Nous sommes très Limiñanas !

The Limiñanas © Fabrice Buffart
Un concert des Limiñanas, c'est l'assurance d'un très bon moment, mais quand en plus ils sont rejoints par le cinoque Comelade, en berne de son Bel Canto Orchestra qui a clôt son épopée de fort belle manière aux dernières nuits de Fourvière, on sait que cela être une soirée danstesque !


The Limiñanas © Fabrice Buffart
© Fabrice Buffart

Et ce fût le cas. 7 musiciens pour 7 fois plus de plaisir psychédélique ! C’est le maître mot, The Limiñanas et Pascale Comelade sont sur scène pour se faire plaisir et cela joue. Fort et bien ! Marie tout sourire martyrise métronomiquement ses trois fûts en cherchant des yeux Lionel qui fait crier sa guitare pendant qu’en fond de scène, Pascale s’éclate en sautillant derrière son clavier, loin du devant de la scène. On reconnait à la mandoline un des vieux compagnons du Pascalou qui donne à certains titres une sonorité singulière.

Mais ce qui marque le plus, c’est la collection de tubes que déroule le set. Le super groupe entame par Malamore, titre de l’album à paraître le 15 avril et fait déjà remuer les bassins. Puis alternent les anciens titres comme Votre coté yéyé m’emmerde et son name droping sensuel sur des riffs de guitare distordues pour un autoportrait à la Perec, Liverpool, Down Underground ses choeurs, sa batterie hypnotique qui fait houler toute la salle, Salvation et ces 5 notes lancinantes de synthé qui protègent et consolent, bien sûr l’imparable Funeral Baby ou Betty et sa touchante histoire de cœur brisé avec Johnny ou encore Je m’en vais qui nous emmène très loin.

The Limiñanas © Fabrice Buffart
© Fabrice Buffart

Discographie

S’intercalent 4 ou 5 titres du Traité de guitarres triololectiques (à l’usage des portugaises ensablées) comme The nothing twist, I’m dead, One of us, Green fuzz, Stella star, Carnival of Souls ainsi que des titres de Pascal Comelade comme son génial Russian Roulette.

Le rappel est constitué essentiellement de chansons de Malamore avec l’orgiaque El Beach qui donne envie de piquer une tête, Garden of love avec Hookie parmi les plantes, Prisunic et son coup de foudre prosaïque, Zippo qui nous allume avec son napalm électrique ou Dalhia rouge et sa déclaration passionnée.

Au final, un concert comme on les aime, tendu, jouissif, souriant, où l’on ne se prend pas trop au sérieux même en faisant les sauvages (!), où alternent chansons mid tempo, instrumentaux à fond la caisse (claire), titres survoltés jamais barbant malgré la pilosité de Lionel et tambourin diablement sensuel.

Date : 26 février 2016

Set list en image.

Lyonnais qui revendique sa mauvaise foi car comme le dit Baudelaire, "Pour être juste, la critique doit être partiale, passionnée, politique...", Davantage Grincheux que Prof si j'étais un des sept nains, j'aime avant tout la sincérité dans n''importe quel genre musical...

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