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Non, Tomemitsu n’a rien à voir avec le coup de pub touristique Frioulian pour un dessert au mascarpone ou avec des couteaux japonais pour se faire hara-kiri avant une année 2019 pire que 2018.

En 1994, Weezer balançait dans un bleu qui n’aurait pas déplu à Miró, « Only in dreams, we see what it means, reach out our hands, hold onto hers, but when we wake, it’s all been erased, and so it seems, only in dreams ». En 2018 et évidemment dans un autre style, Marten Roak alias Tomemitsu dans ses rêves chante : When I look around my heart, I can see the doors have closed, when I look around my heart I can see the words have spoken, when I look around my heart, I can feel the world around out there, air ». Mais c’est bien du cœur qu’il s’agit, et il n’y a bien que les aveugles pour ne pas en faire le tour. In Dreams est une berceuse pour cœur solitaire qui rêve d’être transpercé par une flèche. Mais la personne qui tient l’arc est maladroite ou inconséquente et ne touche pas sa cible. Pourtant Tomemitsu fait mouche, sa voix est un baume, la rythmique lancinante est une caresse réconfortante qui nous met sans dessus dessous.