Battant – As I Ride With No Horses

chronique : Battant - As I Ride With No Horses Chloé a été amputé de son acolyte. Continuer un duo après le suicide de sa moitié ? Cet album il l'avait fait à deux alors quel aurait été le sens de ne pas le sortir ?

Battant

L’album s’ouvre sur un As I Ride With No Horses enivrant, on enchaine sur le nerveux Shutter (dont il existe une version piano voix, magistrale, qui n’apparait malheureusement pas sur l’album), le minimaliste Doll & Chain puis Modern Days, petit bijoux de synth pop glaciale et dansante. Sur le doux Scarlet, c’est la fragilité de Battant qui se révèle, à cause des arrangements de piano délicat et de la voix presque chevrotante de Chloé. Farmer’s Ode To Wife, un spoken Word presque mystique fonctionne en duo avec Hubble, une rêverie dissonante relevé d’harmonica troublant. L’album se clôt sur Fossil Fuel, un morceau electro goth, quelque part entre luxure et chamanisme…

Battant joue un rock intense et urgent. Sans s’emmêler les cordes dans des circonvolutions inutiles. Battant n’intellectualise pas, les arrangements vont à l’essentiel, les mélodies sont efficaces, sans pour autant tomber dans une facilité putassière. La force du groupe, au delà de son authenticité, c’est de savoir gérer le vide. Battant évite de trop en mettre. Il en résulte un collage sonore un rock aride teinté de new wave, froid, binaire, et classe. Parfois presque mystique, transcendant. Du vrai rock quoi, putain, merde.

Discophage et habituée des salles parisiennes, Queen Mafalda donne son avis, surtout si on ne le lui demande pas.

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