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Black Rebel Motorcycle Club – Wrong Creatures

Comme Jesus and Mary Chain, Black Rebel Motorcycle Club sortent plus ou moins toujours le même disque. A ce détail près que les frères Reid avaient toujours quelque chose à dire…


Les Black Rebel Motorcycle Club ont surgi, il y a 17 ans, en plein tempête Strokes. Chaperonné par Noel Gallagher qui leur ouvrit le marché anglais, les BRMC étaient l’alternative cuir/moustache à la déferlante Julian Casablancas. En 17 ans, les hommes en noir (accompagnée par Leah Shapiro depuis le départ de Nick Jago en 2008) chantent leur parfaite vulgate du rockeur en Harley-Davidson. Avec déjà sept albums au compteur, les B.R.M.C. en imposent et ont de quoi tenir deux heures en concert.
Et il y a ce huitième album qui fait rudement penser au premier mais où il ne se passe rien. Mais vraiment rien.
On ne peut pas en vouloir à Nick Launay (producteur de Silverchair et de tout ce qui tient une guitare en Australie) qui produit ce disque de manière fort honnête. On n’en voudra même pas à Robert Levon Been et Peter Hayes… Non. Mais on s’en voudra de réécouter ce disque aussi monotone qu’un discours de Robert Hue.

Black Rebel Motorcycle – Little Thing Gone Wild

Wrong Creatures des Black Rebel Motorcycle Club est publié par Abstract Dragon/PIAS.

Black Rebel Motorcycle Club - Wrong Creatures

Tracklist : Black Rebel Motorcycle Club - Wrong Creatures
  1. DFF
  2. Spook
  3. King of Bones
  4. Haunt
  5. Echo
  6. Ninth Configuration
  7. Question of Faith
  8. Calling Them All Away
  9. Little Thing Gone Wild
  10. Circus Bazooko
  11. Carried From The Start
  12. All Rise
Black Rebel Motorcycle Club – Wrong Creatures1.0
2/10
Pouet? Tsoin. Évidemment.
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2 réponses sur « Black Rebel Motorcycle Club – Wrong Creatures »

Ce qui est dommage c’est que ça soit cette « chronique » qui n’ait absolument rien à dire… le simple titre « Echo » donnait le ton d’un retour racé du Club sur les terres d’un Rock crasseux, parfois snobinard mais toujours authentique, puis surtout toujours dans la droite lignée de ce que nous accorde encore l’héritage de la Factory new-yorkaise de Warhol. Le cuir, les clopes, les clichés, la gloire éphémère et cynique, l’amour indie, fantasmé, souvent torturé d’un rien, mais à l’heure de l’électronique ou du numérique jusqu’à en vomir, retrouver les lampes crasseuses et brulantes des vieux amplis du Black Rebel Motorcylcle Club, putain ça fait du bien ! Comme un album du Brian Johnstown Massacre, en fait !

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