Chronique : Yuck - Yuck L'année 2011 pourrait manger sa première baffe avec la sortie de l'album de Yuck en février 2011.

Yuck

Il n’a pas fallu longtemps à ce groupe pas franchement sexy pour être repéré. Signé sur Fat Possum Records (la maison des Walkmen), le quatuor sort un album de première bourre. Les horizons diverses des membres (Londres, Hiroshima et le New Jersey) sont donc réunies sous l’étendard des pochettes dessinées par Daniel Blumberg.
Au petit jeu malsain des influences, les Yuck ne sont pas les plus mal logés. On sniffe du Dinosaur Jr et on transpire sous les cieux du Teenage Fanclub.
On retrouve l’excellent single Georgia précédemment sorti  sur Transparent. Cependant, le début de l’album lui fait méchamment de l’ombre. Get Away et The Wall, morceaux gorgés de fragilité et de basse enlevée, sous le patronage de J Mascis, nous replongent dans le paysage des années 90. Pas une ride. Cobain ne s’est pas encore fait sauter le caisson. Oasis pond du classique. Le Wu Tang vient d’endormir tout le monde. Une avalanche de guitares et de saturation éclipsent 2011.

Le carnivore Operation et ses saccades nous remettent dans le droit chemin après des ballades qui peuvent faire suer pas mal de concurrents. Suicide Policeman est un modèle du genre. Norman Blake doit pouvoir se féliciter. Quant à Sunday, il laisse entrevoir un visage encore inconnu de Yuck. Un visage juvénile qui vise encore juste.
Yuck se clôture par tout rêve d’adolescent: un bon gros bordel de 7 minutes.

Yuck – Georgia

Pouet? Tsoin. Évidemment.
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3 réponses sur « Yuck – Yuck »

« L’année 2011 pourrait manger sa première baffe avec la sortie de l’album de Yuck en février. »

Ah ça… le groupe porte bien son nom, en effet ! J’croyais pas que ce serait possible d’avoir encore droit en 2011 à des clips d’aussi piètre facture, aussi bien sur le plan des images que du son : à réserver pour la moche list de l’un de ces prochains dimanches ! Et que les individus ayant choisi un titre de Yuck sur Twitter finissent exilés à Mouvtown !!!

Pourtant, Dieu sait si j’en nourris encore malgré mon grand âge, des rêves d’adolescent ! Mais là, très franchement… g pas l’habitude de descendre de la sorte un son proposé sur Soul Kitchen, seulement dans le cas présent, très peu pour moi !! The Walkmen, c’est tout de même autrement + classe à côté… Et ouais, t’as raison Louis, Oasis produit du classique : ‘fin, selon moi 2011, c’est le grand revival des frangins Gallagher ! Car l’une de mes premières bonnes grosses baffes de l’année, au sens positif du terme, s’appelle Beady Eye ;-)

Je n’ai jamais accroché aux Walkmen…
Et évidemment, on va regarder avec attention le Beady Eye…. Les 5 ou 6 titres sortis n’annoncent pas, pour l’instant, de grosse gamelle du Gallagher Junior. Ce n’était pas gagné…

Même après plusieurs écoutes, tu n’as jamais accroché aux Walkmen ?

Parce que j’étais un petit peu comme toi à la première écoute des morceaux de « Lisbon » sur YouTube, fin décembre… et ensuite, le 3 janvier, en réécoutant « Victory » dans le cadre du podcast du Zebramix du 11 décembre, je me suis davantage laissé transporter par la dimension grandiose de ce single… sans doute l’expression de la transition entre 2010 et 2011, ainsi qu’un effet du briefing de DJ Zebra quelques secondes avant, mais pas que ;-)

Exception notable en août 2009 tout de même, avec « On the Water » : une mélodie sur laquelle j’ai immédiatement accroché, dès les premiers accords !

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