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Spector – Enjoy It While It Lasts

chronique : Spector - Enjoy It While It Lasts

L’été 2012 était sacrément mal parti. Les Alt-J et leurs tenues vestimentaires polluent les rubriques des différentes webzines. Que voulez vous… Le bon goût est lui aussi en vacances. Mais voilà que l’affaire est sauvée par un uluberlu londonien. Fred MacPherson et ses cheveux gras viennent sauver un monde en grande souffrance. Et taclent Kaiser Chiefs et consorts sur leur terrain.

Spector

Spector a vu la mayonnaise monter depuis quelques mois. Soutenu par la BBC, le groupe a claqué glorieux singles. A l’ancienne. Et l’heure du premier album a sonné. Enjoy It While It Lasts conjugue de nombreux genres.

La bande de MacPherson est futée. Elle tape et pique là où les autres oublient de piocher. L’auditeur, qui devrait mettre moins de deux secondes à danser sur l’excitante Celestine (produite par Trevor Horn en personne), fait les poches du Boss (True Love (for now)) et se la joue Pulp sous perfusion Roxy Music. Et sont signés sur Fiction Records. A l’ancienne qu’on vous dit.

Spector respecte, en ces temps bien obscurs, le format single. On peut les remercier… Les cinq singles, prémices à une hypothétique gloire, sont tous présents sur Enjoy It While It Lasts. Never Fade Away montre un parolier génial (I’ll never fade away / But if I do, it’ll be because you asked me to) et Grey Shirt & Tie (produite par Craig Silvey ; décidément les bougres savent s’entourer) confirme les suspicions.

Il faut le voir le MacPherson. Un Joey Ramone se pavanant sur Twenty Nothing.
Des refrains et une dégaine taillés pour la gloire. Laquelle ? Celle d’une couverture du NME et des affiches dans les Tesco londoniens ? Peut être pas.
Comme l’indique la pochette du disque, Spector peut prendre le volant d’un bolide et conquérir le monde. Le boulevard est ouvert. Alors que les concurrents se cantonnent à la marche à pied.

Spector – Chevy Thunder

Pouet? Tsoin. Évidemment.
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