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Gorillaz – Plastic Beach

Gorillaz - Plastic Beach
Le nouveau Gorillaz est prêt, tout le monde bout d’impatience, et j’ai eu la chance d’aller l’écouter au Plastic Bar. Alors bien sûr, l’écouter une fois seulement, au casque, avec en fond sonore Demon Days à bloc, c’est pas l’idéal, mais j’ai pris quelques notes en chemin.

Gorillaz : Plastic Beach

J’aime quand un artiste crée un univers autour de sa musique, et certes pour Damon Albarn, Gorillaz n’était qu’un délire à la base, et certes, ce serait le dernier album de Gorillaz (mais avec sûrement beaucoup de B, D, G, et autres X,Y,Z sides à venir) : toutes ces raisons sont bonnes pour se lâcher, mais ils ont un peu forcé la dose. On part dans un scénario d’espionnage, à rebondissements incessants et incompréhensibles à tel point qu’on se demande s’ils ne chercheraient pas à noyer le poisson… C’est dans cet esprit que je me suis rendue à l’écoute du dernier Gorillaz : Plastic Beach.

Premier point, Plastic Beach a pour intention de créer un microcosme du monde en « prenant des instantanés du monde, en attrapant différentes âmes pour mettre leur essence dans l’album ». Si l’idée est poétique, ça signifie featuring à fond ; seulement où est passé le son Gorillaz, noyé qu’il est sous les entités prépondérantes ?
Welcome to the World of the Plastic Beach’ avec Snoop Dog est très bon, mais c’est facile, c’est du Snoop Dog ! Quant aux quatre titres où Damon Albarn est tout seul, ils sonnent quelque peu fades par rapport au reste de l’album. Je garde cependant ‘Private Jet’ qui clôt l’album, par nostalgie de Demon Days peut être ? Et la rumeur courrait que Murdoch avait piqué les maquettes destinées à un potentiel nouvel album de Blur : il semblerait qu’on ait rien perdu.

White Flag’ avec Kano et Bashy, en rap sur l’Orchestre National de Syrie (très discret sur l’album en somme) me fait penser au projet The Rapsody Overture qui mêlait hip hop et airs d’opéras classique. Aucune innovation ici donc, puisque cet album est sorti en 1997 !

Puis vient ‘Stylo’, avec Bobby Womack et Mos Def. J’ai passé tellement de temps à regarder le décompte sur le site, que je connais bien ce titre maintenant, et j’apprécie la voix de Womack, qui adoucit le style de Mos Def. D’ailleurs, ma préférée de cet album sera certainement ‘Cloud of Unknowing’ où Bobby emplit tout l’espace musical.

Je passe rapidement sur quelques titres : ‘Superflash Jellyfish’ me fait penser à Afroman avec ce dialogue délirant entre Gruff Rhys et De La Soul ; Mark E Smith me vrille les oreilles sur ‘Glitter Freeze’, et sur ‘SweepstakesMos Def part un peu dans tous les sens – ça mériterait une deuxième écoute.

Mais la grosse déception, c’est cette fameuse réunion des survivants des mythiques Clash. Gorillaz offre ‘Plastic Beach‘ à Mick Jones et Paul Simonon et avec ce titre éponyme une opportunité de nous faire croire, l’espace de quelques minutes, que le rock n’est pas mort. J’attends l’invitation aux funérailles car après vingt secondes ce titre se perd dans une apathie et un manque d’intérêt consternant.

La bonne surprise c’est Little Dragon, qui fait deux fois son apparition sur cet album, et apporte une gracieuse touche féminine nécessaire puisqu’après tout Noodle n’est qu’un androïde… Ils font partie de mes titres préférés avec ‘Some Kind of Nature’, tout simplement parce que la voix de Lou Reed est inimitable et irremplaçable ! Bref, j’ai hâte de le réécouter, cet album !

Pas encore de clip, mais quelques images pour écouter Stylo
http://vimeo.com/9029263

Tracklisting (sortie le 8 mars)
1. Orchestral Intro
2. Welcome To The World Of The Plastic Beach [feat. Snoop Dogg]
3. White Flag [feat. Kano & Bashy]
4. Rhinestone Eyes
5. Stylo [feat. Bobby Womack et Mos Def]
6. Superfast Jellyfish [feat. Gruff Rhys et De La Soul]
7. Empire Ants [feat. Little Dragon]
8. Glitter Freeze [feat. Mark E Smith]
9. Some Kind Of Nature [feat. Lou Reed]
10. On Melancholy Hill
11. Broken
12. Sweepstakes [feat. Mos Def]
13. Plastic Beach [feat. Mick Jones & Paul Simonon]
14. To Binge [feat. Little Dragon]
15. Cloud Of Unknowing [feat. Bobby Womack]
16. Pirate Jet

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7 réponses sur « Gorillaz – Plastic Beach »

Oula ;-) tant que ça ;-) et bien je ne sauverais que Lou Reed pour sa voix inimitable et non pour le Bontempi derrière et les paroles bien niaiseuses ;-) allez je file me coucher en écoutant Richard Hawley ;-)

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