Maika Makovski – Maika Makovski

chronique : Maika Makovski - Maika Makovski Comme son nom l'indique Maika Makovski boit de la vodka au petit déjeuner et est spécialisée en Polka. Oui bien sur. Maika Makovski est espagnole, et chante un rock en anglais (Au pays de Cervantès, on fait autre chose que de la paella et du flamenco, ne vous en déplaise.)

Maika Makovski

Si avec ses deux premiers opus, Maika Makovski reçoit un succès d’estime et une reconnaissance de la presse espagnole, avec son troisième album éponyme, la chanteuse s’exporte. Le premier single Lava Love met tout le monde d’accord. 100% des oreilles testées (4 en tout et pour tout) son tombées d’accord sur la filiation : Maika Makovski sonne un peu comme une petite PJ Harvey (J’entends d’ici les Oh émerveillés, les Ah sceptiques, on garde l’esprit, mais on fait gaffe aux proportions hein). Qui voit on à la production ? Un certain John Parish. La boucle est donc bouclée.

Maika Makovski -Lava Love

Des folk songs teintées d’Americana (The deadly potion of passion, The Bastard and the Tramp), de petites bizarreries oniriques aux refrains en forme de comptine (Friends), des pop songs légères (City Life)… On trouve tout ça sur l’album de Maika Makovski. Et puis un rock plus abrasif (le très bon Ruled by Mars) un peu bluesy (Oh M Ah), un peu psyché aux entournures, un rien ésotérique (le lascif Devil’s Trick) et c’est là que l’espagnol est la plus forte.

Si Maika ravis les écoutilles, c’est qu’elle regroupe en un album ce qu’on peut aimer chez d’autres. Un soupçon de PJ Harvey donc, un rien de Patti Smith (plus flagrant sur les autres albums ceci dit), une pointe de Alison Mosshart, quelque chose de Juliette Lewis (No Blood)…
Voilà, Maika elle a tout d’une grande.

Discophage et habituée des salles parisiennes, Queen Mafalda donne son avis, surtout si on ne le lui demande pas.

Cela pourrait vous intéresser

Grandblanc-pilulebleue

Vidéo : Grand Blanc – Pilule Bleue

On ignore ce que contient cette pilule bleue, mais elle provoque des hallucinations. Mad – Camille – Max joue de la harpe et un robot bringuebalant l’accompagne à la recherche d’un lieu secret.
Richarddawson

Dawson freak

Le morne mois de novembre touche à sa fin après le débilitant vendredi noir, bientôt Noël et sa frénésie de bénévolence. Alors pourquoi ne pas se cloîtrer dans une bulle en écoutant The Hermit, la première plage de 41 minutes du nouvel album de Richard Dawson, The Ruby Cord.

Plus dans Chroniques d'albums

Apparitionduvisagedebelalugosisurunetranchedesalami

Comelade : ô lâches, soyez fous !

Et si le disque de 2022 était un disque instrumental et barré dont Pascal Comelade a le secret, ironiquement intitulé Le non-sens du rythme ?
Stephaneicher-odeartworkbysylviefleuryphotobyannikwetter

Stephan Eicher – Ode

Il n’y a pas d’ami comme Stephan Eicher. A chaque disque il nous offre une balade dans son dédale sentimental, ses étranges paysages, ses constructions impossibles.
Bastien Devilles - Remonter le courant

Bastien Devilles – Remonter le courant

On connaissait Daredevil, voilà Bastien Devilles que l’on peut écouter les yeux fermés d’autant plus que les mots sont de Brigitte Giraud, futur prix Goncourt avec Vivre vite.