Vidéo : Wassailer – Song For Elsa

On court tous derrière une Elsa. Un mirage qui enrage. Une addiction qui fait souffrir. On prend des coups de l'autre mais surtout de soi-même. On essaye de s'échapper, de se raisonner, de se libérer, mais l'on continue de poursuivre un fantôme.

Oui, peut être se dédouble t-on quand on est abandonné, ostracisé, excommunié, « le proscrit le plus abandonné ». Notre doppelgänger vient nous mettre des beignes peut être pour nous réveiller. I can’t forgive your silence. Et pourtant il faut oublier. « Tu as vaincu, et je succombe. Mais dorénavant, tu es mort aussi, mort au Monde, au Ciel et à l’espérance. En moi tu existais, et vois dans ma mort, vois par cette image qui est la tienne, comme tu t’es radicalement assassiné toi-même. » écrit le génial Edgar Allan Poe dans William Wilson. Les histoires intimes sont loin d’être extraordinaires même s’il on est tous un peu fou, le maître Godard l’a bien compris en nous griffant avec son Ferdinand. David Bertram transforme le petit pan de mur jaune en une poursuite impitoyable derrière l’être aimé, et l’on fait alors une orgie de pomme d’amour, se battre contre soi à en crever, être mort. Mort à jamais ? Qui peut le dire ? Bergotte ? Proust ?

Wassailer explique : « Cette chanson est le titre le plus vieux de l’album. Je l’ai écrit il y a 12 ans, et l’enregistrement du vieux piano droit désaccordé est la prise originale. Il m’a fallu plus de dix ans pour produire le bon arrangement, finir les paroles, et décider de sortir cette version finale. » Et ce titre sensible clôt I, the bastard de Wassailer disponible le 27 janvier, un album hybride oscillant entre jazz et hip hop emprunt d’une grande douceur malgré les heurts et la douleur.

Wassailer – Song For Elsa

She’s a lassie from abroad, a girl with both hands in the soil
She played the cars, I dressed her doll, as far as I know
She has curly golden hair, you can’t forget with a picture
Children smiling all around her, as much as I remember

So why don’t we share the supper, invite yours, I’ll drink to her
All around a table it’s surely better than to be alone, you know
to be alone, who knows

Stubborn, bold and oh so smart, she would treat me like a brother
She’d give her life to another, I’m sure about that
Come on, come on, tell me how this happened, I can’t forgive your silence
You don’t know how much I miss my sister, give me a chance

So why don’t we share the supper, invite yours, I’ll drink to her
All around a table surely that’s better than to be alone, you know
To be alone, you know, to be alone, you know
To be alone, who knows ?

Cover album Wassailer - i, the bastard

Tracklist : Wassailer - I, the bastard
  1. Forplay
  2. Trad
  3. Miss trolleys
  4. Domestic Dogs barkings
  5. Son
  6. Ghosts (Feat. Demima & Jonny Woodham)
  7. Going to the club
  8. Three dots in a bubble
  9. Settlement
  10. 242
  11. Song for Elsa

Lyonnais qui revendique sa mauvaise foi car comme le dit Baudelaire, "Pour être juste, la critique doit être partiale, passionnée, politique...", Davantage Grincheux que Prof si j'étais un des sept nains, j'aime avant tout la sincérité dans n''importe quel genre musical...
Vous avez aimé ? Partagez !

Cela pourrait vous intéresser

Ben LaMar Gay – Aunt Lola and the Quail

Vidéo : Ben LaMar Gay – Aunt Lola and the Quail

Vous cherchiez un remède contre le sbire Z. ou le faux prophète R. récemment décédé, Ben LaMar Gay est le traitement qu’il vous faut. Un melting pot musical renversant mêlant jazz, blues, ballades, R&B, raga, comptines, Tropicália, two-step ou hip-hop !

Plus dans Son du jour

Cyril Mokaiesh - La fin du bal avec Élodie Frégé

Vidéo : Cyril Mokaiesh – La fin du bal avec Élodie Frégé

Que du beau monde sur le cinquième album de Cyril Mokaiesh. Dyade est un ensemble de deux éléments qui se complètent. On croise alors Alma Forrer, Calogero, Laura Mokaiesh, Keren Ann, Dominique A, Clara Ysé, Mélanie Doutey, Pierre Guénard (Radio Elvis), Florent Marchet, Raphaële Lannadère et sur La fin du bal, Élodie Frégé.
thewavepicturaces-flightfromdestruction3

Vidéo : The Wave Pictures – Flight From Destruction

Bain de jouvence. Même si The Wave Pictures a sorti régulièrement des albums dont deux en 2018, les retrouver c’est revenir en 2008 avec leur formidable Instant Coffee Baby, un temps où l’on croisait David Ivar, Stanley Brinks ou Coming Soon.