Local Natives @ La Boule Noire, quand L.A déboule à Paname

Local Natives @ la Boule Noire, Paris, 24/08/2016
Hier soir j'ai pris une claque. Je les savais bons, les Local Natives, mais à vrai dire je m'attendais à ce que ce soit un peu mou sur scène, le genre de show planant où tu agites tranquillement la tête, et à la limite ton briquet, dans une jolie vague d'émotion.


Que nenni ! De l’émotion il y en a eu, certes, car ils nous ont fait passer par tous les états, mais ce qu’il y a eu surtout, c’était du talent à l’état brut. Et du rock, du vrai, en ce 24 août à la Boule Noire. C’était incroyable.

Les choses n’avaient pas forcément bien commencé puisqu’il faisait 35° dehors, et même encore plus que ça dans la Boule Noire, cette antre très intimiste de Pigalle, qui ce soir affichait complet pour le concert des Local Natives. L’attente se faisait donc plutôt suffocante, si bien qu’un spectateur a fait un malaise, heureusement, le concert n’avait pas démarré et il a pu être pris en charge rapidement.
Nous nous sommes cependant demandés, avec Wallendorff comment nous allions tenir dans cette chaleur pendant tout le concert. C’était sans compter sur Taylor et ses potes, car lorsqu’ils ont mis le feu en arrivant sur scène, ça a finalement eu sur nous l’effet d’une brise rafraîchissante, à en oublier le trop-plein de degrés Celsius et de transpiration environnants.

2016_08_24_local_natives
2016_08_24_local_natives
2016_08_24_local_natives
2016_08_24_local_natives
2016_08_24_local_natives
2016_08_24_local_natives
2016_08_24_local_natives
2016_08_24_local_natives
2016_08_24_local_natives
2016_08_24_local_natives
2016_08_24_local_natives
2016_08_24_local_natives
2016_08_24_local_natives

« Nice and Hot » voilà comment ils décrivaient l’espace, en entamant Villainy, leur nouveau titre, à grands cris du public.

Discographie

« It’s nice and hot in here, so we can feel that we are together, we really are together in Paris »

Ça, tu peux le dire Kelcey, on est plus qu’avec vous, on est pendus à vos lèvres. Pendus à vos cordes, vos claviers, vos baguettes, au moindre rythm and shot, au moindre chœur que vous nous envoyez.

Franchement, je le répète, ces mecs sont bons en studio, mais en live, j’ai trouvé cela indescriptible. Ils transmettent une énergie telle que l’on se sent transpercé par le contraste permanent entre leurs voix de tête toutes en harmonie et leurs riffs garage grinçants, et par les changements continuels de rythmes et d’intensité. Ils nous emmènent où ils veulent, et on les suit les yeux fermés.

Je vivais pleinement le concert, lorsque les dernières notes de You & I s’affaissent, et que les deux chanteurs principaux échangent leurs places, Kelcey prenant alors le lead vocal. Ils entament une nouvelle chanson, une chanson que je ne connaissais pas. Coup de cœur instantané, j’en avais presque les larmes aux yeux, ils ont fini quasiment a capella, entremêlant leur voix en un accord parfait, qui a foutu des frissons au public jusqu’au fond de la salle. À couper le souffle. Après avoir réussi tant bien que mal à regarder la setlist trônant aux pieds du bassiste, je me rends compte qu’il s’agit en fait de Dark Days, extrait de leur nouvel album, Sunlit Youth, qui sort le 9 septembre prochain. Au moment même où j’écris ces lignes, je l’écoute en boucle dans mon casque, enfin seulement en version live pour l’instant, et j’ai bien hâte d’avoir la version studio dans les oreilles !

Ils ont d’ailleurs réalisé celle-ci, qui est vraiment incroyable, en acoustique hier pour une session Facebook en direct du Bassin de la Villette (où SK* a d’ailleurs eu la chance de s’entretenir avec eux, article à venir !). Regardez, ça vaut le coup d’œil.

Ils ont terminé en rappel sur Sun Hands crescendo, dans un tourbillon de folie musicale, toute la salle ne faisait plus qu’un. Magnifique.
Après un tel concert, je n’ai qu’un conseil à donner : il ne refont qu’une seule et unique date en France, au Trianon le 10 novembre et il faut y être, ça vaut le détour.

Ah oui, et les gars, si vous me lisez (sait-on jamais hein !), faites-moi une faveur au Trianon, jouez-nous celle-ci :

Local Natives – Camera Talk

Photographe
J'aime le noir et blanc qui bave et le rock garage bien gras.
Date : 24 août 2016

Batteuse et passionnée de musique depuis toujours, constamment à la recherche de nouvelles pépites. Un penchant particulier pour les sonorités rocks /indies /psychés et autre dreampop électronique et bizarroïde.

Cela pourrait vous intéresser

Locale Native

Local Natives à Paris

Les Local Natives prolongent l’été avec leur pop californienne ensoleillée, fontaine de jouvence.
Local Natives – Sunlit Youth

Local Natives – Sunlit Youth

Ils le décrivent eux-mêmes comme un aboutissement, et en même temps comme un profond retour à leur contrée natale californienne, Sunlit Youth des Local Natives est sorti le 9 septembre dernier, après plus d’un an et demi de travail pour le groupe.

Les Local Natives ensoleillent le canal

C’est dans cet endroit féerique qu’est le Pavillon des Canaux, dans le bassin de La Villette à Paris que SK* retrouve Taylor Rice, le chanteur principal des Local Natives, encore mouillé après un plongeon mémorable guitare à la main quelques heures auparavant dans le canal, qu’il a fait pour un live sur les réseaux sociaux.

Plus dans Photos de concert

Louise Combier @ Bourse du Travail | 24.11.2022 © Fabrice Buffart

Photos : Louise Combier @ Bourse du Travail | 24.11.2022

Louise Combier fêtait son anniversaire ce soir là à la Bourse du Travail à Lyon en ouverture de Marc Lavoine mais pour le public, c’était elle le cadeau, une fleur en hiver dont les pétales ont été saisis par Fabrice Buffart.
Black Lilys @ Club Transbo, Lyon | 24.11.2022 © Stéphane THABOURET

Photos : Black Lilys @ Club Transbo, Lyon | 24.11.2022

Les Black Lilys ont rugi de plaisir de retour sur leurs terres lyonnaises après des concerts à Londres ou à Budapest. Ils viennent de sortir leur deuxième album, New Era sur le label La Ruche et Stéphane Thabouret était présent pour saisir les soubresauts de Störm ou la caresse de Gymnopédie.