The Besnard Lakes – Are The Toaring Night

the-besnard-lakes-are-the-toaring-night La bande de boute-en-train notoire de Montreal sera sérieusement de retour aux affaires le 08 mars avec un album un tantinet plus accessible que le précèdent (Are the dark horse). Ce dernier avait marqué l'année 2007 au fer rouge par son psychédilisme et son mutisme frelaté. Et ce nouvel opus? Qu'en est il?

The Besnard Lakes

Les réjouissances commencent sans coup férir dès le premier titre (Like the Ocean, Like the Innocent; Pt. 1: The Ocean). Un mélange oppressant rempli de distorsions torture l’auditeur jusque là sain d’esprit. La dernière partie du  diptyque nous permet de retrouver la voix si particulière de l’ange déchu en chef de Jace Lasek.

Chicago train fait écho aux derniers efforts du groupe et peut être considérée comme une ode à la joie de vivre… C’est après ces quelques minutes de respiration qu’arrive la grosse part du gâteau : Albastross.

Discographie

Déjà le nom. Références à qui on sait? Peut être. Qu’importe. Alternant entre avalanches bitumeuses de guitares  et roulements funèbres de batterie, enlaçant chœurs maléfiques et la voix de Madame, nous voilà partis pour les mers froides du globe. Cerise sur le cacheton de Xanax, ce titre est téléchargeable sur le site officiel du groupe.

Passé le très dispensable Glass Printer, la bande de joyeux drilles nous refait le coup du morceau disloqué en deux parties avec la série Land of Living Skies. SI les premières minutes peuvent s’avérer quelque peu pénibles, la fin de ce morceau envoie tout valser. Guitares shoegaziennes, batterie meurtrière, tout y est. Tout comme And This Is What We Call Progress.

Le très élégant Light Up the Night aurait pu clôturer l’album. Ces andouilles nous gâchent notre plaisir avec The Lonely Man. Armé de violons, les 7 minutes de Light Up the Night nous entraîne dans un tourbillon épique.

Pouet? Tsoin. Évidemment.
1 réponse sur « The Besnard Lakes – Are The Toaring Night »

Euh, au fait… Puisque j’ai ouï dire samedi soir sur Europe 1 que les Plastiscines ont une connexion particulière avec le continent Américain, en particulier depuis 2009, le choix du nom du groupe n’aurait-il pas influencé lui aussi par Katty ? ;-)

Les commentaires sont fermés.

Cela pourrait vous intéresser

Vidéo : The Besnard Lakes – Raindrops

The Besnard Lakes sont libres, au revoir Jagjaguwar, bonjour Full Time Hobby pour leur sixième album, The Last of the Great Thunderstorm Warnings le 29 janvier 2021.
The Besnard Lakes

The Besnard Lakes est le meilleur groupe du monde

Enfin une bonne nouvelle en 2020 ! Après l’impeccable A Coliseum Complex Museum et surtout après quatre années de silence, les Besnard Lakes sont de retour. On peut ranger ses compilations de My Bloody Valentine et prévenir les voisins… Le gros son est de retour.

Plus dans Chroniques d'albums

Apparitionduvisagedebelalugosisurunetranchedesalami

Comelade : ô lâches, soyez fous !

Et si le disque de 2022 était un disque instrumental et barré dont Pascal Comelade a le secret, ironiquement intitulé Le non-sens du rythme ?
Stephaneicher-odeartworkbysylviefleuryphotobyannikwetter

Stephan Eicher – Ode

Il n’y a pas d’ami comme Stephan Eicher. A chaque disque il nous offre une balade dans son dédale sentimental, ses étranges paysages, ses constructions impossibles.
Bastien Devilles - Remonter le courant

Bastien Devilles – Remonter le courant

On connaissait Daredevil, voilà Bastien Devilles que l’on peut écouter les yeux fermés d’autant plus que les mots sont de Brigitte Giraud, futur prix Goncourt avec Vivre vite.