chronique: The Kills - Blood Pressure

Je l’attendais comme le Messie… Ou la petite souris. Mais je suis déçue déçue déçue. J’attendais des frissons, un album qui sent au moins (un peu) le stupre, des vibrations stomacales, un garage rock de boite à cul. Un album crado et électrique. Je le voulais mon super album des Kills.

The Kills

À la place j’ai eu un album convenu. Un enchainement de pistes soignées, maitrisées, sans faute de gout majeur mais qui ne viennent pas titiller là où ça fait plaisir. Des mélodies qui passent toutes seules, pas une aspérité qui viendrai t’accrocher l’oreille de l’auditeur. C’est peut être le côté plus produit que d’habitude qui dérange cette fois ci. Le son est plus poli, moins abrasif, plus propre… Oui, plus pop. Nail in My Coffin en est l’exemple parfait, le refrain tout plein de « Ohohohoh ohohohoh » est non seulement taillé pour la bande FM mais aussi pour devenir le digne successeur du Seven Nation Army et de son « Pohpohpohpohpohpohpoh ». Certains titres trainent un peu la patte, sonnent un peu besogneux, laborieux (You don’t won the road).

La première fois que l’album fait lever un sourcil c’est sur Wild Charms. Hotel colle sa voix sur ce titre Lenonnien, au bas mot. Un hommage à sa tige de frein de fiancée ? Les paris sont lancés. Un trésaut de l’oreille sur Last Goodbye où VV revêt une voix de Diva Rock en préretraite pour un titre dont l’instru semble tout droit provenir d’une vieille platine en fin de carrière, soutenue par un clavier un peu défraichi. Une vraie réussite. Les morceaux continuent de s’égrainer dans une morne platitude, jusqu’au dernier morceau. Arride et sèche comme une peau de fesse de septuagénaire, Pot & Pans c’est LA chanson que j’attendais, les Kills comme on les aime, lancinants, avec une guitare déglinguée et un blues qui sent les grands espaces.

Peut être les Kills ont ils fait le tour de la question avec leur trois albums précédents. VV l’a fait aussi avec les Dead Weather, si on compte les points on en est à deux déceptions en deux ans. Fais gaffe VV, heureusement que je t’aime (vraiment) bien.

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