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The Smashing Pumpkins – Oceania

Smashing Pumpkins – Oceania
Les temps sont durs pour le père Corgan. A l’heure où sort l’édition plantureuse de Pisces Iscariot, Oceania pointe le bout de son nez avec un peu d’avance. On sait déjà que le constat est accablant. Corgan l’avoue aussi: son heure de gloire est passée et ses compositions d’aujourd’hui sont moins bonnes que celles de 1992/1997 dixit l’intéressé. CQFD.


Corgan ne s’étant fait sauté le caisson ou n’ayant pas eu de proches capables de lui dire qu’il fatiguait son monde, nous voilà dans de beaux draps. En 2012, les Smashing Pumpkins ne ressemblent donc à quasiment rien et le chauve n’en fait toujours qu’à sa tête. On aurait pu espérer mieux. Après la dissolution des Smashing Pumpkins, Corgan s’était fait assez mal recevoir par une presse qui l’attendait là où il ne voulait pas. Son album solo tourné vers le Manchester des 80’s était loin d’être déshonorant et son Zwan aurait pu espérer durer dans le temps. Les choses se sont compliquées toutes seules et Corgan se retrouve à la tête d’un navire bien vide.

Face à la concurrence, Corgan embrasse donc une seconde partie de carrière très difficile.
Mais parlons au présent de l’indicatif.
Aujourd’hui les Smashing Pumpkins sortent donc Oceania, place idéale pour un naufrage artistique et une plongée commerciale vers les profondeurs des charts.
Les yankees ont suivi les Bulls du rock alternatif et ont envoyé le disque vers les hauteurs du Billboard. Mystère et boule de gomme.
On peut reconnaître un mérite aux ricains: ils sont courageux. Car les choses commencent franchement très mal. Quasar et Panopticon ressemblent un exercice de style produit par un groupe amateur jouant les potards ouverts au maximum dans le garage du beau père du batteur. Le vide.
Déjà que pendant sa sacro-sainte période, le Corgan ne s’embêtait pas à trier et publier tout ce qui lui passer par la tête. Il va falloir élaguer. A la grenade. Tous les morceaux abrasifs sonnent d’une bien mauvaise manière. N’est pas Jimmy Chamberlin qui veut. Glissandra ennuie et crée l’envie d’une boîte à rythmes.
Là où le Billy frappe juste, c’est dans la réminiscence de ses regards tournés vers New Order et consorts. Pale Horse et One Diamond, One heart fonctionnent. Surprise.
Et c’est évidemment The Celestials, le premier single issu de ce disque qui fonctionne le mieux. Pas con le Billy.
Trois chansons sur treize. Le ratio est maigrelet. Avant, c’était le contraire.

Remontons nous le moral en pensant à la future sortie des rééditions d’Ava Adore et de Mellon Collie & The Infinite Sadness.

http://soundcloud.com/smashingpumpkins/the-celestials

Pouet? Tsoin. Évidemment.
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