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Erland and the Carnival – Nightingale

Erland and the Carnival – Nightingale
Erland Cooper, Simon Tong (The Verve et The Good, The Bad & The Queen) et David Nock (pigiste chez Paul McCartney) forment un ovni anglais et ont sorti leur deuxième album il y a quelques jours.

Erland and the Carnival

Erland and the Carnival est loin du tumulte et des remous de la presse anglaise. Pourtant, leur nouvel opus s’est classé à la 21 ième place des charts anglais lors de la semaine de sa sortie : miracle ! Malgré une absence de promotion, Erland and the Carnival vient de remettre au goût du jour une pop anglaise ambitieuse, qui s’affranchit des codes et qui pioche des éléments dans tous les courants musicaux existants.

Erland & The Carnival – Map Of An Englishman

Parce que suivre Nightingale dans son intégralité demande de la concentration. Jamais là où ils sont attendus, Erland Cooper et ses sbires naviguent entre paranoïa et mélancolie londonienne. Ils jouent avec l’auditeur. On croit tenir un concurrent sérieux de Neil Hannon (I’m not really here) quand le groupe s’enfuit dans une pénombre martiale avec Emmeline.

Le disque est une suite dans fin d’expérimentations élégantes qui intrigue puis séduit.

Après des années de vache maigre, on tient un bricoleur du rang de The The, un névrosé digne de Mick Head. Chouette.

Pouet? Tsoin. Évidemment.
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1 réponse sur « Erland and the Carnival – Nightingale »

Oui, une absence de promotion… directe ! Parce que cette « Map of an Englishman » a visiblement été utilisée dans une publicité, ce qui peut expliquer en bonne partie cette 21° place ! C’est d’ailleurs la raison pour laquelle un auditeur du Mouv’ l’a demandée dans la Facebooklist de dimanche 13 : or, vu que j’étais entrain de potasser un bulletin de Pharmacologie en même temps (car l’émission était exceptionnellement présentée par Vivian Cug : parce qu’avec Émilie, impossible de taffer simultanément ;-)) je l’avais écoutée d’une oreille assez distraite, et juste vaguement retenu le coup du Carnaval : donc merci Louis, j’ai retrouvé la référence précise maintenant !

D’ailleurs, ce clip pourrait bien lui-même déboucher sur un certain nombre d’applications pharmacologiques… comme quoi, j’étais assez raccord, en fin de compte ;-)

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