Gentiment affublés du sobriquet de dignes héritiers des Happy Mondays avec leur premier disque, les Kasabian aimeraient bien changer la donne avec ce disque. Comme avec les précédents. Les nouveaux Fleetwood Mac ? Pourquoi pas.
48:13, cinquième disque du groupe, se veut être le disque de la rupture. Tête d’affiche de Glastonbury, Kasabian en veut encore plus. Toujours plus.

Serge Pizzorno a éjecté Christopher Karloff (responsable de l’ambiance de Kasabian) et a congédié Dan The Automator (producteur de West Ryder Pauper Lunatic Asylum et du dernier en date dont tout le monde a jugé bon d’oublier le nom). En 2014, on se retrouve avec un Pizzorno omnipotent qui chante, qui produit et qui oublie d’écrire des chansons.

Éternel outsider, Kasabian se rêve en machine de guerre mainstream. 48:13 est réalisé dans ce but.
C’est bien connu, les disques ne se vendent plus. Alors on refile une pochette au goût douteux. 48:13 gagne déjà le NME Award de la pochette hideuse de l’année.
Et on se retrouve à se gratter la tête sur la majorité des titres. Bouillie électro ? Délire électro ?
Eez-Eh, premier single de ce must have chez les ennemis des Arctic Monkeys, annonce la couleur. Au moins, les Stone Roses ont eu la bonne idée d’exploser avec Second Coming… Là, ça sert juste de passe-plat à des morceaux douteux.

Kasabian – Eez-Eh

Discographie

Serge Pizzorno était rigolo. On se doutait de l’adolescent fan d’Ennio Morricone et de Primal Scream jouant de la chaussette devant un poster de Liam Gallagher. Là… On se retrouve avec des morceaux qui ont oublié les chansons sur le bord du trottoir et un type qui ne cesse de chanter. Il joue de la chaussette comme Noel Gallagher. Mais laisse le chanter qu’on lui disait du temps d’Oasis en parlant de Liam. Même chose en 2014 chez Kasabian. Laisse le chanter. Après le très bon Doomsday où Meighan envoie tout valser, on se prend une gueule de bois avec une rasade de Glass où Pizzorno endort les troupes.
On sauvera donc de la Bérézina ambiante, Stevie, Doomsday et SPS. Le reste devrait accompagner quelques publicités de la Coupe du Monde de football ou les ruptures sentimentales des adolescents boutonneux de Leicester.
Il fallait se douter de la plantade de 48:13. C’est Mark « Spike » Stent qui a mixé le disque. Sachant qu’il a sévi sur les pires disques du modèle Oasis…

Tracklist : Kasabian - 48:13
  1. Shiva
  2. Bumblebee
  3. Stevie
  4. Mortis
  5. Doomsday
  6. Treat
  7. Glass
  8. Explodes
  9. Levitation
  10. Clouds
  11. Eez-Eh
  12. Bow
  13. SPS

Kasabian – 48:13
4/10
Pouet? Tsoin. Évidemment.
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2 réponses sur « Kasabian – 48:13 »

Je découvre votre site par hasard.
100% d’accord avec la critique de Louis. Le CD m’est tombé des mains. J’ai écouté cette bouillie en faisant autre chose. Aucun morceau n’a retenu mon attention (à part le très – trop ? – easy « eez-eh ». Et dire que je fulminais de ne pas avoir pu avoir une place pour leur récent passage à Paris ! Et dire que j’ai réussi à avoir une place pour leur concert au Zénith de Paris le 7 novembre !! Et dire que le 7 novembre, c’est mon anniversaire !!!

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