Crédit : DR
Crédit : DR

Ca faisait longtemps que l’on n’avait pas vu et entendu Mr. Casablancas. Après le dernier album des Strokes, First impressions of earth, sorti en 2005, le groupe s’est assez vite dispatché pour proposer pour certains un album solo et pour d’autres, des apparitions dans quelques groupes. C’est Albert Hammond Jr qui s’élance le premier pour offrir deux albums solo, Yours to keep 2006 et Como te Llama en 2008. Puis, Fabrizio Moretti batteur et fondateur du groupe Little Joy sortira son premier album éponyme en 2008 . Quant à Nikolai Fraiture et Nick Valenci leurs projets sont assez confidentiels.

Julian Casablancas

Un seul donc manque à l’appel, il s’agit du chanteur et leader du groupe New-Yorkais. Malgré quelques apparitions assez récentes (Pub Converse aux côtés de Pharrell Williams et Santigold ainsi qu’un titre dans le splendide album Dark Night Of The Soul) il n’y avait rien de vraiment concret. Heureusement pour la musique, le petit prodige a su trouver ses mots ou plutôt ses notes pour enfin partager avec le public un premier album de qualité. Le choix des morceaux est d’abord très sélectif : seulement huit titres, mais huit titres variés et intenses de part leurs styles et leurs rythmes. En effet, sur cet album l’américain n’hésite pas à toucher à tout : le rock (psychédélique) bien sûr, avec Out Of Blue, River Of Brikelights, Left and Right in the dark; le Folk Rock avec Luddlow st, 4 chords of the apocalypse et il rajoute même une petite touche d’électro mélodieuse et douce comme sur Glass, 11 dimensions ou Tourist.

Ce changement conséquent de style de musique, selon les morceaux permet à l’auditeur de ne pas se lasser mais aussi d’être plongé dans un univers différent très rapidement. Grâce à sa voix somptueuse reconnaissable entre mille, il apporte aussi une forte touche mélodieuse que l’on aime tant chez les Strokes et rajoute des instruments plus sensuels comme le synthé, la guitare acoustique et même le banjo dans Luddlow st. Sa voix est plus douce et fraîche et montre tout le talent de ce chanteur. C’est comme si Julian Casablancas avait acquis une maturité qu’il n’avait peut-être pas auparavant. C’est donc avec un album axé sur l’imaginaire et la sensibilité que nous pouvons affirmer haut et fort que quand les gens ne sont plus à vos côtés (dans ton MP3), c’est à ce moment là qu’ils vous manquent le plus.

Partager cet article

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Cela pourrait vous intéresser

Jehnny Beth & Julian Casablancas - Boy/Girl

Un gars, une fille !

Un joli scopitone qui dépote avec Jehnny Beth et Julian Casablancas qui reprennent le Boy/Girl des pionniers danois Sort Sol avec l’icône punk Lydia Lunch.
Photos concert : Massive Attack @ Eurockéennes, Belfort | 4 juillet 2010

Dernier jour aux Eurockéennes de Belfort

Cette dernière journée de festival commence plutôt mal, pour ma part en tout cas, avec cette grosse déception en assistant au concert du leader des Strokes, Julian Casablancas. Le chanteur reste froid, et le public le sent bien…

Montreux Jazz Festival : la 44ème programmation

Créé en 1967 par Claude Nobs, le Montreux Jazz Festival est devenu au fil des ans un point de ralliement incontournable pour les amateurs de musique, de Suisse comme de l’étranger. Sur ses différentes scènes, tous les plus grands ont défilé, de Miles Davis à Ray Charles, en passant par David Bowie ou Prince. La…

Plus dans Chroniques d'albums

The Bats - Foothills

The Bats – Foothills

Les Bats viennent de publier Foothills, leur dixième album. Comme pour les neuf premiers, le verdict sera le même : les Bats sont le meilleur groupe du monde.
J.E. Sunde - Love

J.E. Sunde – Love

Désormais hébergé chez Vietnam (Chevalrex, H-Burns), J.E. Sunde poursuit la quête qu’il a débutée une décennie plus tôt ; à savoir écrire la chanson folk parfaite. Avec ce nouvel album, Love, Sunde démontre qu’il va falloir compter sur lui en 2020. Et pour le reste de votre vie.
The Moons - Pocket Melodies

The Moons – Pocket Melodies

Très actifs au début des années 2010, The Moons s’était assagi en devenant silencieux depuis quelques années. Andy Crofts, l’homme qui se cache derrière ce groupe, avait été accaparé par son travail avec Paul Weller. 2020 nous réserve son lot de surprises tous les jours. The Moons est de retour avec un disque et s’est…
Bachar Mar-Khalifé - On​Off

Bachar Mar-Khalifé – On​/​Off

Vous cherchez un seul disque pour votre reconfinement ? On​/​Off de Bachar Mar-Khalifé pourrait être celui qu’il vous faut pour les longues après-midi sous la couette, un verre d’Aloxe-Corton et un Houellebecq à portée de main.
Juanita Stein - Snapshot

Juanita Stein – Snapshot

Troisième disque solo de Juanita Stein, Snapshot nous renvoie au début des années 2000, une époque où le Royaume-Uni avait le chic pour exporter une kyrielle de bons groupes.
Jeff Tweedy - Love Is The King

Jeff Tweedy – Love is the King

Intimement lié au livre How to Write One Song, Love is the King prouve une fois de plus que Jeff Tweedy fait partie des très grands. Et si certains ont perdu le fil avec la discographie de Wilco, ce nouveau disque solo est un excellent prétexte pour se rabibocher avec son patron.

Laura Veirs – My Echo

Accompagnée de Jim James, Bill Frisell, Karl Blau et de Matt Ward, Laura Weirs sort un onzième impeccable album.