Da Brasilians – Da Brasilians

chronique : Da Brasilians - Da Brasilians Outch. Mille millions de mille milliards de mille sabords de tonnerre de Brest. Ou de Saint-Lô. Cette bande d'hurluberlus a regardé consciencieusement  par dessus la Manche pendant de longues heures de cours. Et a pioché, en bon èlève, les meilleures pointures d'outre-Manche (Lee Mavers et ses La's, Belle and Sebastian and co) et d'outre-Atlantique (Crosby et ses moustaches). Et évidemment rend une superbe copie. Aidés par une production impeccable, ils font preuve d'un goût relativement sûr avec une pochette classieuse.

Da Brasilians

Et les chansons me direz vous? Et bien il y en a. A la différence d’une paire de groupes actuels.
Si on peut se passer des accents suaves de I’ll be blue, les types nous ont déjà mis une claque avec Revolution. San Francisco, la plage, un joint. Ils ont dû déprimer une paire de jours dans leur cave de Saint-Lô. Et répéter, répéter, répéter. Pour arriver à un piano entraînant et une mélodie rigoureuse et folle…

Les Da Brasilians sont des filous. Avec Janis, on croit le scénario déjà écrit. Et bien non. Le morceau part « en sucette  » au bon moment, surprend et finit dans une orgie: les touches de piano culbutent les choeurs et les cuivres. Et pan. Et la force de ce disque réside dans cette capacité à avoir toujours une avance sur l’auditeur. Si Shadows peut faire sombrer dans la mélancolie (ou l’ennui), ils claquent de suite l’impeccable About You et son riff salvateur et ses voix enchanteresses. Même chose avec l’excellent Please Stay (on ne se remet pas dans l’enchevêtrement fou des dernières secondes) et le plus discutable Grettings from America (on balance le refrain?).

Please Stay chantent-ils. La même.

Pouet? Tsoin. Évidemment.

Cela pourrait vous intéresser

Echo Orange Festival

Le Clacson passe à l’Orange !

Un festival pour 30 euros avec une programmation pop de qualité et un accueil chaleureux, c’est possible, c’est au Clacson à Oullins du 14 au 16 avril.
Agenda concert avril 2011 - Lyon

C’est le printemps à Lyon !

En avril il faut se découvrir, goûter au soleil enivrant et aux terrasses bienveillantes mais aussi découvrir tous les chouettes concerts qui fleurissent dans les petites salles lyonnaises. Sélection subjective et donc forcément rigoureuse et indispensable…

Rencontre américaine : les Da Brasilians

Tiens, Soul Kitchen se paye le luxe d’interviewer les Da Brasilians. Ces derniers s’étant payé le luxe de sortir l’un des tous meilleurs albums de pop de 2010. Rencontre avec Benoit.

Plus dans Chroniques d'albums

Jana Horn

Jana Horn – Optimism

On avait découvert cette voix sublime avec une invitation, Go on / Move your body. On avait évoqué Duras en écoutant la première fois son formidable Optimism. On revient sur ce disque qui depuis ne quitte plus nos oreilles et notre cœur de midinette.
Blondino

Blondino – Un paradis pour moi

Blondino fait partie de ces artistes pour lesquels la définition serait à chaque fois imparfaite, trop vague, une suggestion. Ou alors une tentative. Avec juste quelques balises, posées, lancées plutôt, vers de vagues extrémités, histoire d’en conserver l’ampleur.
Limiñanas / Garnier - De Pelicula

The Limiñanas / Laurent Garnier – De Película

Qu’est-ce qui ressemble à un disque des Jesus and Mary Chain ? Un disque des Jesus and Mary Chain. Qu’est-ce qui ressemble à un disque des The Limiñanas ? Un disque des The Limiñanas Avec De Película, les The Limiñanas signent un pacte avec Laurent Garnier et quitte les rivières pourpres de Shadow People pour […]
H- Burns -Burns The Wire

H-Burns – Burns on the Wire

H-Burns décide de prendre tous les risques et quitte l’Amérique de Jason Molina et de Rob Schnapf pour le Canada du Perdant Magnifique.