chronique : Rhye - Woman
Nous ne prenons pas trop de risques en prévoyant un futur radieux au duo formé par le canadien Mike Milosh et le norvégien Robin “Hannibal” Braun. L’album Woman vient chasser sur les terres des Metronomy et consorts et pourrait décrocher la cagnotte en France. Oui car c’est déjà le cas chez nos voisins anglo-saxons.

Rhye

Les Rhye réussissent un petit exploit : obtenir une meilleure note chez les pisse-froid de Pitchfork (8,5/10) que chez les éjaculateurs précoces du N.M.E. (5/10). Il faut le faire quand même.
L’album Woman est porté par un single bien ficelé. La voix douce et sensuelle de Milosh fait des ravages sur les mélodies de The Fall. Froid canadien et spleen scandinave.
One of those summer days fonctionne sur la même logique.
Et après ? C’est le problème.

Rhye – The Fall

Le reste des chansons mérite une place de choix sur une play-list mêlant le pire des années 80. Phil Collins, Midnight Oil et le quart d »heure slow assuré par Rhye. Une chanson comme Verse a le don d’accumuler les poncifs. Idem pour les boucles de Shed Some Blood et cette production convenue et pénible.
Mais comme nous sommes des gens aimables, nous ne nous attarderons pas plus longtemps sur ce disque aux promesses sensuelles et aux réalisations pénibles. Il y a des problèmes bien plus important : la faim dans le monde, la crise économique et surtout le nouveau disque de Christophe Maé.

Rhye - Woman
2.0Note finale
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