Catégories
Chroniques d'albums

Duellum – Drift

Duellum - Drift
chronique : Duellum - Drift
Duellum – Drift

Duellum, dans la lignée de groupes tels que Two Door Cinema Club ou Phœnix, s’inscrit dans un courant d’électro-pop moderne dansant, aux mélodies efficacement travaillées. S’étant confronté avec brio au public des Solidays – cette année -, mais aussi au public Londonien, les quatres amis sortent leur second EP, Drift (suivant For Some Reason I Want To Talk sorti fin 2012), qui annonce déjà une maturité musicale et surtout une identité propre prenant forme pour les membres Parisiens.

Duellum

The ISLD, rafraîchissante et estivale, offre en guise de préambule une atmosphère plus électro que l’EP précédent ; à l’image de son artwork, c’est fruité et vitaminé. Sa mélodie séductrice, portée par un clavier et une guitare légers, plonge instantanément l’auditeur dans un univers coloré et positif ; l’impression d’insouciance et de désinvolture que l’on y décèle met à l’aise. Pineapple s’entame sur un ton davantage rock et ose volontiers les changements de tempos et d’ambiances, lui donnant une identité particulière : celle du risque payant.
Madras poursuit la prise de risque avec une introduction atypique, alliant deux antagoniques musicaux : piano aigü et voix lourde en contretemps. Résultat surprenant mais réussi, changeant l’espace d’un instant la production des Duellum en un polar mystérieux. Le reste du morceau apporte une voix davantage posée et grave que sur les deux précédents ; de nouvelles sonorités également y surgissent.
Ce sera Nothing But Noise qui clôturera les festivités, en faisant peut-être davantage songer à du Daft Punk que souhaité, mais également à un bon classique tel que The Shoes. On retrouve Duellum ici planant, électro à souhait, reposant comme une fin de soirée sereine.

Le groupe nommé après un poème de Baudelaire semble être un de ces électrons libres de la nouvelle scène française : adepte de mélodies enjouées, d’ambiances revigorantes, d’influences disparates, à la recherche d’originalité dans un panel français déjà bien fourni. Les Duellum (Jonathan, Hugo, Fred, et Arthur) entreprennent et réussissent ; ils sont bons et estivaux, et sont capables d’apporter le soleil dans le quotidien grisâtre que la rentrée apporte à chacun. A écouter de suite.

Une vidéo toute fraîche des Solidays :

Duellum – All Work And No Play

Le groupe enchaine les dates dans la capitale :
21 septembre 2013 @ Jardins du Ruisseau
05 octobre 2013 @ Grande Halle de la Villette (Be Street Weeknd)
5 novembre 2013 @ La Bellevilloise (Mind The Gap festival)
10 décembre 2013 @ Le Baron

Duellum – Drift4.0
8/10
Partager cet article

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Cela pourrait vous intéresser

Le Souldier Tour de Jain fait étape à La Halle Tony Garnier

« C’est la plus grande salle que j’ai jamais faite ! » s’est exclamée Jain devant le public de la Halle Tony Garnier. L’artiste, pourtant déjà détentrice d’une double victoire de la musique, à laquelle s’est ajoutée une nomination aux prestigieux Grammy Award, tout cela dans le cadre d’une tournée mondiale n’a pourtant rien d’une débutante. Elle…
Benoit de Bonnefamille

En bonne compagnie avec Benoit de BonneFamille

Après avoir repris brillamment Idées Noires de Lavilliers avec Babet, Benoit de BonneFamille est de retour avec un EP élégant où il est question de temps et d’amour. Pas besoin de prendre son temps pour aimer son électro… C’est le coup de cœur assuré.
Mou - Sensuelle

Vidéo : Mou – Sensuelle

Mou vous fera bander avec Sensuelle, un titre parfait pour les siestes crapuleuses, les dimanches de procrastination ou pour promener son chien.
Tito Candela - Sarthou

Vidéo : [Exclu] Tito Candela – Sarthou

Le soleil a du mal à percer dans vos nuages alors SK* vous offre un peu de couleurs et de rythmes chaloupés avec le vénézuélien Tito Candela aux langoureuses influences tropicales caliente !

Plus dans Chroniques d'albums

Ian Skelly – Drifters Skyline

Attention. Il va être question d’un super disque que vous ne pourrez écouter que sur votre chaîne hi-fi ou si vous un compte Apple Music.
Alain Johannes - Hum

Alain Johannes – Hum

Producteur et musicien qu’on retrouve aux cotés des Queens of the Stone Age, sur scène avec Them Crooked Vultures, ou en studio avec feu Chris Cornell, PJ Harvey Mark Lanegan, Alain Johannes a un CV qui en couche plus d’un. Et un nouvel album solo, le troisième, qui va accompagner nos journées du lever au…
The Jayhawks -XOXO

The Jayhawks – XOXO

Deux ans après l’impeccable Back Roads And Abandoned Motels, les Jayhawks ne lâchent pas l’affaire et reviennent avec le très bon XOXO.

Protomartyr – Ultimate Success Today

Josey Casey, le chanteur de Protomartyr pense qu’Ultimate Success Today est le meilleur disque du groupe. A l’écoute des onze chansons qui le composent, l’obligation est faite de lui donner raison. Plus forts que les Fontaines D.C., plus violents que les Idles, les Protormartyr sont les vrais méchants du circuit.
DMA'S - The Glow

DMA’S – The Glow

En 2015, les DMA’S sortaient de nulle part et faisaient revivre la brit pop. En 2020, les DMA’S sont installés au sommet du rock (australien) et commettent l’irréparable avec The Glow.
The Mariners - The Tides of Time

The Mariners – The Tides Of Time

Appréciés par les Coral, The Mariners devraient être, si tout va bien, les nouveaux héros des fanatiques des La’s ou de Cast. Cerise sur le pudding, ces quatre gredins vouent un culte certain à John Power, l’homme qui a supporté Lee Mavers pendant des années et qui a enregistré de sacrées chansons avec Cast.
Giant Sand - Ramp

Giant Sand – Ramp

Certains ont pour loisir la pêche, d’autres la pétanque. Le patron de Fire Records préfère laisser les boules aux autres et se concentre sur les rééditions de ses disques préférés. Après avoir ressorti le catalogue de Television Personalities et celui de Bardo Pond et avant de s’attaquer aux beaux disques des Chills et des Lemonheads,…