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Karen Dalton par Pierre Lemarchand

Karen Dalton

La France a toujours aimé et aimera toujours Karen Dalton.

En effet, le catalogue de la muse de Greenwich est détenu en grande partie par le label français Megaphone (qui possède également The Magical World Of The Strands de Michael Head and The Strands). Défendue par Stéphane Deschamps des Inrocks pendant des années, Dalton fait aujourd’hui l’objet d’un livre écrit par Pierre Lemarchand. Membre du comité de rédaction du très chic Équilibre Fragile et producteur de l’émission Eldorado, ce Normand a publié il y a quelques mois Le souvenir Des Montagnes, un ouvrage qui retrace le parcours atypique de cette chanteuse folk à qui Cat Power doit tout.

Comment as-tu eu l’idée d’écrire un livre sur Karen Dalton ?

Pierre Lemarchand : Il m’arrive encore aujourd’hui de me poser la question… Quand j’ai découvert la musique de Karen Dalton, qu’elle m’a bouleversé, su toucher quelque chose en moi dont j’ignorais l’existence, j’ai assez vite souhaité avoir tous ses enregistrements. Puis j’ai voulu en savoir plus sur elle : sa personnalité, son parcours… sa vie. Et là, je me suis rendu compte que non seulement peu de choses étaient disponibles sur elle, mais que ces rares informations étaient de surcroît souvent erronées. Karen, finalement, s’avère en même temps inconnue et mythique.
Alors j’ai commencé d’assembler de la documentation, de croiser les informations, de chercher partout des traces de Karen, pour en savoir plus et traquer un peu de vérité. J’ai compris, alors, que j’étais en train de constituer la matière d’un livre. J’écrivais déjà sur la musique, pour des sites internet, parfois des magazines, je fais de la radio depuis une dizaine d’années, j’étais donc un peu familier, déjà, d’une certaine approche journalistique. Mais c’est véritablement Karen qui m’a emmené vers une écriture au plus long cours, c’est elle qui m’a pris par la main et m’a donné l’envie de me lancer dans l’écriture d’un livre. Oui, les choses se sont faites ainsi, sans que j’en prenne réellement conscience, guidé par le désir d’en savoir plus et de de rétablir une certaine vérité. Et, bien sûr, de rendre hommage à une immense artiste.

Écrire sur Karen, c’est renoncer à tout savoir, c’est accepter d’évoluer dans la pénombre.

Pierre Lemarchand - Au Coeur des Montagnes

Karen Dalton a enregistré uniquement deux albums. Les articles de presse ne sont pas légion. Quelles méthodes as-tu utilisées pour écrire ce livre ? Quelles sources as-tu utilisées ?

Pierre Lemarchand : J’ai tout d’abord collecté tout ce qui existait et internet est pour cela un outil fantastique, qui m’a beaucoup aidé. Les disques de Karen ont été réédités, des enregistrements inédits ont été publiés, et à chaque fois les labels ont veillé à joindre à ces disques des livrets très documentés, grâce au témoignage de musiciens contemporains de Karen, qui l’avaient bien connue. Il faut saluer ce travail amoureux des labels Megaphone et Delmore ! Ils ont préparé le terrain.
J’ai aussi ensuite pris contact avec des musiciens qui avaient côtoyé Karen, l’avaient bien connue, et les ai interrogés, ai sollicité leur témoignage. Peter Stampfel des Holy Modal Rounders, Dan Hankin (le guitariste de Karen mais aussi de Tim Hardin), ainsi que de nombreux autres témoins ont été d’une disponibilité, d’une gentillesse remarquables.
Et puis il y a eu la rencontre avec Peter Walker, un grand ami de Karen, mais aussi son légataire. Peter m’a confié de nombreuses pages des carnets de Karen, avec ses poèmes et dessins ; je l’ai rencontré à Paris à l’occasion d’un concert qu’il a donné au Centre Pompidou, et que j’avais introduit. Je l’ai interviewé et là encore, j’ai pu recueillir des infos « de première main ». C’est grâce à ces témoignages que j’ai pu éclaircir les zones d’ombre, contredire quelques vieilles légendes et, surtout, donner chair à Karen. Mais celle-ci est demeurée évanescente, insaisissable. Elle l’était pour ses amis de son vivant, elle l’est donc naturellement demeurée pour moi, plus de 20 ans après sa mort… Écrire sur Karen, c’est renoncer à tout savoir, c’est accepter d’évoluer dans la pénombre.

Il y a eu des routes barrées, des impasses dans ton travail ?

Pierre Lemarchand : Avec le recul, je trouve qu’il y en a eu assez peu. Les difficultés étaient liées à la confidentialité dans laquelle évolue Karen, sur le fait qu’il y a très peu de choses disponibles sur elle… Si j’avais pu aller aux Etats Unis, cela aurait je pense beaucoup facilité les choses, mais je n’en avais pas les moyens. J’ai écrit ce livre absolument seul, sans aide, sur mon temps libre. Je ne m’en plains pas, j’ai aimé ce chemin solitaire qui m’a mené à Karen, j’ai aimé sentir le livre naître en moi de cette impérieuse nécessité d’avancer à ses côtés. J’étais seul, aussi n’avais-je le soutien d’aucune maison d’édition, ce qui a pu parfois rendre ardues les démarches. J’aurais peut être accédé à plus de gens, plus d’infos, si j’avais été accompagné, si tout ceci avait été plus structuré, mais l’écriture du livre me semble, au final, coïncider avec ce qui a guidé Karen Dalton toute sa vie: l’indépendance, la passion, la sincérité comme seules boussoles.

Quelle relation as-tu avec Karen Dalton ? Cette relation a évolué avec le temps et la sortie du livre ?

Pierre Lemarchand : Une relation avant tout musicale. Sa musique me bouleverse toujours autant, cette magie-là est intacte. Aujourd’hui encore, comme lorsque j’ai découvert sa musique il y a plus de dix ans, les chansons de Karen m’accompagnent dans les moments importants de ma vie. Si je suis très triste, ou très heureux, si je veux souligner un événement de ma vie que je sais compter, je mets un disque de Karen. Sa voix est le plus grand des réconforts et sa musique, comme d’autres œuvres d’art, augmente ma vie. Avec l’écriture du livre, Karen Dalton a pris un place très importante dans ma vie, forcément. Je lui suis reconnaissant de m’avoir conduit sur le chemin de l’écriture… C’est troublant de se dire que quelqu’un que vous n’avez pas connu, qui est mort depuis longtemps, qui a vécu à des milliers de kilomètres, puisse avoir un impact si fort dans votre vie. Mais c’est la force des grands artistes : en puisant dans l’intime, dans ce qu’il y a de plus secret et enfoui en eux, ils parviennent à faire vibrer une corde universelle, à vous relier à eux, et à enrichir votre existence.

Elle a donné qu’une seul interview… Quelles questions aurais-tu aimé lui poser ?

Pierre Lemarchand : Des tonnes de questions, tu imagines bien ! Mais si devais en garder une, ce serait celle-ci : « Karen, as-tu eu des regrets ? ». Karen Dalton n’a jamais souhaité faire de compromis, elle a tenu bon le cap d’une musique qui se jouait dans l’instant, ne pouvait s’accommoder des formats de l’industrie musicale, des artifices de la scène. Elle est restée fidèle à une certaine authenticité et du coup est passée à côté du succès. Son caractère un peu sauvage, ajouté à ce souci d’une musique qui doit être au plus près de la vie même, ont fait qu’elle n’a enregistré que très tardivement, et seulement deux disques. Ces deux albums ne rencontrèrent aucun succès (la mode folk – folk rock était passée), et je sais que ces échecs publics brisèrent le cœur de Karen. Elle était comme tout le monde sur ce point : elle avait besoin de reconnaissance, elle souhaitait que son art touche les gens, et un maximum de gens. Alors oui, je lui demanderais ceci : aurait-elle fait avec le recul les choses différemment, se serait-elle un peu plus pliée aux us de l’industrie du spectacle, afin de permettre à sa musique de se frayer plus facilement un chemin dans la vie des gens ?

Comment trouve t-on un éditeur en 2016 avec un livre dont l’objet est Karen Dalton ?

Pierre Lemarchand : Il existe en France de nombreux éditeurs spécialisés dans la musique. Aussi, cela n’a pas été un si grand problème de trouver un éditeur qui souhaite faire paraître ce livre, « Karen Dalton, le souvenir des montagnes ». Il y en avait même deux voire trois qui me répondirent positivement quand j’envoyai mon manuscrit, une fois l’écriture achevée. Mais forcément, un tel livre ne concerne pas un grand nombre de lecteurs, il est – il faut bien se l’avouer ! – destiné à demeurer confidentiel. Aussi, ce ne peut pas être un tirage onéreux et ce que j’imaginais initialement, des photos de belle qualité, des visuels des pages de carnets de Karen en couleurs, etc. – ceci ne fut pas possible. Mais j’ai ressenti que ce livre que je proposais, sur une musicienne méconnue, par un auteur inconnu, avait cependant toute sa place, toute légitimité à paraître.

Quel est ton morceau préféré de Karen Dalton ? Pourquoi ?

Pierre Lemarchand : Je peux te parler de deux morceaux…
Peut être Ribbon Bow, sur son premier album It’s so hard to tell who’s going to love you the best, paru en 1969 sur le label Capitol. Sa voix y est plus belle, plus vibrante, plus intime que jamais. Absolument bouleversante. Karen ne semble chanter que pour celui qui écoute… Cet album est pour moi la meilleure incarnation de son art : plus abouti que les enregistrements privés, artisanaux, qui ont paru posthume, et qui n’étaient pas destinés à l’être. Et plus proche du « rythme intérieur » de Karen, de la musique qu’elle jouait tant en privé qu’en public, que son second album.

Karen Dalton – Ribbon Bow

Cet album fut enregistré dans des conditions « idéales » pour Karen : sans pression, dans l’intimité d’un petit studio, en toute petite formation (en trio), et le répertoire en est celui joué par Karen depuis de longues années alors. La musique coule, détendue, et balance entre douceur et tristesse, espoir et résignation. J’ai choisi Ribbon Bow, j’aurais pu en choisir deux ou trois autres de ce disque fantastique.
Et puis il y a, à coup sûr, Blues Jumped The Rabbit. Cette chanson ne figure sur aucun disque, mais se trouve dans un reportage que la télévision française avait réalisé en 1970 sur la contre culture américaine. Karen y est filmée chez elle dans le Colorado, au cœur des montagnes, et elle chante ce vieux blues qui a été mon premier contact avec la voix de Karen. C’est, assurément pour moi, le choc premier, le bouleversement, le début du chemin qui m’a ensuite conduit à l’écriture de ce livre. Il y a la musique (le jeu de guitare 12 cordes et la voix chaude et rauque de Karen) mais il y a aussi les images, et celles-ci sont magnifiques. En couleurs, sur pellicule 16mm, elles ont contribué à ma fascination pour Karen, que l’on découvre en harmonie avec la nature, en symbiose avec sa musique …
Ces deux chansons proposent, je trouve, un bel aperçu du génie de Karen : cette capacité à puiser dans le répertoire traditionnel des chansons qu’elle façonne ensuite, modèle, transfigure totalement. Elle s’inscrit dans la grande tradition folk du musicien qui est un passeur, l’humble maillon d’une chaîne, mais avec cette idiosyncrasie qui la rend unique, incomparable, hors normes.

Ce livre semble aussi être une histoire de rencontres. Comment Dominique A a-t-il été amené à faire la préface de ton livre ?

Pierre Lemarchand : C’est tout à fait ça, une histoire de rencontres ! Il y en a eu tant, grâce à l’écriture de ce livre…
Je suis fan de Dominique A depuis 1992, depuis son premier album, La Fossette. Il est de ces artistes dont j’achète les disques les yeux fermés. Et les livres donc, car Dominique écrit. Pendant l’écriture du Souvenir des montagnes, paraît aux éditions le Mot et le reste l’ouvrage Tombé sous le charme, qui recueille de nombreux articles et chroniques écrits par Dominique A pour différents magazines, tels les Inrocks, Libération, Epok ou TGV Magazine. J’achète donc le livre et je découvre un texte sur Karen Dalton ! Un texte maginifique, où figurent je pense les lignes les plus belles écrites en français sur Karen. C’est un signe, me suis-je dit. Alors je me débrouille pour trouver son contact (là aussi, c’est une histoire de rencontres, mais une autre histoire…), je lui écris, et lui demande s’il serait d’accord pour offrir une préface au livre que je suis en train d’écrire. Il me répond vite, avec gentillesse et élégance, et me dit que oui, si le livre lui plaît, il en écrira la préface. Ca s’est passé comme ça, très simplement. Et Dominique a tenu parole ! Il a écrit cette préface, courte et belle, que j’aime immensément. Et c’était pour moi, aussi, très important que la préface soit signée par quelqu’un qui ne soit pas étiqueté « folk », car la musique de Karen peut toucher, je pense, tout le monde.

Comment as-tu rencontré Pauline Drand ? Grâce à toi, elle a découvert Karen Dalton et a mis en musique 4 de ses poèmes ?

Pierre Lemarchand : Encore une rencontre, une autre belle rencontre !
Quand le livre paraît, en mars 2016, le 106 (la Scène de Musiques Actuelles sise à Rouen, où j’habite) me propose de faire une conférence sur Karen Dalton. J’accepte, car cela prolonge ce travail de mémoire autour de Karen que je mène, à mon humble niveau. J’invite pour cette conférence Mélanie Leblanc à venir dire quelques poèmes de Karen, dans leur version française, qu’elle a écrite pour Le souvenir des montagnes. C’est une autre rencontre suscitée par le livre, celle avec Mélanie ! Si nous habitons à quelques kilomètres l’un de l’autre, c’est Karen qui nous a fait nous renconrter, par delà l’espace et le temps.
J’invite donc Mélanie, car c’est important pour moi d’évoquer la poésie de Karen Dalton, ces poèmes retrouvés après sa mort et que Peter Walker a eu la gentillesse de me confier. Dire les poèmes de Karen, comme les publier, c’est donner à entendre sa voix, lui donner la parole, m’effacer derrière elle…
Pour cette conférence, j’ai eu cette idée : réaliser un petit disque, fait artisanalement, que j’offrirais à toutes les personnes présentes, et qui renfermerait les poèmes de Karen (en version originale ou dans leur traduction) lus par des voix que j’admire, et que j’imagine proches de Karen. Ainsi, je prends contact avec Eloïse Decazes (Stranded Horse, Arlt), Lisa Li-Lund (Herman Düne), Natasha Penot (The Apartments, Grisbi), Rebecca Manzoni (France Inter), Marianne Dissard (Calexico), Alma Forrer et Pauline Drand. Je leur demande si elles seraient d’accord pour m’offrir une lecture enregistrée, je leur explique le projet : celui d’un disque tiré à 150 exemplaires, fait à la main et en sérigraphie, et destiné à être offert. Là encore, les choses se passent simplement et rapidement. Toutes m’envoient leur lecture d’un poème qu’elles ont choisi, et je fabrique ce petit disque. Pauline, quand elle découvre les poèmes, est tout de suite touchée. Les mots de Karen résonnent en elle très particulièrement, et fortement. C’est ce qu’elle m’a confié : elle prend sa guitare, et quatre chansons naissent en deux heures, quatre poèmes mis en musique. Après avoir obtenu l’aval de Peter Walker avec qui je l’ai mise en contact, Pauline fait paraître ces quatre superbes chansons dans un EP, I see beauty. Voici l’histoire… Depuis nous nous sommes rencontrés, et avons un projet de « concert – lecture » à deux voix, autour de Karen…

Pauline Drand – I See Beauty EP

Où as-tu trouvé la photographie de la couverture ? Pourquoi l’as-tu choisie ?

Pierre Lemarchand : Cette photo est signée Elliott Landy. Elliott est le photographe qui a réalisé les photos de promotion du deuxième album de Karen, In my own time, qui a été publié sur le label Just Sunshine records, dirigé par Michael Lang, l’initiateur du festival de Woodstock. Landy avait été le photographe officiel du festival, en même temps que de Bob Dylan & the Band à cette époque. Les pochettes de Nashville Skyline de Dylan, mais aussi de Moondance de Van Morrison et du premier album de The Band, c’est lui. Ainsi que de nombreux clichés de Janis Joplin, Jimi Hendrix ou Jim Morrison… Bref, Landy à ce moment là, c’est un des plus grands photographes de la scène musicale. Et c’est lui qui, un jour d’hiver 71, photographie Karen. De cette session, dont Elliott Landy n’a malheureusement plus les planches contacts, ont survécus quatre clichés. Karen au bord de l’eau ; Karen pointant du doigt ; Karen baignée par le vent et enfin Karen posant au bord d’une route, une vieille maison au loin… La dernière photo est celle qui orne la pochette de In my own time. La première est celle que j’ai choisie pour orner la couverture de mon livre. Elliott Landy a donné son aval pour que ces photos soient utilisées gracieusement pour le livre, il a été charmant. Il m’a décrit cette journée avec Karen, une journée paisible et joyeuse : Karen était heureuse de cet enregistrement, et se sentait bien à Woodstock. C’est d’ailleurs là qu’elle finira, une quinzaine d’année plus tard, ses jours.
J’ai choisi cette photo car je la trouve superbe. J’ai collecté de nombreuses photographies, et ai obtenu toutes les autorisations pour les publier. Mais c’est cette photo que je souhaitais, une photo professionnelle, dans un noir et blanc parfait…
Lumineuse (le soleil se reflète sur l’eau) et mélancolique (Karen est songeuse, une cigarette à la main…), elle incarne bien sa musique et sa personnalité.

Pierre Lemarchand donne des conférences sur Karen Dalton.
Sa conférence donnée au 106 (Rouen) est disponible sur la chaîne Youtube du 106.

Pierre Lemarchand – Karen Dalton

Karen Dalton - In My Own Time

Le souvenir des montagnes de Pierre Lemarchand est disponible via les éditions du Camion Blanc.
La plupart des disques de Karen Dalton sont disponibles via le label Megaphone.
I See Beauty de Pauline Drand est disponible via le label Folo.
La photographie de Karen Dalton est de Carl Baron.

Pouet? Tsoin. Évidemment.
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