Vidéo : Austyn – Grenson

Austyn ne pantoufle pas et file à l'anglaise en français avec ses Grenson au cuir souple et mélodieux.

Austyn roule-t-il en mini ou en Ford Mustang ? Sur des images vantant l’American Way Of Life par Chevrolet, il chante sa poésie (sur)réaliste mid tempo en toute décontraction et surtout en toute indépendance. La vraie, pas celle qui se travestit d’oripeaux hype pour briller dans les vitrines. Non, Austyn se « laisse aller » et nous on valse à défaut de faire du ski nautique. Il nous fait sortir du bunker de la chanson mastiquée en français et ce n’est pas un coup de putt. Il balance la sauce (campbells) avec ce titre pré-post-pop-modern qui ne rentre pas dans les castes. Ce qui est sur c’est qu’Austyn n’est pas grillé sur SK*, il prend le pouvoir et nous on prend les voiles en évitant l’air du temps grégaire. On plonge avec délice dans ce Désordre, on aspire la mauvaise herbe, on taille la poussière, on se laisse aller avec le 007 lyonnais.

Austyn – Grenson

Ça taille petit les Grenson
Ça passe pas dans les Anglophones
Les angles lissés faudrait viser moins serré
Laisse planer

Pas de réseau sur le phone
J’m’envoie des visios monochromes
Monokini nuit dans mon cargo alangui
La langue a ses ennuis, je sais pas où c’est parti

Alors laisse aller, laisse aller

Belle envolée, peut-être tienne
Une aurore volée des persiennes
Babylone ressuscite mais tout ça va trop vite
Du train où j’habite

Encore posté au sémaphore
Reviens me voir, serre-moi fort
Sous l’eau qui dévore les baigneuses un peu lunaires
Y’a des cités entières et j’en ai pas cité le tiers

Alors laisse aller, laisse aller

Ça taille petit les Grenson
Quand j’me chiffonne en binôme
Sur les bancs cirés j’la r’garde me raconter
Mes absences prolongées
Mes absences prolongées

Lyonnais qui revendique sa mauvaise foi car comme le dit Baudelaire, "Pour être juste, la critique doit être partiale, passionnée, politique...", Davantage Grincheux que Prof si j'étais un des sept nains, j'aime avant tout la sincérité dans n''importe quel genre musical...

Cela pourrait vous intéresser

Austyn - Brune Mandarine

Vidéo : Austyn – Brune Mandarine

« L’amour me donne faim. Est-ce un crime ? » sont les premières lignes du roman La Mandarine de Christine Denis de Rivoyre devenu en 1971 un film d’Édouard Molinaro avec Annie Girardot et Philippe Noiret. Mais la Brune Mandarine d’Austyn donne une vorace fringale pour mieux laisser en disette le désir.
Austyn - Tes Délits Font Désordre

Vidéo : Austyn – Tes Délits Font Désordre

Libre et auto-produit, le lyonnais Austyn sort prochainement un EP, Désordre, 5 titres enregistrés en Auvergne par Denis Clavaizolle (Murat, Bashung) dont est extrait Tes Délits Font Désordre.
Austyn et Holden aux Trois Baudets - 29/09/2009

Autour d’Armelle

Encore une belle réussite du festival Attitudes Indé ce mardi soir puisque on pouvait assister aux prestations d’Austyn et Holden.

Plus dans Son du jour

Lauraclauzel-minuit

Vidéo : Laura Clauzel – Minuit

On a besoin d’amour, quelle que soit l’heure. Mais à Minuit, les corps s’éveillent et Laura Clauzel nous propose de nous « perdre encore un peu dans des volutes d’amour, ivres de vie et d’envie. »
Stéphanie Acquette – Chacun pour soi

[EXCLU] Vidéo : Stéphanie Acquette – Chacun pour soi

LA ville du Havre comme vous ne l’avez jamais vue. Stéphanie Acquette la métamorphose en ville de science fiction où deux héroïnes extra terrestres s’affrontent à coups de pistolets laser dans une quête quasi spirituelle.
Orval Carlos Sibelius – Les humains d’abord

Vidéo : Orval Carlos Sibelius – Les humains d’abord

Évidemment, si vous avez vu Phase IV de Saul Bass, vous ne regardez plus les fourmis de la même façon. Avec la musique d’Orval Carlos Sibelius, c’est encore plus déroutant avec la fin inédite du film pour cette ode à l’inévitable apocalypse.
Someone – I Guess I’m Changing

[EXCLU] Vidéo : Someone – I Guess I’m Changing

Attention, belle découverte. Vous serez irrémédiablement changés à l’écoute de Someone et de son deuxième album Owls qui « oscille entre le doux, le sombre et l’inquiétant, avec une production qui passe du mélancolique et du brut à l’électronique et au menaçant. »