The Delano Ochestra @ Sunset

The Delano Ochestra @ Sunset
ZiKomAgnes - 20/03/2010

The Delano Orchestra
Le Sunset c’est un club de jazz de la rue des Lombards. Mais quelques dates par mois, ils offrent leur scène à des artistes plus diversifiés. The Delano Orchestra est venu nous presenter son troisième album à paraître en octobre prochain. Une sorte de test-drive en somme, en petit comité.

The Delano Ochestra

Alexandre prend tout d’abord la parole, en quelques mots pour résumer l’hiver, il plante le décor : Vic Chesnutt et Mark Linkous nous ont quitté. Je n’avais jamais vu The Delano Ochestra en concert, je me doutais bien que c’était pas joyeux, mais pas à ce point. La dimension d’Ecorché vif prend tout son sens.

Ce soir sera particulier : déjà Guillaume n’est pas là ce soir, donc pas de violoncelle – heureusement que Julien est là à la trompette, sinon quid de l’orchestre ! Ils joueront d’abord le nouvel album et ensuite accepterons les demandes de morceaux plus anciens.

Le nouvel album s’est enregistré d’un bloc, pas divisé en morceaux, aussi les chansons se suivent, s’enchaînent, se confondent les unes dans les autres. Je tente dès le début de faire abstraction de ma toux, de l’acoustique de la salle qui n’est pas adaptée à la folk, et des problèmes de jack qui crépitent et obstruent le son.

Les intros se font à l’acoustique avec seulement la voix d’Alexandre entrecoupée de sanglots, pas vraiment de mélodie car il ne joue que les dominantes à la guitar; les mesures s’étirent, aucun rythme auquel se raccrocher… La voix du chanteur est d’autant plus larmoyante en concert que sur les albums. Il semble que chacune des note qu’il joue sont autant de petits poignards dans le ventre : il finit presque à terre. Pour ma part, je me vois bien écouter cet album dans mon lit pour les nuits d’insomnies…

Puis il nous propose de prendre cinq minutes, pour enchaîner sur la partie Jukebox de la soirée. Le tout dans une ambiance très ‘répèt’ à l’arrache’. Une demoiselle insiste pour qu’ils jouent « la 8e du deuxième album », ce qui fait très j’ai-téléchargé-l’album-et-je-me-suis-meme-pas-fendue-a-chercher-les-titres… Ils joueront entre autres ‘Until I die’, ‘Spring Our Little Wings’, ‘Kill Me Twice’, et la fameuse ‘Between Day and Night (Part.2)’.

Est-ce le son de la basse qui était dégueulasse ? ou la batterie qui me semblait tantôt non imaginative tantôt à côté de la plaque ? ou mon incompréhension face aux demoiselles qui s’obstinaient à headbanger ? Bref, je n’ai étonnamment ressenti aucune vibration et j’avais malheureusement hâte que le concert se termine.

Pour info, pour des raisons de divergence d’opinions créatives, The Delano Orchestra a monté son label Kütu Folk avec St. Augustine, Leopold Skin, Pastry Case.

Date : 17 mars 2010
Photo: Indoboy
Réponses
  1. Argh. Pareil. J’avais beaucoup aimé le second album. « As anyone will do » est une merveille !

    Ce concert m’a laissé tres tres mal à l’aise et pour tout avouer, je suis partie avant le début des « reprises ». D’abord, le son était vraiment au carton, j’étais à coté de la batterie, ca était un enfer. Ensuite, je me suis laissée quand même prendre au jeu et toutes les parties tres pop rock, ça le faisait. Le probléme ? Toutes les parties tres calmes, tres folk avec cette voie qui n’en finit pas de se suicider, ça m’a tapé sur les nerfs au bout d’un moment.

    Je vais être franche, j’ai été tres déçue. Ca m’a gonflé. C’était indigeste, égocentrique. IL n’y avait pas de générosité dans ce concert. Le public n’aurait pas été là, ça se serait passé exactement pareil.

    bref, j’espere que c’était juste une mauvaise passe pour eux.

  2. Tu me rassures, je pensais être la seule à vouloir partir avant la fin (même si certains l’ont effectivement fait). C’est lassant d’entendre cette voix qui n’en finit plus de se briser sur chaque note!
    On est d’accord! Aucune générosité, non? Ils l’ont fait à l’arrache, sans communiquer avec le public! Il suffit pas de parler avec le public pour qu’un lien se créée!
    Merci!!

  3. Hello!
    je vais me dénoncer jusqu’au bout et je serais assez sympa pour pas balancer mon comparse. Le truc c’est qu’à la fin, quand je soupçonnais, (ou esperer va savoir) que c’était le dernier morceau, le fou rire est monté. Mais un fou rire de cinglé et je me suis étouffée pour ne pas le laisser exploser. Je suis donc la mal élevée qui s’est levée au moment où il commençait à inciter les gens à taper dans leurs mains. C’était ça, ou ma crise de rire foutait le bordel. et j’aurais trouvé ca total irrespectueux de ma part. Donc j’ai limité la casse.

    C’est dommage. J’aime bien ce groupe. Mais je ne sais pas ce qui s’est passé cet hiver mais il faut qu’ils s' »ouvrent  » au monde. J’arrive pas à trop exprimer mais le partage c’est impératif. On ne peut pas imposer ses états d’âme et se rouler dedans tout seul. Ca ne marche pas comme ça.

  4. Mais je crois avoir vu d’autres personnes étouffer un fou-rire pour être honnête! Et d’autres personnes se sont levées même durant la deuxième partie…
    Moi je prenais mon mal en patience… et mon amie aimait, donc je ne pouvais pas partir!

    Ce qui est dommage, c’est que c’est une salle tellement intimiste, qu’ils auraient vraiment pu partager quelque chose, en profiter pour réellement recevoir un retour quant à leur nouvel album!!

  5. Je n’étais pas à e concert, mais j’ai vu le Delano certainement plus que vous ;-) et quand je lis « aucune générosité » et bien cela me fait gerber… ce concert était un rodage du 3eme album qui ne sort qu’à la rentrée, les deux précédents, en tout cas pour moi sont des albums majeurs pour un pauvre pays comme la France dans ce genre musical, de même que celui de St Augustine… C’est quoi au fait la générosité ? c’est faire chanter le stade à la BBBrunes ou à la Bertignagnagnac ? Vous n’e^tes pas entré dans son monde, soit, mais si vous connaissiez davantage le projet de ce label, vous n’écririez pas de telles inepties à mon sens… s’ouvrir au monde dis tu ? mais à quel monde ? doit-on être un artiste pour plaire à un public parisien branchouille qui ne paie pas ses places de concert ? Alors oui, s’il n’y avait pas le violoncelle c’est vrai que cela perd en chair, mais les ayant écouté il y a peu à nantes sans violoncelle jouer ces mêmes morceaux avec d’autres plus anciens, je n’ai pas du tout la même impression. Amusant de se masturber aujourd’hui sur Linkous et ses concerts parfois inaudibles (et j’adorais…).

  6. Enflamme toi Guimauve!! Et j’admets carrément être passée à côté de leur univers!

    Toujours est-il que tu n’y étais pas. L’acoustique de la salle était mauvaise, le son de la basse était dégeu, et Alexandre en a trop fait côté scarification musicale…
    Il avait l’air épuisé, et le groupe ne montrait aucune complicité, aucune cohésion. Même quand ils jouaient leurs morceaux sur demande, ils avaient l’air de s’exécuter à contre coeur…

  7. Je n’y étais pas en effet, je l’ai dis en introduction… que le son soit pourri c’est une chose, mais dire encore une fois qu’il n’y a pas de générosité me choque et blesse profondément car c’est tout le contraire. ALors après, tous les groupes font de mauvais concerts… la veille ou le lendemain, je ne sais plus, à Lille, c’était parait-il extraordinaire…
    La musique c’est la vie et l’on peut être fatigué, touché par quelque chose qui rejaillit sur scène soit pour magnifier soit pour déprécier une prestation. Encore faut-il ne pas s’arrêter à un concert et voir les artistes plusieurs fois… Si je m’étais arrêté à la première fois ou à certains concerts avec Miossec, Jesus and Mary Chain, Noir Désir, Radiohead pour n’en citer que quelques uns, j’aurais vraiment des acouphènes ;-) Quant à la complicité, combien de groupe se déteste cordialement ;-)

  8. Je tiens à préciser que j’ai fait attention à ne pas juger le groupe mais le concert qui était, objectivement, une catastrophe.
    J’aime moins le trip de me voir refuser mon jugement. SI à chaque concert, je commence à me dire, faut que j’y retourne au cas où, ou il me faut le mode d’emploi du label, on ne s’en sort pas!
    Je persiste. Il n’y avait pas de generosité dans ce concert. Mais j’admire ta façon de les défendre bec et ongle :)

  9. Je suis entièrement d’accord avec catnatt/belâm, on ne base pas tout sur ce concert, mais j’ai été envoyée pour faire un live report de ce concert en particulier. On a tous des jours avec et des jours sans, mais le public qui paie doit-il en faire les frais?
    J’aime beaucoup le Delano Orchestra sur album. Mais là, ils m’ont déçue et je n’ai malheureusement pas de point de comparaison.
    Je crois qu’on cherche tous quelque chose de différent chez un artiste… moi j’avoue que j’aime quand j’ai vraiment l’impression que l’artiste est là avec nous, et je trouve que la complicité au sein d’un groupe apporte énormément en live.

  10. J’admire ce que font les artistes au sein de ce label. Avant de les avoir vus sur scène, j’avais du mal avec les albums de The Delano Orchestra. Will anyone else leave me ? est un de ceux que j’ai le plus écouté l’an dernier.

    Dans ces conditions, je comprends que l’on puisse être déçu et il est vrai, on ne peut pas dire que les membres du groupe soient très communicatifs. Néanmoins, je n’ai encore jamais vu de mauvais concert d’eux et si vous avez l’occasion de voir tout le collectif Kütu Folk jouer ensemble, n’hésitez pas ! Petit aperçu ici : http://vimeo.com/9064576

    Je vais les voir cet après-midi, en espérant que le concert de mercredi ne soit qu’une mauvaise passe!

  11. Pour avoir été là dès leurs débuts à Clermont, dans un bar pourri, avoir vu le groupe augmenter le nombre de ses membres, enregistrer un premier album bluffant, un deuxième qui a fait l’unanimité, après les avoir vu sur scène je ne sais combien de fois, j’étais plus qu’impatiente de découvrir les nouveaux morceaux.
    Et bien j’ai été très touchée, je me suis laissée embarquer dès le début. Certes ce n’était pas parfait, ce crépitement était dérangeant et la demoiselle du son a fait tout ce qu’elle pouvait pour le résoudre (je pense).
    Je faisais surement partie de celles qui « headbanguaient » (c’est moche ce mot une fois composé) parce que je ne pouvais m’en empêcher. J’ai eu les poils qui se sont hérissés comme à chaque concert. Je suis complètement fan de l’univers.
    Alors bon vous allez me dire qu’à trop les connaitre, je ne peux pas être objective… peut être… peut être pas, j’essaie de garder un peu de recul…

    J’espère que tu pourras les voir sur une autre scène lorsque l’album sortira et que cette fois tu seras réellement concentrée pour apprécier comme il se doit ces nouveaux morceaux.

  12. Bonsoir,
    Je ne peux m’empêcher de partager ce débat avec vous.
    Je suis désolé de ne pas vous avoir embarqué dans ce concert. N’étant pas responsable des conditions de son (je ne connaissais pas la salle, qui n’est pas adéquate, j’en conviens), je suis en partie responsable du reste.
    Venons en donc au reste.
    Je ne vais pas étaler ici les raisons pour lesquelles je n’étais pas au mieux, les décès successifs de Chesnutt et Linkous n’étaient évidement que la partie immergée de l’iceberg, des choses superficielles pour expliquer sans doute très maladroitement quel avait été mon hiver. La partie la plus profonde se trouvant dans le disque.
    Pour la première fois, nous dévoilions le contenu de ce disque. C’est très difficile à expliquer mais si je pouvais avoir envie de le faire, je savais dans quel état cela pouvait me mettre. Les coups de poignard dans le ventre sont réellement des coups de poignard dans le ventre, la comparaison est parfaite.
    D’autre part, je dois vous avouer que si je peux avoir envie de partager la musique, je n’éprouve pas vraiment de plaisir à m’exposer, à me montrer. C’est très impudique et le fait de faire partager une souffrance l’est toujours plus que de témoigner une joie.

    Sur le trajet, en arrivant à Paris, il y avait un jeune homme à terre, en train de crier et de lécher les murs. Les gens passaient à côté de lui, en l’ignorant. J’aurais pu faire pareil. C’est toute la violence de Paris et ce qui fait que cette ville me rend souvent très mal.

    Encore une fois, je m’excuse de vous avoir gêné.
    Lorsque nous avons créer le label Kütu Folk Records, avec mon ami Damien, nous voulions que chaque musique que nous produisions soit avant tout sincère.
    C’est un engagement difficile à tenir, surtout lorsqu’on fait beaucoup de concerts. Il y a toujours un moment où on joue de la musique sans la ressentir vraiment. Les morceaux ont vieilli, leur contenu n’est plus en accord avec le moment présent. Pourtant on continue à les jouer (souvent pour le public).

    Mon discours est un peu décousu, j’espère que vous me suivez.
    Vous parliez du morceau « As anyone would do », je me demande si en l’aimant, vous en comprenez le contenu. Je sais que vous l’aimeriez sans doute moins si je vous le jouais tout seul, en vous offrant un peu plus de sa vérité. Les choses sont ainsi faites, je ne vous le reproche pas.

    C’est très étrange le rapport avec le public, plus on donne de sa personne, plus on vous reproche d’être égoïste. Inversement, plus on est faussement généreux, plus on partage du vide finalement, mieux les choses se passent.

    Ce que je peux faire maintenant, c’est vous donner mon ressenti sur le concert. J’ai fermé les yeux pendant toute la première partie (le nouvel album). Les fous rires, je ne les ai pas entendu. Je l’ai vécu sincèrement, intensément, violemment. De façon à le partager au mieux. Je n’ai pas vraiment su vous le faire partager, je m’en excuse encore, peut-être que ça a fonctionné avec une autre personne, peut-être pas. Je n’ai pas joué. Les larmes, ridicules, étaient des larmes. Les cris de guitare, des coups de poignard dans le ventre, vous l’avez dit.

    J’aimerais vous envoyer des liens de concerts de Sparklehorse, de Vic Chesnutt ou d’Elliott Smith avec les gens qui parlent et qui rient pendant que ces derniers leur offraient toutes leurs tripes. Je ne m’en inspire pas, je vis simplement les choses.
    A la route du rock, j’avais été agacé par le concert de Micah P Hinson qui chantait « Dyin’ Alone » entre deux plaisanteries. Comment pouvait-il? Auriez-vous apprécié? J’en vois tellement chanter la fausse souffrance, inventer la souffrance pour chanter. Jouer des chansons tristes avec le sourire.
    Pour ma part, ceux-ci me déçoivent.

    Je termine avec quelques questions:
    Avez-vous recherché ou compris ou cherché à comprendre la signification de ces petits battements de main qui vous ont fait rire à la fin du concert? Ils m’ont finalement fait rire aussi.
    Seriez-vous passé à côté du fou qui lèche le mur de Paris en l’ignorant? Je pense que moi aussi.
    Moi aussi, je passe souvent à côté.

    Merci de votre chronique et des commentaires qui ont suivi, je suis ravi de ce qu’il s’en dégage et apprends de vos critiques. Je suis également ravi d’avoir pu y participer.
    Je m’excuse encore pour le mauvais moment que vous avez passé et j’espère sincèrement que la prochaine fois (s’il y en a une), je serais d’humeur moins geignarde et que vous pourrez mieux apprécier le concert. Je ne peux pas vous le promettre, ça dépendra de mon printemps, de mon été, de mon automne ou de mon prochain hiver.
    à bientôt,
    Alexandre.

  13. Ha le dimanche soir…

    Alexandre, j’ai lu ton commentaire (je me permets de te tutoyer si tu n’y vois pas d’objections) . Rien ne me surprend vraiment dans celui-ci. D’entrée de jeu, tu m’as semblé tres fragile ce soir-là, très borderline. Je pense que quelque part, tu étais comme celui que tu as croisé, à terre. Et tu l’as été, au sens propre et au sens figuré lors du concert.

    Par contre, « plus on donne de sa personne, plus on vous reproche d’être égoïste. Inversement, plus on est faussement généreux, plus on partage du vide finalement, mieux les choses se passent. ». Non, là, franchement, je ne peux pas être d’accord. Pr avoir vu le premier concert de Portishead à Paris dans les années 90, ou d’autres, tu peux pas imposer ta vision toute faite des choses. j’ai quasiment 40 ans, dieu merci, les choses sont plus subtiles que ça. Il y a une nuance entre donner vraiment de sa personne et exhiber sa souffrance. Peut-être que le probleme vient de là , quand tu dis que tu as du mal à t’exposer. Du coup peut -être bascules tu vers quelque chose d »un peu hystérisant car tu as du mal à le gerer.

    C’est carrément compréhensible. Mais quand je relis ton commentaire, ce serait nous qui n’aurions rien compris. Dans la vie, on est généralement co-responsable. C’est du 50-50. Je veux bien prendre la mienne. Destabilisée par ton laïus de départ, je me suis probablement braquée, ca m’a rendu tres nerveuse donc les rires. Mea culpa. Mais toi ? si je n’ai pas compris « Seriez-vous passé à côté du fou qui lèche le mur de Paris en l’ignorant? », peut-être que tu t’es planté et que tu n’as pas réussi à le faire passer ?

    Ton commentaire est relativement culpabilisant. Mais les choses sont ainsi faites que tu ne peux passer ta vie à dire « C’est de la faute des autres, des humains qui ne ressentent pas avec la même acuité la douleur du monde » . Justement, le boulot d’un artiste, ou sa quête, c’est de faire rejoindre les deux, parfois, souvent, toujours.

    Tu es parfaitement capable de le faire. Tu as le talent pour, ça ne se discute pas. Mettons que tu as été sur ce coup là une tempête Xantia. On aurait tout aussi bien compris qu’il ne faisait pas beau avec une jolie pluie d’automne, si tu vois ce que je veux dire.

    Ceux qui sont déjà acquis à ta cause font « trip » commun avec toi. Pense aux autres. Prend les par la main et amène les à te rejoindre, non ?

    Commentaire du lundi matin. J’espere que ca ne sera pas chagrin… :) et bien sur que je vous reverrai avec grand plaisir en concert. Je me suis peut etre plantée moi aussi.

  14. Je n’aurais jamais dû répondre la première fois, je le savais.
    Et maintenant, devant tant d’obstination et d’incompréhension, je réagis encore:

    – Je ne veux pas vous faire pas culpabiliser. Je me suis excusé à trois reprises. Je vous comprends et essaie simplement de vous expliquer.
    – Merci de m’avoir fait entendre que, pour vous, j’étais comme le fou qui lèche les murs, et que, malgré tout, vous êtes passés à côté. Vous aimiez le dessin que sa salive formait sur le mur mais pas de le voir faire, trop « hystérisant » peut-être (je reprends vos mots). Trop dérangeant donc.
    – Je résume: « Tu étais à terre, trop mal, donc ce n’était pas bien, tu ne pouvais pas donner assez, la prochaine fois, tu feras mieux ».
    -« Exhiber sa souffrance ». Ces mots me donne envie d’arrêter. Et de vomir.
    – Ma part de responsabilité. Je ne me cache pas derrière des excuses. Et j’apprends de vos critiques, merci de les formuler.
    – « Borderline ». Je n’ai jamais compris ce mot. Je trouve que ces jugements sont « borderline ». Quel est antonyme de « Bordeline »? En rang par deux? Bien au milieu?
    – Beth Gibbons, elle, malgré tout, donne plus. Je vous crois. Elle est très forte Beth Gibbons, et très charismatique. Elle ne joue pas, et n’écrit pas vraiment non plus.
    – « plus on donne de sa personne, plus on vous reproche d’être égoïste. Inversement, plus on est faussement généreux, plus on partage du vide finalement, mieux les choses se passent. ». Mon expérience. C’est ce que je ressens sur scène, très souvent. Je ne vous mens pas. Plus on fait semblant, moins on vit les choses, et mieux elles marchent. C’est comme ça.

    Mon propos est pourtant simple: Je ne joue pas. Ne me demandez pas d’être un acteur. De prendre le public par la main. J’essaie de ne pas jouer, de ne pas mentir. Au Sunset, je ne jouais pas.
    Cher Monsieur, donnez moi votre musique mais gardez bien le reste.
    Chère Madame, écoutez-donc le disque, vous ne verrez pas qui je suis.
    Mais ne me demandez plus de jouer une autre personne.

    La tempête, la pluie d’automne. Voilà des choses qui me parlent.

  15. ok Alexandre. Je n’ai rien compris. Je vous présente toutes mes excuses.
    Je ne suis pas auteur, je ne compose pas, je n’écris pas, c’est vrai.
    Je vais donc me taire.

    Désolée si je vous ai blessé.

  16. Je m’immisce dans cette conversation.
    Je voulais remercier Alexandre d’avoir pris la peine de répondre, de préciser sa démarche.

    Par contre, je reviens sur la même phrase que Catnatt/Belâm… « plus on donne de sa personne, plus on vous reproche d’être égoïste. Inversement, plus on est faussement généreux, plus on partage du vide finalement, mieux les choses se passent »
    Au final, c’est un peu prendre le public pour des imbéciles, non?
    Certes, j’observe souvent lors des concerts le public subjugué quand sur scène, je ne vois qu’un acteur qui joue un rôle. Mais ce syndrome touche les fans, ceux-là même qui headbangaient au sunset!
    Or ce soir-là, tu ne t’es pas donné, tu étais dans ton monde, tu t’es centré sur ta difficulté à nous présenter le nouvel album, à t’exposer – et je me mets à ta place, c’est une démarche très éprouvante. Mais si tu nous avais guidé, au lieu de t’enfermer…

    Quant au plaisir de pouvoir partager des morceaux qui ont compté pour votre public – même si ces chansons ne sont plus d’actualité? Beaucoup d’artistes se damneraient pour avoir la possibilité de jouer devant une salle qui lui réclame des chansons.
    Peut-être la 8e du deuxième album a-t-elle aidé cette jeune femme à se remettre d’une épreuve dans sa vie?

    Je ne vois pas quoi rajouter. Ceci n’est pas à prendre comme un procès: on est toujours exigeants avec ceux qu’on aime, non? Je n’en demande pas autant à la plupart des groupes, sûrement parce que leur musique n’a pas autant d’importance pour moi, non?

    En tous cas, je te remercie de nous avoir répondu.
    A très bientôt, j’espère.

  17. Cette discussion est très intéressante, c’est rare de pouvoir expliquer ou exprimer ce genre de choses.
    « plus on donne de sa personne, plus on vous reproche d’être égoïste. Inversement, plus on est faussement généreux, plus on partage du vide finalement, mieux les choses se passent » Au final, c’est un peu prendre le public pour des imbéciles, non? »
    Je comprends ta position. Il s’agit plus d’un drôle de constat tiré de mon expérience de la scène.
    En réalité, c’est très simple à expliquer. Plus on veut plaire à un public nombreux, plus il faut devenir une sorte de caméléon, capable de renvoyer une image médiane, satisfaisante pour le plus grand nombre. C’est donc nier la personnalité de de chacun, sous estimer la capacité individuelle d’appréhender une autre personnalité. Et quelque part, se moquer du public.
    Je crois avoir un grand respect pour les personnes qui composent le public. Plus que pour le public en général. La masse que forme le public est quelque chose de vulgaire, odieux, bien moins sensible et intelligent que chaque personne qu’il le forme.
    Tout cela est compliqué, je suis enchanté que tu comprennes un peu les difficultés. Comment vous guider sans parler, entre les morceaux? Comment vivre vraiment la musique sans fermer les yeux? Nous avions fait le choix de ne pas faire de coupure sur l’album, pas de raison d’en faire en concert. Fallait-il regarder, sourire, partager quoi? La souffrance? Cette souffrance vulgaire et déjà trop exhibée ?
    C’est compliqué.

    Concernant les anciens morceaux, c’est vrai que c’est contradictoire. Ce n’est pas si contradictoire. Si j’allais jusqu’au bout des choses, je ne les jouerai pas. Je n’ai pas forcement envie de les jouer. Certains ont encore un sens. Cela fait plaisir au groupe et à certaines personnes dans le public. C’est plutôt amusant. Ce n’était plus le concert, ce n’était plus sérieux. Comme une sorte de répétition, tu l’as dit. Nous n’avions pas rejoué certains morceaux depuis des lustres. Ce n’est pas forcément un manque de sérieux. C’est ne pas tricher. Et montrer que nous ne sommes pas des bêtes. C’est vrai que c’est agréable de pouvoir faire plaisir. Mais le fait de jouer ce passé (ces morceaux) dans la détente et la légèreté, quel sens ça prend?

    Tout cela est très compliqué. Je crois que nous comprenons déjà un peu mieux. C’est une bonne chose, non?
    à très bientôt.

  18. Je vais faire vite, je me présente, je suis le gars qui tire la gueule avec une basse dans les mains pendant les concerts de Delano Orchestra.

    D’habitude je ne dis rien sur les réactions d’après-concert, je suis d’ailleurs en règle général assez gêné quand quelqu’un que je ne connais ni d’Eve ni d’Adam vient m’expliquer tout ce qu’il ou elle a pu ressentir « grâce » à nous, je préfère les potes qui m’engueulent parce que j’ai un câble qui a craqué pendant le concert, sans doute un peu de pudeur, sans doute aussi une manière de se protéger par rapport à la musique qu’on joue et ce qu’on y met.

    Je suis bien désolé si vous avez passé un mauvais moment, pour nous et pour Alex, c’était un moment nécessaire. Ca fait plus de six mois qu’on vit avec la composition de cet album, son mode d’enregistrement particulier (live et d’une traite). On n’a joué quasiment que ça les trois mois avant d’enregistrer, et si on n’y a forcément pas mis tout ce qu’Alex a pu y mettre, on en a quand même tous mis pas mal. On n’a pas envisagé une seule seconde d’aborder ce concert autrement qu’un exutoire, une manière de soulever le couvercle une bonne fois pour toute, de libérer nos émotions afférentes.
    Du coup, évidemment, c’était à la fois moins rôdé, plus vivant, et sans doute plus gênant. J’en suis bien désolé (re). En même temps, on n’a jamais fait dans la grosse marade non plus, hein.

    Pour ceux qui ne sont pas restés, je comprends tout à fait : personnellement, et pour tout un tas de raisons, j’ai du mal à regarder un concert en entier.
    Croyez-moi si vous voulez, à Lille le lendemain on a fait la même et ça s’est beaucoup mieux passé, normal, le trop-plein d’affectif étant resté sur le bord de la route.

    Concernant le son, certaines places étaient meilleures que d’autres, considérant qu’on n’a pas fait notre meilleure balance non plus.

    J’ai écrit d’autres trucs, mais je les garde pour moi.

    Et merci d’avoir chroniqué, commenté, réagi, c’est le signe le plus concret qu’il y a des oreilles curieuses, autonomes au-delà des hypes et des buzzs (beurk).

  19. Bonsoir,

    Waouh, que de commentaires pour les Delano Orchestra.

    Je ne suis pas là pour rentrer dans le débat, ni pour reprendre des bouts de phrase et tenter d’analyser ce que les gens pensent ou autre. Moi j’ai juste adoré le concert. J’ai adoré cette première partie qui, à mes yeux, sonner très juste, très delano orchestra, et j’ai effectivement beaucoup reçu d’Alexandre et de tout le groupe, merci les gars.

    La seconde partie, j’ai trouvé ça cool, et justement ça permettait de voir un autre aspect des Delano. On sortait d’une première partie assez concept, et ça a donné une autre ambiance au concert. Non vraiment j’ai aimé.

    Je ne suis personne pour juger, je donne juste mon avis.

    Derek Delano love you, and i love you too.

    Continuez à faire des concerts pour les gens comme moi, les gars.

    Laura (et non, ce n’est pas moi qui est demandée la chanson 8).

  20. (simplement Clé parce que j’ai peur qu’en mettant Clément on confonde avec le Clément du Delano..)

    Bon. Au début je ne voulais pas prendre part à cette discussion, mais la tournure que ça prend m’agace trop pour que je garde tout pour moi.
    J’aurai aimé que cette critique ne porte que sur LE CONCERT et non L’ARTISTE.
    Comment, en ayant vu qu’une seul fois le Delano Orchestra sur scène, peut-on porter un tel jugement sur LE GROUPE ?
    Personnellement je les ai vus un grand nombre de fois, chaque concert était différent, et pour apprécier à sa juste valeur la musique, il faut pouvoir s’imprégner des mélodies, de l’atmosphère, de l’univers du groupe.
    Alors oui, comme il a été dit, le son au Sunset n’était pas extra. Mais le Sunset fait en fonction de ses moyens, et l’ingé son fait en fonction du matos à sa disposition, et les groupes doivent faire en fonction des 2 paramètres cités précédemment.
    Je n’aurai rien dit si la chronique concernait la qualité du concert. Mais là, reprocher de ne pas assez partager avec le public.. Excuse moi mais on voit que tu ne connais vraiment pas le Delano Orchestra… Si tu n’as pas été entrainée ce soir là, c’est ton point de vue. Moi j’ai été embarqué dès le début, et j’ai ressenti pleinement ce concert.

    Il me semble, enfin c’est le sentiment que j’ai (Alexandre me dira – ou pas – si je me trompe), que le Delano est beaucoup plus à l’aise en studio, ou à la limite en province, que sur scène à Paris. Et ça se respecte ! Exhiber ses textes et les souffrances exprimées, ça doit être vraiment difficile quand on est aussi pudique. Seulement voilà, le public réclame des concerts (et moi le premier) et par Respect pour ce public, des concerts sont organisés.
    S’il n’y a pas le partage comme le font d’autres artistes, que j’apprécie tout autant, c’est peut-être qu’il y a une raison. Et il faudrait alors s’interroger sur cette raison, plutôt que de reprocher sans chercher à savoir pourquoi…
    Pour moi cet article n’a pas lieu d’être dans sa forme actuelle. Encore une fois, pour émettre une critique sur le Delano Orchestra, il est nécessaire selon moi d’avoir assisté à plusieurs représentations.

    J’aurai aimé pouvoir témoigner de ce que j’ai ressenti. Mais les émotions sont si intenses et si intérieures que je ne peux mettre des mots dessus. Et je me trouve bien ridicule quand le concert terminé je suis en face des musiciens, à ne pas savoir quoi dire tellement j’ai été boulversé.
    Un peu de nuance n’aurait pas été de trop dans cette chronique. Voilà mon ressenti en lisant les premiers messages…

    (ah, et pour ton information catnatt/belâm, la tempête qui a sévi en France c’est la tempête XYNTHIA, et non pas Xantia, qui est un modèle de voiture de Citroën …)

  21. ha ben merci pour l’info, ça a changé ma journée… XYNTHIA!!!!!

    Ce qui est dingue, c’est que jamais on ne s’est permis de rentrer dedans ceux qui avaient aimé le concert ou ceux qui étaient fan de Delano mais nous on s’en prend plein la tronche.

    Je crois que j’ai eu ma dose, ca sera définitivement sans moi en fait. Puisque le Delano Orchestra demande et mode d’emploi, et absence de critique et silence admiratif, ben, je me permettrai plus de rentrer dans une salle en leur présence. Crime de lèse majesté ?

    L’avenir nous dira si c’est la bonne route, hein ? On en reparle ds quelques années.

    Je n’ai pas publié ma critique du concert par respect et parce que je ne voulais pas enfoncer le groupe. En fait, je regrette maintenant. Face à la connerie ambiante, j’aurais pas du m’abstenir. Trop bon, trop con ?

    (Je vérifie si j’ai fait des fautes d’orthographe ou pas là ?
    Ben, non en fait.)

  22. En tant que critique je pensais que tu pouvais accepter celles des autres. Apparemment non. Tu n’as pas compris ce que je voulais dire… Tant pis. Si tu as l’impression de t’en prendre plein la tronche je suis désolé pour toi. Sache que tout le monde ne sera pas toujours d’accord avec toi, et que parfois les gens seront encore plus méchants…

    Il n’y a pas besoin de mode d’emploi, et je ne demande surtout pas une absence de critique. J’aimerais simplement lire des critiques construites, et fondées sur une réelle vision d’un groupe. Cela vaut pour le Delano mais pour les autres aussi. On ne parle pas d’un film là. Un film raté ça arrive, ça ne veut pas pour autant dire qu’il faut tailler un costard au réalisateur. Et bien là c’est pareil.
    Visiblement vous avez beaucoup aimé les albums. Vous vous attendiez peut-être à un show sur scène, où le public ne ferait qu’un avec le groupe… Je comprends que vous ayez été déçues à ce niveau là. Ça n’empêche que je maintiens, s’attendre à un débordement de communication, c’est mal les connaître. Et ça ne serait tout simplement pas naturel. Alors c’est mieux ainsi. Ne vous en déplaise.
    Maintenant que tu ne veuilles plus les voir, c’est dommage, surtout pour toi. Car tu ne sauras pas ce que c’est le Delano Orchestra en concert et les émotions que ça procure quand tu oublies que tu es dans une salle, et que tu te considères comme coupé du monde, seul avec eux. Par contre, si le public est privé de quelqu’un qui pique un fou rire, ce n’est peut-être pas plus mal…

    Si tu considères que donner un avis différent du tiens c’est de la connerie, alors je félicite ton ouverture d’esprit…

    (et l’orthographe c’était plus un clin d’oeil qu’une remarque sérieuse, mais tu as décidé de tout prendre mal donc bon…)

    A bonne entendeur…

  23. Bonjour

    Je m’immisce brièvement. Juste pour dire que je suis d’accord avec Catnatt/Belâm…
    Mais dans un sens, excusez-nous d’oser émettre une opinion non élogieuse sur le Delano Orchestra. #ironie

    Je suis allée à un concert, j’ai donné mon opinion sur ce concert. Je n’attaque pas le groupe, je donne mes impressions. Pas la peine de se jeter à la gorge de ceux qui ne suivent pas votre culte (apparemment j’ai rien compris à l’histoire, au groupe, à la mentalité… pourtant, moi aussi je suis fan d’Elliott Smith!)

    Sincèrement, nous accuser de blasphème ne donne pas vraiment envie de s’investir plus dans la connaissance du groupe.
    C’est dommage, j’aimais bien leurs albums!

    PS: La musique est sensée adoucir les moeurs :D

  24. Je me jette à la gorge ? J’accuse quelqu’un de blasphème ? … bon, ok. Je préfère me taire dans ce cas…
    Tout le monde ne peut pas avoir la même opinion sur tout. Désolé si je vous ai paru agressif, ou excessif, ou que sais-je encore.

  25. et voilà je m’attendais à Alexandre déguisé en en Freddie Mercury avec une choré à la Michael Jackson…

    C’est ce pourquoi j’ai vraiment été déçue par ce concert. Ca manquait de danseurs, ca manquait de boules à facettes, d’arrivée en hélicoptère

    J’ai du me planter et confondre avec Lady Gaga… Tellement plus ma came apparemment, n’est-ce pas ?

  26. Moi aussi le prochain concert où j’irai je partirai à la moitié, et le lendemain j’en ferai une critique salée. Je pensais m’adresser à des adultes. Je me suis trompé. Finalement j’ai perdu mon temps ici.

  27. je crois que tu as confondu… Catnatt n’est pas restée jusqu’au bout, donc elle n’a pas écrit de billet, je suis restée jusqu’au bout, j’ai écrit ma critique.

    ne juge pas sans savoir non plus ;)

    on se permet d’alléger l’atmosphère parce que ça fait 2 semaines qu’on se fait pendre pour avoir donné notre avis sur un concert… c’est aussi notre boulot après tout :)))

  28. Bon!
    On va peut -être remettre les choses en place. ZIKomAgnes a fait sa critique, elle a dit ce qu’elle en pensait, point. Elle a le droit, on est encore en démocratie.

    De deux, si on relit mes deux premiers commentaires, on lit quoi ? Que j’ai eu un probleme avec le son. Que j’ai beaucoup aimé ttes les parties « pop rock », et que les parties plus concept m’ont mis tres mal à l’aise. Et surtout ds le 2eme, que j’espere que c’était un incident (la faute à l’hiver ?) .

    Le commentaire d’Helene était contradictoire avec nos avis à Agnes et à moi et ca c’est tres bien passé.Justement elle a eu l’intelligence de nous expliquer son point de vue, et mieux, de nous redonner envie !!

    Le reste ?

    Au choix : je suis trop con pr vraiment comprendre la profondeur du Delano. Bon… On a pas le droit de juger un groupe sur un concert. Bon… On nous explique (Un comble dans le genre quand même) que le Delano est un groupe de studio (Ok, pas de souci, faut pas faire de concert alors) ou il faut les voir en concert en province (Bon…puisque le label est un concept faut pas hésiter à y aller franchement. Les concerts uniquement à Clermont Ferrand…) . Je ne suis pas assez généreuse pour appréhender la douleur d’Alexandre. Bon… Que je suis tellement débile que je me laisse berner par les artistes qui simulent et que je ne sais pas reconnaitre le VERITABLE ARTISTE et maintenant que je suis une enfant de 5 ans et demi.

    Sans deconner, vous n’avez pas l’impression que le Delano Orchestra et ses fans sont très élitistes ? Vous vous prenez pour qui au juste ? Vous pensez sincèrement que c’est le bon chemin de dresser des codes et des barrières si on remet en cause le « système » ? Parce que si c’est ça, faut pas le faire à moitié. Vous ne pouvez pas esperer la reconnaissance aveugle en expliquant c’est à prendre ou à laisser. Car grosso modo, votre discours c’est « Le Delano, tu l’aimes ou tu le quittes ».

    Vous ne pouvez pas m’obliger à ressentir quelque chose. C’est ça qui est dingue! « S’il n’y a pas le partage comme le font d’autres artistes, que j’apprécie tout autant, c’est peut-être qu’il y a une raison. Et il faudrait alors s’interroger sur cette raison, plutôt que de reprocher sans chercher à savoir pourquoi… »

    Au nom de quoi ? La musique, c’est le partage universel à la portée de tous. T’es juste en train de m’expliquer que le Delano serait le seul groupe au monde à ne pas pratiquer ce « mantra ». T’as pas l’impression que c’est à eux de se poser des questions plutôt qu’à moi ?

    Ce concert était raté. C’est objectif. Je le sais et ils le savent. C’est pas grave. Ca arrive à d’autres. L’artiste que j’ai le plus vu l’année derniere, c’est Pacovolume, ce n’était pas toujours top. So what ? Personne n’est mort, personne n’est malade !

    J’avais pas l’intention d’enterrer le Delano non plus. J’étais même curieuse d’écouter l’album. Mais là, je finis par me demander si j’ai la capacité intellectuelle de le faire.

    Toute cette diarrhée verbale ou manuscrite, pour dire que par exemple je reste toujours abasourdie qu’on ne puisse pas aimer Radiohead et pourtant ya des humains normalement constitués qui détestent. Je ne les traite pas de décérébrés pour autant…

    La sensibilité est une donnée variable mais tout le monde en est équipé. C’est ca qui en fait tout le charme d’ailleurs.

  29. Une derniere précision (Oui je sais, je suis tres en forme ce matin)

    Au fait, je n’avais pas vu le commentaire de Clément, le bassiste (Lassée, je m’étais désabonnée). Merci pour ce commentaire, vraiment ! C’était posé, explicatif.

  30. Qu’est-ce qu’il ne faut pas lire …

    bon, bah pour mettre tout le monde d’accord : je suis élitiste, ma pensée c’est la pensée unique, je sais tout mieux que tout le monde, je suis un vilain dictateur, je suis le plus beau le plus fort, et surement le plus con aussi. Et je n’ai rien compris à la vie.

    Très bien merci au revoir

    (à l’avenir j’éviterai de dire ce que je pense quand je vois la façon dont ça peut être interprété…)

  31. N’en rajoutons pas non plus.
    Pas la peine de partir en histoire d’égo. Je pensais qu’en matière de musique, on avait tous le droit d’aimer ce qu’on voulait, sans dictature aucune.
    J’admets que sans les intonations, il est toujours difficile d’interpréter les propos de chacun, mais je suis d’accord avec Catnatt, mais ton commentaire, Clé, était accusateur et légèrement offensif. Pourquoi n’aurions nous pas le droit nous non plus de donner notre avis sur un concert (encore une fois, un concert, pas le Delano Orchestra)

    Au final, je tenais à remercier encore une fois Alexandre et Clément pour avoir pris la peine de nous répondre sur le site.
    Sincèrement

  32. Encore une fois, merci aux gens qui vont voir des concerts autres que mainstream ou hype, et qui prennent la peine d’en laisser trace sur la toile.

    J’ai dit tout ce que je pouvais dire sur le sujet, je voulais juste ajouter que je suis assez ennuyé personnellement que l’on se tape dessus à cause de nous.

    En espérant tous vous croiser lors d’un prochain concert sur Paris ou ailleurs (on commence à travailler encore de nouveaux morceaux…).

  33. J’oubliais, on a créé un compte paypal pour les généreux donateurs, ce qui nous aiderait grandement à payer les entrées sur scène en hélico. On a déjà tous revendu un rein, mais on est encore un peu court.

  34. Bah, c’est le net ! On se fout sur la gueule comme s’il s’agissait du conflit israelo palestinien, tous planqués derriere nos écrans. Une discussion de vive voix n’aurait probablement pas du tout pris la même tournure.

    Tout ce que je sais, c’est qu’avec ce moyen de « communication », on vire tous dramaqueen à un moment donné ou à un autre, lol!

    Au final, tout va bien. Le Délano continue de faire de la musique et des concerts pour le plus grand plaisir de ses fans et nous, enfin arrête moi si je me trompe Agnes, on écoutera l’album et on retentera probablement le concert. Ne serait-ce que par curiosité ;) L’avantage du web, c’est qu’on monte tres vite en pression mais qu’on a souvent une mémoire tampon de poisson rouge par rapport à la rancune :)))

  35. Sans dec, c’aurait vraiment de la gueule ! Mais je veux absolument participer à l’achat de tenues à la « Sly &the family Stone »
    Un peu de couleurs chamarées ne nuit jamais. :p

    La greffe de langue bien pendue marche tres bien, je veux bien vendre la mienne pour la peine

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