Albin de la Simone est l’un des notres

Albin de la Simone © Frank Loriou© Frank Loriou
Louis - 19/03/2017

Je vais changer nous disait Albin de la Simone en 2005. On ne peut pas dire que nous n’étions pas prévenus. Effectivement, depuis l’album Un Homme, Albin de la Simone s’est peu à peu métamorphosé. Retirant le masque de son premier album, il écrit des chansons toujours plus belles et assume de se mettre en lumière. SK* filait le parfait amour avec ce chanteur. Après cet entretien, nous lui déclarons de nouveau notre flamme. Le grand amour n’est pas si impossible.

Ma première question concerne la pochette de L’un d’entre nous. C’est la première fois qu’on ne te voit pas sur la pochette d’un de tes albums. Pourquoi ?

Albin de la Simone : Tout d’abord c’est une photographie de Sophie Calle. C’est une photographie assez grande qu’elle a affiché sur un de ses murs. Chaque animal est baptisé avec un des prénoms de ses amis. Il se trouve que je suis le petit ours. Cette photo m’a toujours touché. C’est le contexte… Cela n’explique pas le pourquoi. Quand j’ai décidé d’appeler le disque L’un de nous, je me suis dit qu’elle racontait bien cela. Chaque personnage a une manière de se singulariser. Ils sont tous beaux, ils s’assemblent mais sont très différents en même temps. C’était une belle manière de dire l’un de nous de façon non figurative. Sinon nous tombions dans un piège. On pensait faire une photo de moi pris au piège dans une foule.

Tu voulais casser un cycle ?

Albin de la Simone : L’idée me plaît car je peux avoir la pochette dans mon salon sans être trop… Bon. Je trouve que cette photo et l’acte de l’avoir choisie en dit plus long sur moi que si j’avais choisi un portrait. Tu veux voir ma tête, tu me trouves facilement… Ce choix oblige une autre réflexion. C’est une vraie plus-value pour le disque au delà du fait que j’adore cette photographie.

Albin de la Simone

Il n’y avait donc pas la volonté de casser un cycle ?

Albin de la Simone : Non mais c’était possible. C’est la première fois que ma maison de disques me fait part du fait que nous ne sommes pas obligés de mettre un de mes portraits sur la pochette. Tout concordait.

Tu vas bientôt jouer à La Lune des Pirates, la salle des musiques actuelles d’Amiens. Tu es originaire de la ville. Quelles sont tes relations avec cette salle ? Tu y as déjà joué ?

Albin de la Simone : Oui. Ce n’est pas pour rien que je viens jouer à La Lune. Nous allons fêter les 30 ans de cette salle. J’ai dû assister au premier concert de cette salle. Elle a ouvert en 1987 et j’étais lycéen. La Lune, c’est l’endroit où j’ai vraiment commencé. Je jouais dans des bars, des restaurants mais mes premiers « vrais » concerts ont eu lieu dans cette salle avec mes groupes.

De quels groupes s’agit-il ?

Albin de la Simone : A l’époque, c’était un trio de jazz. Je jouais avec Divine Orchestra, un groupe de rythm’n’blues. Ceux sont des choses qui ont disparu. La Lune a toujours été un projet de la mairie confié à une association si je me rappelle bien. La premières association s’appelait Les Indiens Picards. Ils ont fait des milliards de choses et ils sont liés à Zic Zazou. Pour les 30 ans, la salle m’a donné une carte blanche. J’ai donc invité les Zic Zazou en première partie. Ils ne seront pas tous là mais nous allons faire quelque chose. La Lune, c’était un endroit vraiment chouette. Tu t’imagines il y a 30 ans ? Il n’y avait rien si ce n’est La Maison de la Culture mais la programmation y était très institutionnalisée. Après d’autres salles ont ouvert comme Le Safran…

Tu joues à L’Européen, tu prolonges en décembre au Café de la Danse. Tu connais un succès grandissant. Que t’évoque le mot succès ?

Albin de la Simone : C’est mon cinquième album, j’ai 46 ans. Il y a un côté « j’ai passé l’âge de m’exciter pour ce genre de chose ». Après c’est très agréable de voir que tous les faisceaux concordent.

Le bon disque au bon moment…

Albin de la Simone : Oui, je me suis retrouvé chez Ruquier samedi dernier. Si j’y avais été il y a cinq ans, j’aurais tremblé. Là, j’y suis allé l’esprit tranquille. Il y a un cercle vertueux très agréable. Et puis, le succès, c’est très relatif.Je ne connais pas plus que ce que j’ai mais j’ai plein d’amis qui en ont plus que moi. Je sais que cela ne rend pas heureux. Cela ne résout pas les problèmes et cela peut t’en amener. C’est chouette. Je remplis des salles, je gagne un peu plus d’argent… Tout cela est très positif mais cela n’améliorera pas ma vie.

Albin de la Simone – On n’est pas couché 11 mars 2017 #ONPC

Tu as de nouveau enregistré ce disque avec Dominique Ledudal qui avait travaillé avec toi sur ton précédent album. Pourquoi avoir poursuivre cette collaboration ?

Albin de la Simone : C’est un gars qui a fait beaucoup de choses. Il a travaillé notamment avec les Rita Mitsouko. Je le connais depuis de nombreuses années. Il y a quinze ans, nous avons beaucoup travaillé ensemble. Mais ce n’était pas sur mes disques. Il me disait, à cette époque, que je me plantais dans la manière de gérer mon chant. Il était convaincu d’avoir la solution pour moi. Pour le disque précédent, je me suis souvenu qu’un ami me disait depuis dix ans qu’il avait une solution. J’ai donc décidé d’aller le voir J’ai aimé la manière dont nous avons travaillé sur le disque Un homme. Quand j’ai voulu produire mon nouvel album, je suis retourné le voir. Je n’ai même pas réfléchi, c’était pour moi quelque chose de naturel.

Tout a de nouveau bien concordé !

Albin de la Simone : Oui ! Ce fut encore mieux que sur le précédent album. Nous avons trouvé une manière de faire très équilibrée. Il se trouve que je suis un peu geek du son. Je travaille pas mal de mon côté. Cela pourrait être conflictuel avec quelqu’un qui aurait une vision… Disons que j’empiète sur son territoire. Je ne suis pas juste le chanteur. Lui est très souple et il s’est adapté. Je garde toujours un peu la main dans le moteur. Et il respecte ça. Mais à la fin c’est lui le vrai technicien. C’est vraiment bien.

Quel est ton meilleur souvenir lié à l’enregistrement de ce disque ?

Albin de la Simone : Il y a peu de jours d’enregistrement. Il y en a eu sept ce qui est très peu. Par contre il y a eu beaucoup de tri, de montage entre les deux. On a enregistré les voix et le piano en deux jours. Les voix, je ne les ai pas refaites à la fin. Du coup, tu as deux jours un peu dingues. Faire quinze chansons en deux jours, il faut être un peu fou. C’est un super souvenir. Après c’est une semaine de tri où je monte la version finale de chaque chanson qui est un composite de cinq ou six prises. Le souvenir est donc ces deux jours. J’ai eu l’impression de le faire sur ces deux jours. Après, cela n’a été que du plaisir : le chanteur avait fini son travail. J’ai donc pris le rôle de producteur et d’arrangeur ce qui est très agréable.

Sur l’album Un Homme, la première chanson (Mes Épaules) est totalement dingue. On recommence sur L’un de Nous avec Le Grand Amour. Je voudrais savoir quelles sont tes premières chansons favorites ?

Albin de la Simone : Ah oui, plein. C’est important la première chanson. C’est elle qui te fait rentrer dans un disque.

Albin de la Simone – Le grand Amour

Tu fais attention au choix de cette première chanson ?

Albin de la Simone : Oui. C’est la chanson qui est l’appel au plus grand nombre pour rentrer dans mon disque. Ce n’est pas putassier de dire ça. Il faut se demander quelle chanson va réussir à te faire rentrer dans le disque. Le choix, pour cet album fut assez évident. La thématique de ce disque est l’amour et le temps. Cette chanson est la seule à parler de l’amour incandescent qui disparaît très vite. Cette forme d’amour ne dure pas. Ok, ça brule au départ et après on passe à autre chose. C’est l’étincelle qui te fait rentrer le disque.

Et toi ?

Albin de la Simone : Avant, quand il n’y avait que les vinyles, on n’écoutait qu’une face. Une fois la face adorée usée, on changeait de face et on découvrait des choses mystérieuses. Moi le dernier album en date… Il a 10 ans et il s’agit de la chanson Jenny Wren qui se trouve sur Chaos and Creation in the Backyard : la sublime chanson de McCartney. Maintenant j’ai du mal à l’écouter car je l’ai trop écoutée. Mais je découvre les autres chansons. C’est ce que le format album permet. Il permet aux chansons d’infuser, de venir doucement à toi. Les formats single ou Spotify ne le permettent pas et je trouve ça dommage.

Paul McCartney – Jenny Wren

Sébastien Betbeder a réalisé le clip de la chanson Le Grand Amour. Tu lui as laissé carte blanche ?

Albin de la Simone : Je ne suis pas intervenu mais j’aurais pu dire non. Il a eu les chansons très amont et il nous a proposé des scénarios pour les deux singles potentiels. Les deux scénarios nous plaisaient et nous avons tourné les deux clips. Je pouvais juste dire oui ou merde. Et ce fut un grand oui.

Et quel ton premier souvenir au piano ?

Albin de la Simone : Le tout premier… Je ne sais pas. Mon père était clarinettiste. Il m’a appris les accords. Je croyais qu’il voulait juste un accompagnateur gratos alors je ronchonnais. La grande qualité de l’enseignement de mon père fut ce côté de l’apprentissage avec l’oreille. Il faut apprendre par l’oreille. Tu peux faire du classique mais c’est important de jouer ainsi à coté. L’oreille, ce qu’il y a de plus important.

Au niveau de La Grande Dégringolade… Tu es dans ta bulle quand tu composes ou tu as besoin d’un avis extérieur ?

Albin de la Simone : Je suis dans ma bulle mais j’ai besoin, à un moment, d’un retour. Cela ne peut pas venir de n’importe qui. Tout le monde a un avis différent sur les chansons. Il faut donc choisir les personnes et savoir si tu vas les écouter. J’ai des amis très proches à qui je fais écouter mes chansons en amont car ils ont des points de vue et ont des avis qui me font sortir de ma bulle. Chez Tôt ou Tard<, il y a Virginie Aussietre et Vincent Frèrebeau. J'ai un échange permanent avec Virginie. C'est mon directeur artistique de rêve. Cela c'est le retour incarné par quelqu'un. Je joue aussi mes chansons dans les siestes de Bastien Lallemant. Je vais sentir de suite si je suis à l’aise avec la chanson. Je ne dis pas que je ressens le feeling du public mais je ressens mon feeling. Je vais, si j’en ressens le besoin, la modifier. Du coup, quand la chanson arrive en studio, elle a eu déjà quatre ou cinq vies.

Albin de la Simone - L'un de nous

L’un de nous d’Albin de la Simone est disponible via le label Tôt ou tard.
Albin de la Simone est en tournée dans toute la France. Il jouera pour les 30 ans de La Lune des Pirates (Amiens) avec quelques Zic Zazous le 16 mai 2017.

Retrouvez les articles relatifs à Albin de la Simone :

Albin de la Simone – La Fuite
Albin de la Simine – Le Grand Amour

Albin de la Simone - L'un de nous

Tracklist : Albin de la Simone - L'un de nous
  1. Le grand amour
  2. Dans la tête
  3. Les chiens sans langue
  4. Une femme
  5. Embrasse ma femme
  6. A midi on m'a dit
  7. La fleur de l'âge
  8. Ma barbe pousse
  9. L'un de nous
  10. Pourquoi on pleure
  11. A quoi (avec Sabina Sciubba)
  12. Ado

Pouet? Tsoin. Évidemment.

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