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Da Brasilians – Da Brasilians

chronique : Da Brasilians - Da Brasilians

Outch.
Mille millions de mille milliards de mille sabords de tonnerre de Brest. Ou de Saint-Lô. Cette bande d’hurluberlus a regardé consciencieusement  par dessus la Manche pendant de longues heures de cours. Et a pioché, en bon èlève, les meilleures pointures d’outre-Manche (Lee Mavers et ses La’s, Belle and Sebastian and co) et d’outre-Atlantique (Crosby et ses moustaches). Et évidemment rend une superbe copie.
Aidés par une production impeccable, ils font preuve d’un goût relativement sûr avec une pochette classieuse.

Da Brasilians

Et les chansons me direz vous? Et bien il y en a. A la différence d’une paire de groupes actuels.
Si on peut se passer des accents suaves de I’ll be blue, les types nous ont déjà mis une claque avec Revolution. San Francisco, la plage, un joint. Ils ont dû déprimer une paire de jours dans leur cave de Saint-Lô. Et répéter, répéter, répéter. Pour arriver à un piano entraînant et une mélodie rigoureuse et folle…

Les Da Brasilians sont des filous. Avec Janis, on croit le scénario déjà écrit. Et bien non. Le morceau part « en sucette  » au bon moment, surprend et finit dans une orgie: les touches de piano culbutent les choeurs et les cuivres. Et pan. Et la force de ce disque réside dans cette capacité à avoir toujours une avance sur l’auditeur. Si Shadows peut faire sombrer dans la mélancolie (ou l’ennui), ils claquent de suite l’impeccable About You et son riff salvateur et ses voix enchanteresses. Même chose avec l’excellent Please Stay (on ne se remet pas dans l’enchevêtrement fou des dernières secondes) et le plus discutable Grettings from America (on balance le refrain?).

Please Stay chantent-ils. La même.

Pouet? Tsoin. Évidemment.
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