Kings of Leon – Mechanical Bull

Kings of Leon - Mechanical Bull
Bon on passe volontairement sur le disque de la rentrée. Non pas le prochain Arcade Fire mais le dernier Mazzy Star qui a envoyé au firmament plus d'un dépressif. Et on s'arrête deux secondes (voire plus si affinité) sur le dernier Kings of Leon. Les Followill repartent avec Angelo Petraglia en guise d'unique producteur et publient un disque honnête et touchant.

Kings Of Leon

Ce nouveau disque des ploucs du Tennessee remet la machine Kings of Leon dans le droit chemin. Caleb et ses rejetons arrêtent de se la jouer Jonas Brothers et retournent voir les tontons Robinson qui tiennent la boutique Crowes. On arrête les bêtises comme Sex on Fire.
Mechanical Bull met d’emblée l’auditeur au pas. Supersoaker, via un riff simple et efficace, propulse la voix du Caleb là où on ne l’attendait plus depuis… Aha Shake Heartbreak ? Un petit miracle.

Don’t matter enclenche la vitesse supérieure. C’est d’une simplicité déconcertante mais cela fonctionne. Tout comme les ballades. Wait for me fera pleurer dans les chaumières tout l’hiver.

Discographie

Bref, un retour aux sources salvateur. Oui car Mechanical Bull ennuie et fatigue dès que le clan Followill repart dans les errements FM gorgés de bons sentiments. Coming Back Again flingue l’ambiance en moins de quelques secondes.
Quoiqu’il en soit ce disque rappelle les heures bénies des deux premiers de la réponse du Sud aux Strokes du Nord. Les Kings of Leon sont de retour en ville. Planquez les bouteilles et les Bibles.

Kings of Leon – Mechanical Bull
7/10
Pouet? Tsoin. Évidemment.

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