Laura Marling - I Speak Because I CanLaura Marling sort son deuxième album I Speak Because I Can le 22 mars. Son premier album Alas I Cannot Swim m’a irritée plus qu’autre chose. Mais ce nouvel album est plus intense, plus complet, elle n’est plus seule avec sa guitare, elle a su s’entourer. Il m’a transportée et plombée à la fois.

Laura Marling : I Speak Because I Can

L’omniprésence de la guitare acoustique sur Alas I Cannot Swim(2008) m’a fait l’associer penser à une vieille maison pendant une tempête : avec le bois qui craque la nuit. Sur I Speak Because I Can, la patte d’Ethan Johns se fait sentir. Aussi, parmi les musiciens, on compte Marcus Mumford, Ted Dwayne et Winston Marshall des Mumford & Sons et Tom Fiddle de Noah & the Whale.
En s’entourant d’un producteur professionnel – Ethan Johns a produit les Kings Of Leon, Ryan Adams et Rufus Wainwright entre autres – en lieu et place de son (ex)-petit ami Charlie Fink de Noah & the Whale, elle a réussit à créer une réelle atmosphère.

La première impression que m’a faite cet album, c’est les grands espaces : je me voyais en haut d’une falaise à voir la mer se déchaîner. En fait, Laura Marling souhaitait par le biais de cet album réitérer son identité anglaise. Le titre le plus flagrant de cet aspect reste ‘Goodbye England (covered in snow)‘ ; mais ‘Devil’s Spoke‘, figurerait parfaitement en bande-son de Braveheart.

Laura Marling discute dans cet album de la responsabilité de la féminité. Elle présente la femme dans l’attitude passive stéréotypée depuis la nuit des temps : ‘What He Wrote‘ décrit une correspondance de guerre entre deux amoureux et ‘I Speak Because I Can‘ adresse la relation entre Penelope et Ulysse. Elle a appris aussi de ses erreurs commises sur le premier album : si ‘Alpha Shallows‘ est une chanson personnelle, elle est codée.

Je ne retiendrai pourtant que deux voire trois chansons pour cet album : ‘Rambling Man‘ (« Let it be known that I was who I am ») et ‘Hope in the Air‘, qui par leur puissance asseyent la position de la femme – s’il est réellement question de la responsabilité de la féminité. Et au passage, je rajoute ‘Darkness Descends‘ qui reste enlevé et insouciant et donc ma intrigué pour le contraste avec le titre – et qui permet de souffler dans cet album très mélo-dramatique.

En attendant, le clip de Devil’s Spoke.

Sortie le 22 mars chez EMI

Tracklist
1. Devil’s Spoke
2. Made By Maid
3. Rambling Man
4. Blackberry Stone
5. Alpha Shallows
6. Goodbye England (Covered In Snow)
7. Hope In The Air
8. What He Wrote
9. Darkness Descends
10. I Speak Because I Can