Tame Impala – Lonerism

Tame Impala - Lonerism
Pour avoir buzzé, ils ont buzzé les Australiens de Tame Impala. La coqueluche des médias en ce début d'automne. Et la coqueluche des enceintes qui deviennent fiévreuses et qui toussent dès que l'on passe ce disque.

Ils étaient gentils les mecs de Perth. Kevin Parker et ses copains avaient surpris leur monde il y a quelques mois avec un album quelque foldingue qui remplissait comme il fallait le cahier des charges. Une copie d’élèves studieux en somme.

Et ils sont toujours aussi studieux les Tame Impala. Appliqués, consciencieux et vendus comme les sauveurs de la semaine, du mois ou de l’année. C’est au choix.

Discographie

Lonerism brille par la mise en scène de Dave Fridmann et son mix éclairé et par la dictature d’un Kevin Parker plénipotentiaire. Mais derrière ce son, aucune chanson. Ou très peu.
Il faut attendre péniblement la sixième piste pour avoir quelque chose à se mettre sous la dent. Feels Like We Only Go Backwards remplit clairement le job comme tournant du disque. Lennon ayant copulé avec Todd Rundgen, nous voilà en présence de quelques minutes de pop psyché de belle facture. Keep On Lying et ses notes obliques (clin d’oeil désuet au Floyd) taquinent l’auditeur et prépare le terrain à l’entrecôte du disque. Elephant et sa basse pachidermesque devraient faire un carnage en concert. Le morceau que tout fan d’Oasis rêve d’entendre pendant l’installation du matériel des frères Gallagher.
Et après ? Rebelote. On retombe dans une léthargie psychédélique où on cherche des chansons.

Les MGMT, eux, tenaient la corde sur plus de quinze minutes.

Tame Impala – Elephant

Pouet? Tsoin. Évidemment.

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