Interview de Pony Pony Run Run

Pony Pony Run Run : Un nom original pour des garçons originaux. Trois Nantais : Gaëtan (chant) + son frère Amaël (basse) + leur frère adoptif Antonin (clavier/choeurs). Un premier album : We Need Pony Pony Run Run. Un label : 3ème Bureau. Une maison de disques : Wagram.

Hier soir, ils clôturaient les lives de la première nuit SFR au Showcase. Quelques heures avant, je les ai retrouvé sous le Pont Alexandre III. Des lunettes de soleil. Des cigarettes. Des bières. Des housses de téléphone flashy. De la fatigue. De la bonne humeur. Des rillettes qui puent dans le frigo des loges. Un dictaphone cassé.

Bon alors on devrait tous savoir que votre nom de groupe, Pony Pony Run Run, est principalement inspiré de la pub Juvamine. N’est-ce pas ?

Discographie

(rire général)
Oui effectivement ! Cette pub passe tout le temps pendant les périodes des fêtes, certainement parce que les gens doivent avoir besoin de ce médicament après leurs excès. Ils la diffusent toujours deux fois ! ‘Juvabien, c’est Juvamine!’ C’est comme la pub Merchurochrome, le pansement des héros. Sauf que celle-ci, elle passe trois fois ! Il y a même Hansaplast. (pendant deux minutes, tout le monde a étalé sa culture pub avec un sourire d’enfant). Plus sérieusement, on trouvait que des noms de groupes tels que ‘Duran Duran’ et ‘Wet Wet Wet’ sonnaient bien, et on s’est dit ‘Plutôt deux fois qu’une’ alors, ‘Pony Pony Run Run’ est né. C’est un peu con comme nom, mais ça nous correspond justement.

D’ailleurs, pourquoi ‘Pony Pony’ et pas, par exemple, ‘Chicken Chicken’ ou ‘Cow Cow’ ?

Ah ouais, ‘Chicken Chicken Run Run’ ça sonne bien ! ‘Pony’ parce que quand j’étais gamin, j’ai toujours été fasciné par les Poney Shetland. Tu sais, ces poneys avec des cheveux blonds ! Et puis, les filles adorent ces poneys alors on s’est dit que ça pouvait être pas mal.

‘Pony Pony Run Run’ aurait pu s’appeler comment ? Parce que bon, quand on cherche un nom de groupe, j’imagine que ça se décide entre plusieurs.

Pas vraiment. ‘Pony Pony Run Run’ était comme une évidence. A vrai dire, on avait trouvé le nom du groupe avant même de commencer à composer, il y a quatre ans. (ils se regardent tous, fouillant au plus profond de leur mémoire) Ah si ! Au tout début, on s’appelait ‘7 day home delivery’. (ils s’interrogent entre eux, l’air de se dire ‘mais qu’est-ce qui nous ai passé par la tête ce jour-là ?’) Inutile de chercher à comprendre pourquoi ce nom, ou même un éventuel rapport avec Pony Pony Run Run, parce qu’il n’y en a pas !

Vous êtes actuellement en période de promo, donc vous devez enchaîner les interviews. Quelle est la question à laquelle vous détestez répondre ? Celle qui vous gonfle plus qu’autre chose ?

Antonin : ‘Et vos influences ?’
Gaëtan : Euh…
Amaël : ‘Pourquoi ? Pourquoi Pony Pony Run Run ?’
Gaëtan : Ah oui moi aussi ! Moi aussi c’est celle-là ‘Pourquoi ?’ (il imite un journaliste) ‘Pourquoi ? Ben… Parce que !’

Et, quelle est la question qu’on ne vous pose jamais, mais à laquelle vous adoreriez répondre ?

Antonin : ‘Pourquoi Cherry Love Brazil ?’ J’adorerais répondre à cette question. (les autres approuvent)

Moi je voulais savoir, Pourquoi ‘Cherry Love Brazil’ ?

Ah ! C’est une très bonne question ! En fait, pendant que l’on répétait la chanson, une copine de Pologne est passée nous voir avec une boîte de chocolats fourrés à la cerise/eau de vie de la marque Cherry Love. Elle a posé la boîte sur la table, à côté du paquet de café de la marque Brazil. On buvait énormément de café. Viens le moment de nommer la chanson et en un coup d’oeil, miracle de la nature, don divin : ‘Cherry Love Brazil’. Belle histoire n’est-ce pas ?

Effectivement ! Cette question valait le coup d’être posée. Vous débordez d’imagination j’ai l’impression, quand il s’agit de donner des noms.

C’est vrai que chaque titre de l’album a une signification un peu particulière, parfois étrange. Il y a des moments où l’on se demande vraiment l’état dans lequel on était quand on a fait nos choix !

Votre premier album ‘We Need Pony Pony Run Run’ est sorti sur le nouveau label 3ème Bureau (Wagram) le 15 Juin 2009. Comment s’est fait la rencontre ?

En fait c’était lors d’une baston. Ils nous ont agressé à la sortie d’un concert et on est tombé amoureux d’eux. Tu connais le syndrome de Sthokolm ? Et bien c’est exactement ça. Nous sommes tombés amoureux de nos agresseurs ! (rire général) En vrai, ils nous ont contacté par internet. Ils aimaient beaucoup ce qu’on faisait, et ils nous ont proposé d’enregistrer un album.

Vous tournez beaucoup en Europe, avec plus de cent dates à votre actif. C’était dans vos objectifs de trouver un label, un jour ?

Disons qu’ils sont arrivés au bon moment. On vendait déjà des disques qu’on gravait nous-mêmes, à la fin de nos concerts. La qualité était médiocre mais c’était déjà ça. La proposition du label était intéressante, et on voulait avoir une plus large diffusion. Les choses se sont faites assez naturellement finalement.

Le premier single ‘Hey You’ cartonne. Il a d’ailleurs été remixés par des dizaines d’artistes. Vous les avez écoutés ?

Peut-être pas tous, mais la plupart oui. En fait, un concours a été lancé, avec quatre-vingt remix. C’est assez impressionnant, et il y en a de très bons.

Crystal Fighters par exemple ?

Mortel ! Il est génial celui-là. D’ailleurs, il sort en vinyle dans deux semaines à Londres, avec la version originale de ‘Hey You’. C’est génial.

Crystal Fighters sont parfois sur les compilations Kitsuné Maison. C’est quelque chose qui vous plairait, à vous, d’y figurer ?

Oui, on adorerait !

Gaëtan, c’est toi qui écrit tous les textes. Est-ce que parfois, tu te mets dans états plus ou moins étranges pour écrire, et pour être encore plus inspiré ?

Non, jamais ! Je suis toujours très stone quand j’écris. Même avant d’entrer sur scène, on ne boit pas. On ne fume pas non plus. Rien du tout. Par contre après… (rires) En revanche, ça nous arrive d’être encore sous l’effet d’une grosse cuite de la veille. C’est étrange comme sensation, mais c’est cool.

Sur 10, vous donneriez quoi comme note pour ce premier album ?

Gaëtan : 10 !
Antonin : 8. Dans un magazine, il donne toujours un 8/10 aux albums. Je trouve ça cool comme note, alors je dis 8.
Amaël : 7.5 c’est très bien.
Gaëtan : Bon moi je dirai 9. Non, 9.5. C’est bien 9.5. C’est histoire de ne pas mettre 10 !

Une idée du prochain single ?

Non. Il n’y aura pas de prochain single ! Avec ‘Hey You’, on en a encore pour au moins trois ans ! (rires) Plus sérieusement, on ne pense pas au prochain single. On est encore en promo pour le premier. Notre tournée débute très bientôt. Et, on commence déjà à penser au deuxième album.

Est-ce que vous avec un rituel avant de monter sur scène ? Quelque chose que vous faîtes à chaque fois, pour vous encourager ?

Avant oui, on se faisait un gros câlin. Mais plus maintenant. Aujourd’hui on s’en fout. Limite, on monte chacun de notre côté, à l’arrache !
Antonin : Moi j’aimerais bien qu’on ait un truc à nous sur scène, dans le style vestimentaire par exemple. Il faudrait qu’on y réfléchisse.

Je suis sûre que vous avez des petits surnoms bien ridicules entre vous, non ?

Oui, mais on ne dira rien ! Par contre si tu cherches un peu, il y a une vidéo compromettante d’Antonin sur YouTube. Un truc bien ridicule.
Antonin : D’ailleurs, il faudrait que je demande à ce qu’on l’enlève…

Merci à Gaëtan, Antonin et Amaël. Et merci à Stéphane de 3ème Bureau.

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