Stereophonics – Graffiti on the Train

Stereophonics - Graffiti on the Train
Au Pays de Galles, il y a John Cale, les Super Furry Animals... Et les Stereophonics. Certes. Ils sont fous ces gallois. Après avoir remporté quelques prix et le soutien de toute une nation avec un premier disque sévèrement burné, les copains de Kelly Jones ont livré quelques disques assez discutables voir complétement inécoutables. Et voilà qu'en 2013, les types sortent un single rafraichissant. Problème.

Stereophonics

Les Stereophonics viennent de sortir un disque plus que correct. Le renouveau avait déjà pointé le bout de son nez avec Keep Calm and Carry On (2009) :
Kelly Jones avait compris, au bout de trois albums, que singer les Black Crowes était fort peu intelligent et hors de sa portée. Le gallois avait enfin vu la lumière… Et avait trouvé quelques heureuses chansons.
Le mal le reprend de temps en temps sur cet album. Been Caught Cheating et ses relents yankees moulinent dans le haggis moisi.

Les types sont bons quand ils reviennent aux fondamentaux. Les chansons qui trempent dans l’héritage de la BBC et du pub rock classique fonctionnent: We Share the Same Sun et In A Moment devraient augmenter les dividendes des actionnaires de Strongbow.
La pépite qui justifie à elle seule l’achat de ce disque est évidemment le single en houblon armé: Indian Summer est une petite sucrerie foutrement addictive. La voix de Kelly Jones sauve n’importe quelle composition moyenne… Alors quand la qualité est au rendez-vous, c’est le nirvana gallois.

Discographie

Ce huitième disque est une petite révolution à lui seul. Graffiti on the Train sort sur le label du groupe (adieu V2) et est coproduit par Jones (le récurrent Jim Lowe supervise le tout comme d’habitude). Keep Calm and Carry On avait fait une entrée ratée dans les charts du Royaume Uni. Pas si idiots que ça, les types ont recruté un nouveau batteur et ont mis du temps à publier ce disque. Jones essaye de se renouveler. Violins and Tambourines offre un séduisant visage au groupe alors que certains titres suscitent un manque chronique d’intérêt (Roll the dice).

Un vrai petit parcours de montagnes russes en somme. Qui peut s’avérer épuisant pour les non avertis.

Stereophonics – Indian Summer

Stereophonics – Graffiti on the Train
6/10
Pouet? Tsoin. Évidemment.
3 réponses sur « Stereophonics – Graffiti on the Train »

le principal problème est que ce groupe est totalement non reconnu en france d’un point de vue artistique…
y a t’il un artiste en france qui compose, écrit et chante aussi bien que Kelly Jones??
il faut savoir se poser les bonnes questions.
le premier album fut une vraie découverte d’un talent hors norme, aussi bien, efficace musicalement pour un trio que pour les paroles de Kelly, qui notemment fut convoité par la presse anglaise pour les rejoindre grace à son ecriture si particulière…
le deuxième album, une confirmation…
les comparés par la suite aux black Crows me semblent completement inapproprié… rien à voir
pour avoir vu les black crowes, c’est le jour et la nuit !!! d’ailleurs, ils en sont ou les blacks crowes?? le néant total

bref, je n’ai pas le temps ni les compétences pour decrier ce que tu peux dire sur les stereophonics… mais j’ai les oreilles pour me dire que ce groupe est vraiment très bon aussi bien en studio qu’en live, et meme pour affirmer qu’ils sont encore meilleurs en live…
gage de qualité fondamentale pour ma part.

indian summer n’est pas le morceau le plus intéressant de l’album, loin de la…
après plusieurs écoutes tu t’en rendras bien compte

bye

Pour remettre un peu d’ordre.
Les Crowes viennent de sortir un album live et tournent en Europe cet été.
Jones a toujours avoué un penchant pour les Crowes et a bossé avec leur ingé son.

Quant au deuxième album des Stereophonics, même le N.M.E. ne le défend pas. Tu oses tout!

Enfin: « y a t’il un artiste en france qui compose, écrit et chante aussi bien que Kelly Jones?? »
Oui…

Les commentaires sont fermés.

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