Metronomy – The English Riviera

Les Anglais sortiront le toujours troisième difficile album qui fait suite au deuxième album réussi en avril 2011. On prend donc notre serviette de plage et on part faire bronzette avec le disque sous le bras.

Metronomy

Si les deux premiers titres  ne sont pas franchement les plus réussis, ils ont le mérite de vérifier les récentes du groupe et de cadrer les choses.  Le capitaine Mount a avoué platement s’intéresser aux enregistrements des années 70 ainsi qu’aux artistes de cette période. Les premières minutes sont donc très sages. We Broke Free plaira à ceux qui se font une certaine idée des 70. Mais l’exercice d’application s’arrête bientôt. Troisième morceau. On quitte la classe et on va dans la cours de récréation inventer des nouveaux jeux.

Discographie

Alors que The English Riviera s’était trouvé un rôle bien rangé, Everything goes my way, ritournelle pop pleine de malice intrigue et finit par faire taper du pied. Petit bijou pop, cette chanson plonge l’auditeur dans un mutisme étrange…

The look répond au slogan balancé aux médias: « une rencontre entre Daft Punk et les Eagles » et s’avère très efficace.  The English Riviera fonctionne comme un moteur diesel sur la route des vacances. Il faut lui laisser du temps. Après quelques minutes de chauffe, il tourne merveilleusement bien. The look, petite sœur plus rangée de Everything goes my way, achève de nous convaincre.

She wants et ses premières effluves à la The Cure parait un peu à coté de ses pompes. Le schizophrène The Bay plonge la seconde moitié du disque dans un monde dominé par l’électro. On range Steely Dan et consorts. Fantasque, Corinne, devrait faire un malheur sur les dancefloors cet été. Mount lâche tout. Alors que les premières minutes étaient très policées, voilà que les frontières s’effacent. Tout danse, tout valse. Parfait. Si Some written retombe dans les mêmes travers policés des premiers morceaux, Love Underlined, fait office de chapitre final idéal.

Pouet? Tsoin. Évidemment.
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3 réponses sur « Metronomy – The English Riviera »

Alors, première chose, je m’autocorrectionne : je me suis aperçu en effet, en revisionnant « You Could Easily Have Me » hier soir, qu’ils avaient effectivement sorti un premier album en 2006, même si Papy Brossard nous les a fait découvrir en France seulement en décembre 2007 !

Tout d’abord, bon point pour l’artwork ! Et puis, ta chronique me donne du rêve, Louis ! « Love Underlined », des dancefloors transcendés… et « Corinne » qui, en fin de compte, sonne un petit peu comme Karen… ;-) ;-) Un été 2011 qui s’annonce formidable, finalement : enfin espérons !!

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