Pendant le Fnac Live 2016, SK* a eu la chance de rencontrer I Am Stramgram après leur live, et de pouvoir discuter avec eux. C’était vraiment chouette, on vous raconte ça.


iamstrammongolfiere
Nous sommes vendredi, le troisième jour du festival, il est environ 20h, la soirée bat son plein depuis deux heures, et c’est justement I Am Stramgram qui avait ouvert le bal lors de leur concert, vraiment cool mais un peu court, à 18h.

C’est marrant, lorsque que je me suis assise en face de ces deux énergumènes, Vincent et son acolyte Mike, toujours affublé de son fidèle masque de dinosaure, la première chose qu’ils ont remarqué, c’était le tatouage de montgolfière que j’avais sur le bras, et qui ressemblait étrangement à leur visuel. Observateurs les gars, en tout cas, voilà un bon moyen d’embrayer sur leur univers !

Alors, si on reprend, I Am Stramgram ça a commencé comment, et quand ?

Ça a dû démarrer en 2012 – 2013, c’était au départ plutôt un projet de « face B » issu des autres groupes qu’on a avec le collectif des Disques du Fennec à Bordeaux, qui rassemblait justement des morceaux qui ne fonctionnaient pas forcément en groupe.

Et c’est le Ricard S.A Live qui a donné une vraie visibilité au projet ?

C’est ça, c’est devenu vraiment « sérieux » il y a environ un an et demi quand j’ai commencé à réellement écrire pour le projet et plus seulement à récupérer des morceaux. À ce moment là j’en ai fait quelque chose de plus personnel, ai commencé à m’y investir, à faire moins de concessions.

Tu te reconnais plus là-dedans alors ?

Non, c’est pas forcément que je me reconnais plus, car j’ai toujours besoin du travail en groupe, ça m’inspire et me porte, mais par un concours de circonstances, c’est ce projet qui a eu le plus de visibilité.

I AM STRAMGRAM – Eaten Alive

Donc tu gardes d’autres projets à côté ?

Oui, j’ai d’autres groupes, Mike aussi a plein d’autres projets à côté, on adore ça.

Et pourquoi faire celui-ci à deux ?

En fait au début c’était vraiment solo-solo, et quand on a vu les dates s’accumuler, on s’est dit que ce serait quand même cool d’avoir plus de présence scénique, plus de corps.

Vous jouiez déjà ensemble avant ?

Oui, on joue ensemble sur plusieurs projets, on se connait depuis 10 ans et on fait de la musique ensemble depuis 10 ans ! On s’est dit qu’être seul sur une espèce de grosse scène comme ça en tournée ça n’allait pas être évident, on a voulu y ajouter un côté plus percussif et on a choisi de l’amener en mettant en scène le personnage du vélociraptor qui est un écho à l’enfance et à notre univers.

Pourquoi avoir choisi de ne montrer qu’un seul visage alors ?

Parce-qu’on reste quand même attaché au fait que ce soit un projet solo, donc le but est que ça ne brouille pas la visibilité, on voulait mettre en scène un personnage qui soit un peu les « mains » de l’artiste.

Du coup on ne verra jamais Mike ?

Eh non, vous ne le verrez jamais ! On aime construire autour de ce personnage et jouer avec ça, sur le fait que ce n’est pas seulement un musicien en plus, mais des interactions, une mise en scène.

Ce nom, cet univers.. l’enfance, encore et toujours !

Oui, c’est toujours très lié aux souvenirs, à la nostalgie. D’ailleurs, quand on est dans une configuration un peu moins speed que celle-ci sur le Fnac Live par exemple, on joue avec des décors, des dessins, des petites ampoules.. On essaie vraiment de recréer une sorte de petite chambre. On fait aussi encore plus d’interactions avec le dinosaure, pour moi les dinosaures c’est vraiment l’enfance, quand j’étais gosse ça me passionnait.

Et en terme de dates, on en est où ? La tournée du Ricard S.A Live est finie, c’était cool ? Il y a des concerts en particulier qui vous ont marqué ?

Hum.. Bourges c’était génial, Montpellier..Toulouse aussi..en fait plein ! Il y a eu aussi des live plus difficiles, à La Rochelle notamment, même si le public a été top et qu’on a finalement eu de bons retours, mauvais alignement de planètes ce soir là, des problèmes techniques, notre ingé son qui n’était pas là.. ça a été dur pour nous, mais bon c’était formateur !

Oui j’imagine.. ! Le Fnac Live du coup, vous l’avez vécu comment ?

A vrai dire on a plutôt l’habitude des festivals où les gens ne viennent pas pour nous et ne nous connaissent pas forcément, mais c’est ça le challenge, de faire en sorte que les gens s’intéressent au projet, qu’ils apprécient le moment et qu’ils s’en souviennent !

En tout cas pour ce soir, job done !

iamstramgram

TOP 10

1) Le meilleur album de l’année ?

Sufjan Stevens, Carrie & Lowell

2) La meilleure salle pour faire un concert ?

Hum, une salle ou un endroit ? Un truc de grande ampleur qui nous fasse rêver un peu. Les Eurockéennes ? Ou Primavera tiens !

3) Et la meilleure salle pour aller voir un concert ?

Plutôt des petites salles, où on se sent proche de l’artiste, restons corpos, on va dire le Krakatoa à Bordeaux !

4) Une collab’ artistique qui te ferait rêver ?

Michel Sardou !

5) Un disque ou un groupe que tout le monde a écouté sauf toi ?

Eh ben.. je n’ai jamais vraiment écouté les Rolling Stones !

6) Paris ou Londres ?

Ni l’un ni l’autre.. plutôt une ville moins grande. Quoique, Sidney sinon !

7) Un truc à faire avant la fin de l’année ?

Partir en vacances !

8) Un disque que tu attends particulièrement ?

Le prochain Arcade Fire, on a bien envie de voir ce qu’il va donner

9) Jaune ou Bleu ?

Bleu, comme le ciel, comme les yeux de ma meuf. Bleu.

10) Un truc à ajouter, que t’as jamais dit et que t’aimerais bien dire maintenant ?

Ben écoutes, j’ai jamais dit « plaque d’immatriculation » en interview. Donc voilà, « plaque d’immatriculation ».

Ce sera le mot de la fin !

I Am Stramgram - Jurassic Poney