, FX Randomiz, Data Politic), l’homme aux mille projets (Wabi Sabi, Sator Rotas, MIMEO, Onea Gako, Pol, Pluramon), Marcus Schmickler a sorti il y a quelques temps deux albums aux antipodes l’un de l’autre.

Marcus Schimckler with Hayden Chisholm : Amazing Daze

D’un côté, en collaboration avec Hayden Chisholm, il vous convie à deux pièces de plus de vingt minutes chacune de drone music. Petit rappel pour ceux qui auraient oublié ou plus simplement ne connaissent pas, un drone, à part être un petit avion de chasse, est un style musical fait de longues notes répétitives créant des plages musicales présentant peu de variations harmoniques. Sur « Amazing Daze » s’étalant donc sur deux titres respectivement dédiées à Phil Niblock (compositeur, cinéaste et vidéaste américain d’avant-garde) et Björk Gudmunsdöttir (vous connaissez non ?). En ressort deux longues plaintes assez prenantes pour tout auditeur curieux, l’une interprétée à la cornemuse et l’autre au sho, instrument japonais associé au gagaku accompagné des distorsions sonores créées par Schmickler et son laptop.

Marcus Schmickler : Altars Of Science

De l’autre côté, « Altars of Science », courte pièce de 38:50, entièrement composée sur ordinateur à écouter sur DVD en diffusion multicanal pour mieux apprécier chaque son. Ce maelström sonore risque d’en déconcerter plus d’un tant on passe d’une plage à une autre de l’ambient le plus apaisé au chaos le plus brutal qui soit. Marcus Schimckler pousse son auditeur dans ses retranchements en le heurtant à un mur du son sans aucune concession.

Si vous voulez en savoir plus sur cet artiste , rendez vous sur son site : www.piethopraxis.org