Dernier jour des Primeurs de Massy

ZiKomAgnes - 01/11/2009

Les Primeurs de Massy c’est le festival des premiers albums. Pour le dernier soir, les Primeurs nous ont offert du lourd : ils ont réuni les révélations du moment en un seul endroit. Au programme : les trois beaux gosses de Revolver, l’australien-d’origine-grecque-auvergnat-d’adoption Jim Yamouridis, les plus-que-décalés Naïve New Beaters, les borderline The Craftmen Club et les énergiques lillois de Skip the Use.

Revolver

Ils sont jeunes, ils sont beaux, ils ont du talent : c’est Ambroise, Christophe et Jérémie de Revolver. Deux guitares, un violoncelle, des rythmes pop, des harmonies vocales ; le tout formant le parfait cocktail pour nous mettre dans l’ambiance. La grande salle est encore un peu vide, mais le public se laisse porter par les mélodies et tape rapidement la mesure du pied ou de la tête. Malgré un état grippal, Revolver a tenu son pari : faire danser les gens si tôt dans la soirée ; leur single “Get Around Town” y est pour beaucoup.

Loin de se contenter d’une version album, ils ont brodé des solos et il est clair qu’ils aiment ce qu’il font : Ambroise part dans un solo très rockabilly sur sa guitare vert d’eau, Christophe ferme les yeux pendant les chœurs, et Jérémie laisse courir ses doigts sur le manche de son violoncelle, porté par la musique. Ils finissent sur “Balulalow”, avec des chœurs très sacristains – révélateur de leur passé – et font participer le public sur les « papadum » du refrain. Un concert qui met de bonne humeur et vous laisse une chanson trottant dans la tête.

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Jim Yamouridis

Nous voilà dans la salle « Club » du centre culturel Paul Baillart pour un concert plus intimiste. Sur scène entrent un homme d’un certain âge et une jeune femme avec sa contrebasse, Jim s’assied et commence des arpèges à la guitare acoustique. Une voix grave et pénétrante monte. Est-ce son accent qui me fait penser à Emir Kusturica ? Après une chanson intitulée “Lamentations”, certains dans la fosse se mettent à l’aise pour écouter et commencent à s’assoir par terre. Jim nous annonce une chanson « qui brûle », sans autre explication.
Même quand il promet que la prochaine sera joyeuse et optimiste, ses thèmes sont clairement liés aux regrets ; ce concert offre comme un temps d’introspection, bienvenu ou pas. Cette parenthèse m’a fait l’effet d’un dimanche pluvieux : déprimant pour certains, il peut être l’occasion d’une bonne tasse de thé pour d’autres. Un vrai calme avant la tempête que sont les Naive New Beaters.

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Naive New Beaters

Bribes de conversations attrapées au vol : « les Naive ? c’est du 4e degré, attention ! ». Je les avais déjà vus au Showcase, je savais à quoi m’attendre. Effectivement, les Naive New Beaters ont été fidèles à eux-mêmes : de la pyrotechnique et des effets spéciaux de haut niveau (de bricolage), des chorés dignes d’une vidéo de gym-fitness et de la good vibe dispensée sans modération. Pour un effet plus bucolique, la prod est allée jusqu’à décorer les machines d’Eurobélix de plantes cueillies dans le jardin. Il est clair que les premiers rangs sont venus pour se lâcher : une fille monte même sur les épaules de son copain. Malgré tout, David Boring traîne le public, obligé de les motiver plus que de raison. Le frein vient sûrement de la mezzanine composée de places assises.
Les Naive New Beaters en font abstraction et enchaînent leurs titres rebondissants comme des balles de ping-pong : “Wow Now”, suivi de “Boring David”, puis “Just Another Day” ; le single “Live Good” explose et met en train pour la danse des doigts… Le bad beat et les solos du sexy guitariste Martin Luther BB King gagnent la foule : la fosse saute en rythme, les bras sont levés, certains en profite pour atterrir sur la scène pour une petite danse avant un slam ! “Bang Bang” achève la foule qui pourtant en redemande.

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The Craftmen Club

Dès le début du concert, Steeve le chanteur donne le la : « vous êtes bourrés ? non ? vous allez être chiants alors ». Le style : du bon vieux rock, tellement vieux qu’on n’est pas entièrement certain de l’originalité des morceaux. Certains qui sont restés perchés des NNBS en profitent pour ne pas redescendre et se mettent à danser. Malheureusement tout le show repose sur le chanteur qui harangue hargneusement la horde de spectateurs.
Il bouffe son micro, grogne, fait des doigts d’honneurs, lance des motherfucker à tout bout de champ… une rock’n’roll attitude certes, mais tant de haine ne peut être imposée à un public, les psys sont payés pour ça après tout. Steeve descend dans la fosse, monte au balcon pour réveiller le public, puis grimpe sur le bar pour boire une bière directement à la pression ; mais cette mise en scène prête plutôt à sourire, des regards amusés s’échangent dans la fosse…
La salle s’est vidée, il cherche quelqu’un qui sache jouer du rock’n’roll pour le faire jouer sur scène ! Il semblerait qu’ils en auraient bien besoin compte tenu du fait que le rôle du bassiste est de changer les plages de la sono pour des sons pré-enregistrés. J’en veux pour preuve la partie de banjo venue de nulle part et les intros à la guitare alors que les musiciens sur scène ont les bras en l’air pour taper dans leurs mains…

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Skip The Use

La navette pour le dernier RER est partie, nous revoilà dans la grande salle, les confettis balancés par NNBS parsèment le sol et le public n’est clairement pas prêt pour la claque qu’ils sont sur le point de se prendre. Skip The Use entre en scène et part en live dès l’intro : Matt se désarticule sous nos yeux, Yann se lance dans un solo, Jay fait des figures de skate à la basse, Manamax break sa batterie, même Lio headbang derrière ses claviers. Depuis leur concert au Nouveau Casino, il y a 3 semaines à peine, ils semblent plus à l’aise. “Bullet” annonce le début des agitations dans la foule, bientôt une jeune groupie monte sur scène (la même que pour les NNBS) et entre dans une danse avec Matt, puis ondule devant Yann et Jay avant de quitter en slam.
Après le single “Give me your life”, Matt est déjà torse nu et nous lance « est-ce que vous sentez que ça monte ? » Il discute plus avec le public, fait un peu d’humour, ça rend leur show moins extrême, mais n’enlève rien à l’intensité. Les 3 minutes 30 de n’importe quoi sur “Don’t want to be a star” sont toujours aussi efficaces et Matt est passé maître dans l’art des roulades. Après “Song 2”, la reprise de Blur, Skip the Use met le feu avec “Breed” – ce soir leur reprise de Nirvana est criante de justesse. Ils accorderont, contrairement aux autres groupes, un rappel à la seule condition que ces dernières minutes soient intenses. La chaleur de la fosse atteint enfin la mezzanine avec la très attendue “Bastard Song”. Un magnifique final pour ce festival de révélations.

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Réponses
  1. Heu, on a pas vu les meme concerts????
    The Craftmen Club était le meilleur concert de la soirée, du vieux??? justement ils réinventent le rock…..
    Et les samples dans le rock ça dérange et pas dans Naive New beaters qui n’utilise presque que ça ( a part certaines parties de guitare)????
    franchement, si faire de la musique c’est tourner des boutons, bein les boules….
    Dans l’électro on peut passer un cd et dans le rock des samples ( qu’ils font eux meme je crois) ne sont pas autorisés???? ….
    bref pour moi la soirée, il y avait THE CRAFTMEN CLUB, JIM YAMOURIDIS et REVOLVER, Naive new beaters (meme s’ils n’utilisent que des samples et machines….) c’était sympa, et SKIP THE USE, bof…… ( au fait ils ont des machines aussi, le batteur a un ordinateur a coté de lui….., les boules…..)

  2. Effectivement on n’a pas du voir le même concert… Les Craftmen ont livré un show ridicule et pitoyable qui a vidé la salle alors the Skip the Use a tout retourné jsuqu’au balcon…

  3. Début de Soirée ont tout retourné aussi a une époque, ça veux pas dire que d’était bien……

  4. Que répondre à ça Fab? Tu ouvres pas vraiment le débat…
    Pour les Naïve, chacun son truc. Moi j’aime leur univers délirant.
    Et Skip, c’est ma came, tout à fait mon style. Le truc que j’aurai payé pour voir!
    Pour The Craftmen Club, je reste sur mes positions. Je suis restée uniquement parce que j’avais un papier à écrire mais j’ai trouvé son concert ni fait ni à faire. Il réinvente quoi en matière de musique?!! il pompe à droite à gauche surtout
    Sincèrement tu dis que Skip a des machines, mais sur The Craftmen Club, les gars jouaient en Playback! La honte!

  5. c’est pas du play back, c’est des samples….. rien a voir, sauf que c’est pas des samples electros… c’est quoi la différence entre un sample de clavier et un sample de banjo????
    Alors moi j’aime bien Naive new beaters, mais la batterie, la basse et certaines guitares sont des samples, il reste juste la voix de joué en live, la honte…….

    Skip the use, la batteur joue sur des boucles, il est relié a un ordi (un mac) par des oreillettes…la honte…

    Tu as vu des oreillettes dans les oreilles du batteur des Craftmen pour la meme chose????

    si tu naime pas le style, ça peut arriver, chacun ses gouts, mais l’utilisation d’un sample se fait dans les trois quart des groupes maintenant….. donc je vois pas ou est la HONTE……

    et puis si skip invente quelque chose, j’comprends rien……ou alors c’est toi qui ne t’y connais pas trop en zik (j’dis pas ça pour le la peter…..), pourtant t’as l’air de faire quelques concerts quand meme, mais dommage tu te perds dans des trucs que tu ne connais pas (des trucs technique) au lieu de dire juste que tu n’aimes pas….

  6. Si il y a un groupe moi qui m’a vraiment déplu c bien the craftmen club, avec une entrée sur scène avec  » est-ce que vous êtes bourré ce soir! non ba vous allez être chiant alors ». Si ils apprécient un public complètement out pour écouter leur musique et si on a besoin d’être défoncé pour apprécié la musique, sa me désole, au delà de tous les trucs techniques qu’effectivement moi je ne connais pas, je viens voir un concert aussi pour une ambiance et pour moi the craftmen on décidément un beau zéro pour l’ambiance et le lien ac le public.

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