Chronique PacoVolume : Manhattan Baby

PacoVolume est de ces artistes qui ne laissent pas indifférents. Ce parisien aux allures de dandy maitrise l’art du bon goût musical comme il maitrisait celui du vin avant de devenir l’homme orchestre nouvelle génération qui fait parler de lui. Car il ne se contente pas de chanter et de composer ses morceaux : c’est aussi lui qui se cache derrière chaque instrument.

PacoVolume

Il y a trois ans déjà, PacoVolume connaissait un franc succès sur Myspace. La première version de CookieMachine, sans arrangements à l’époque, fleurait bon le tube en devenir et les fans de la première heure attendaient avec impatience l’explosion du projet solo. Les Inrocks ne s’y sont d’ailleurs pas trompés en faisant figurer le morceau sur leur compilation CQFD en 2007. Il n’en faudra pas plus pour faire connaître son talent au plus grand nombre.

Fin septembre, PacoVolume a enfin sorti son premier album chez Discograph, Manhattan Baby, enregistré avec l’aide de François Chevallier (Emilie Simon, Arcade Fire, Coldplay) et mixé par Bruce Keen (Air). Au programme, un album tout sauf autobiographique qui évoque entres autres un présentateur TV marié qui tombe amoureux d’une femme qui pourrait être sa fille, l’arrivée de la musique disco à Belfast à la fin des années 70, Donald Trump, les filles, LA fille, Judas… Que ceux qui comme moi trépignaient d’impatience soient rassurés : vous ne serez pas déçus ! Qu’il soit doux, mélancolique ou entrainant, chaque morceau a véritablement sa place sur ce premier opus, frôlant la perfection de bout en bout. Dès les premières chansons (CookieMachine, Ordinary Life, Judas…), on perd peu à peu le contrôle de ses membres : le pied bat la mesure, la tête se balance en rythme et avant de s’en rendre compte, on est déjà en train de danser et de chanter en choeur. Et lorsque les morceaux se font plus doux (Girl in the Choir, Tony Orlando and the Fantastic Five, A Minor Piece…), c’est à un autre niveau que les délicieuses mélodies de PacoVolume nous envoûtent.

PacoVolume sera au Café de la Danse le 5 novembre, accompagné de Fred Scamps, Antoine Boistelle et Clement Fonio.

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