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Chroniques d'albums

Brett Anderson – Black Rainbows

Brett Anderson – Black Rainbows - chronique cd

Une rentrée réussie pour la grande Seringue. Donné pour mort artistiquement et médiatiquement lors de la sortie de son dernier album solo (174 ième dans les charts anglais… le bougre avait éteint Suede pour moins que ça), Sir Brett vient de faire un joli tour de passe-passe.

Discographie

Brett Anderson

En 2009, on ne donnait pas cher de la peau d’Anderson. Vivotant sur son héritage, il avait publié quelques albums qui oscillaient entre du sous Suede pour le meilleur et ennui profond pour le pire. Le dernier étant le paroxysme de l’emmerde: enquiller trois chansons de Slow Attack se révélait être une certaine gageure.
Pas idiot, le bougre avait compris qu’il fallait sortir les grands moyens pour redresser la barre. Une tournée de Suede plus tard, un nouvel album de Suede plus tôt, voilà peut être son meilleur album solo.

Fini la poussière et les sons pesants. Anderson redresse sa mèche et est à deux doigts de rechausser sa boucle d’oreille. Des années que l’on n’avait pas été parcouru par ce sentiment de classe aristocratique désenchantée. Depuis Coming Up sûrement.

Il y a quelques jours, le premier single avait donné un sérieux avertissement. Si on oublie les gimmicks vocaux habituels du rejeton, on avait vite compris que les temps de famine étaient derrière nous. Refrain en béton armé, basse rutilante (malgré l’absence du fidèle Matt Osman) et voix hautaine: le trio gagnant.

L’avertissement en était un. Et un sérieux. L’album débute par un Unsung qui nous rappelle les heures funestes de Dog Man Star. Depuis combien de temps Brett Anderson n’avait pas chanté ainsi ?

I count the times est très malin  et The exiles permet à la Seringue de se montrer rageur comme jamais.
Black Rainbows surprend par sa qualité d’écriture. Certes Anderson n’a plus grand chose à prouver. Mais ces derniers temps, on était quelque peu inquiet. Black Rainbows surprend : aucune pause. Rien à jeter. Mais où a t-il été chercher tout cela ?
Il réussit même l’exploit de mettre au pas le pénible Leo Abrahams qui avait sévi sur Slow Attack. Quel carnage. Là, c’est tout le contraire.
Les derniers moments de cet album sont peut être les meilleurs : Thin Men Dancing surprend par sa hargne et le dernier morceau agacera les détracteurs de Suede mais fera tomber plus d’un fan de Suede.

Pouet? Tsoin. Évidemment.
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2 réponses sur « Brett Anderson – Black Rainbows »

Pourquoi tu l’appelles la seringue??? c’est moyen comme surnom…dépressif oui mais camé je suis pas d’accord, j’ai écouté Brittle heart c’est pas énorme mais sa voix et son allure est toujours aussi sexy..

La seringue. Pour son physique de bellâtre anglais.
Dépressif, je ne suis pas d’accord. Mais pour la came, il est clean depuis un petit moment je crois. Cela s’entend…

Les commentaires sont fermés.

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