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Splendide Cascadeur : Ghost Surfer, chronique, écoute et interview

Cascadeur - Ghost Surfer

Je m’en souviens comme si c’était hier : Juillet 2011, chaleurs plombantes, lunettes de soleil, magnifiques filles, une ambiance de fête, des sourires collés partout. Faut dire qu’on a rarement vu un mec déprimer en plein milieu des Solidays. Un imprudent distribuait des pass autographes pour Wax Tailor. J’étais allé chercher mon autographe, et bredouiller « j’aime beaucoup ce que vous faites » à l’oreille du dit Tailor.

Cascadeur

Et puis j’étais parti me livrer à mon petit jeu favori : trouver la brèche dans les barrières sécurité qui protégeaient le commun des mortels des artistes, des loges, des carrés VIP. C’est toujours très excitant de se balader dans ce genre d’endroits, quand on est fan de musique, et plus particulièrement de ces ambiances de détente post ou pré-concert. Les groupes sont assis, au naturel, déconnent, boivent un coup, essayent de ne pas penser trop fort à quand il faudra rentrer. Moi je piquais des jus d’ananas au catering en faisant sembler d’être au téléphone en anglais, et je me régalais les yeux. Cascadeur émergeait tout juste, à l’époque, sous sa mystérieuse figure masquée. Il venait d’être révélé par les Francos, faisait sa première apparition aux Solidays dans l’après-midi. Son premier EP m’avait soufflé. Il avait aussi soufflé Mercury, qui l’avait signé dans la foulée, sans trop savoir ce qu’il pourrait faire de ce grand oiseau timide à la voix féline, féminine, et habitée. Lorsqu’il était monté sur scène, le souffle puissant qui porte sa musique avait nappé de beauté mélancolique la plupart des estivants qui cherchaient sans trop comprendre à savoir où ils étaient tombé. Et puis comme moi, comme tout le monde, ils avaient arrêté de réfléchir et s’étaient laissé porter par sa musique, son talent, son univers hautement personnel. La patte Cascadeur.

Cascadeur – Casino,feat. Eric Pulido

Discographie

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Il était comme ça, Alexandre Longo, et il l’est toujours : planqué derrière son casque de moto, visage inconnu sous un masque de catch, le chanteur prenait vie, et livrait une interprétation troublante de ses titres, comme un automate, un robot qu’on aurait subitement doté de sentiments, et qui se serait réveillé le corps lourd et pressé de raconter dix années de silence et d’observation. C’était magnifique. Entre deux jus d’ananas, au catering, je m’étais approché des tentes artistes. Sur la devanture blanche de l’une d’entre elle, il y avait son nom sur une feuille. J’avais appelé, et enhardi par le silence, entr’ouvert doucement l’ouverture de la toile. Sa loge était vide. Comme d’habitude, le décor impersonnel des attentes de concerts, quelques fruits, fauteuils, barres céréales, boissons. J’aurai pu me faire virer à tout moment, reconduire par la sécurité avec force coups de pieds au cul, mais je m’étais assis, j’avais pris une feuille et un stylo, et j’avais couché en trente lignes toute l’admiration que j’éprouvais pour sa musique. Et puis j’avais signé, laissé mon adresse e-mail dans un coin de la page, et j’avais posé le tout en face du miroir. J’étais parti en me moquant de moi, c’était inutile, et ça n’aboutirait à rien. Et puis un mois plus tard, j’avais reçu un email, dont le nom ne me disait rien. Il était titré « REMERCIEMENTS », et était signé « Casque bas » suivi de son prénom. C’était mon premier contact artiste, avant tous ceux qui ont suivi par des moyens plus légaux.

Et puis trois ans ont passé, trois ans de chroniques, de festivals, et de concerts. Cascadeur a sorti son premier album chez Universal, il était magnifique, et fin décembre dernier, j’ai reçu par la poste un petit cadeau du label. Son nouvel album, sorti maintenant il y a un mois. Une explosion de beauté, à la production plus travaillée, plus léchée. Cascadeur n’y perd rien, il en sort grandi, renforcé par la présence vocale aux antipodes de celle du chanteur du fantastique Stuart Staples, leader de Tindersticks, par la trompette de Méderic Collignon, et Christophe, qui referme avec douceur l’album sur la dernière chanson, comme un livre trop beau pour qu’on ose en écorner une page. Tout y est beauté, et il est presque difficile de trouver des choses à dire tant on ne veut pas donner l’impression de survendre l’album. Mais il est insurvendable. Il est vendu, acheté, acquis, puissant, orchestré, et splendide. La piste d’ouverture nous le fait comprendre tout de suite. On a changé de niveau, et dorénavant, il faudra comprendre que Cascadeur et plus qu’un simple chanteur au piano, et à la voix féminine. C’est un homme orchestre de génie, rassembleur de talents aux multiples facettes : on ne se pose pas de questions, et on plonge, sans prendre le temps de retirer un seul vêtement, jusqu’au coeur de ses rêveries habitées. Comme un enfant, on a envie de casser le réveil pour en examiner le système, comprendre, enfin, répondre à la question éternelle des auditeurs : mais comment fait-il ? Qui est-il ? On cherche à comprendre ce qui nous attire. Elles sont noires, ces rêveries. Pas forcément joyeuses. Mais subsistent au milieu de ce chaos harmonique quelques teintes pourpres d’espoir. Jamais seul, c’est ce que semble nous dire Alexandre Longo, au fil des pistes. Jamais seul comme j’ai pu l’être. Et l’enfant grandi trop vite qui semble crier au fil de chacune des pistes est bien présent lors de l’entretien qui nous met enfin face à face, lorsque je suis confronté à ce si timide nouveau géant de la musique. Un peu fatigué, assis derrière quelques verres d’eau vide, il me propose directement un café, comme pour rééquilibrer avec ce service une position de force qui lui semble irréelle. Le label, le tourneur, les concerts : un succès mérité, mais il faudra lui dire, et lui redire pour qu’il commence à s’y faire. Écoute et interview thématique.

Cascadeur – The Crossing, feat. Stuart Staples

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L’album est un album de rencontres : Stuart Staples, mythique leader des Tindersticks ?

Je l’ai rencontré le jour où il passait au festival des Inrocks, je l’ai vu après ses balances, on a passé une heure et demi, deux heures au café. Je me demande si Stuart Staples connaissait la musique de Cascadeur, et lui pose la question. La réponse tombe, en illustration parfaite de ce petit monsieur jamais sur de son talent : Je ne lui ai pas demandé… Humble. Comme la présence, discrète, du chanteur anglais sur le morceau : C’était l’idée de ce pont, comme un trou, au milieu du morceau où il ne se passe plus grand chose, et là il apparaît. On était d’accord là dessus, et j’étais content, parce qu’avec cette voix… On aurait pu le mettre partout. Finalement il chante assez peu, c’est assez court, mais quand il arrive…

Alexandre Longo ne termine pas sa phrase, mais il sourit.

Pour Médéric Collignon, l’histoire est différente, plus personnelle :

C’est une histoire humaine, on a fait l’armée ensemble, on étaient les derniers contingents obligatoires, ça s’est joué à quelques mois, au 4eme hussard dans la musique principale, et tous les soirs on allait dans la pièce de musique, tous les deux, il était au bugle et moi au piano. Je l’ai toujours suivi et puis comme j’avais fait pas mal de jazz, j’avais envie qu’on se dise que j’aimais aussi d’autres musiques. Médéric est un virtuose et un grand improvisateur, je voulais du souffle : je lui ai dit, Méderic, il y a trois morceaux, il est arrivé, il connaissait les trucs, et je lui ai dit « j’ai un peu peur que la trompette fasse un peu western spaghetti. Il m’a dit : »attends, je vais faire un truc… » Il enlève le cornet de sa trompette et commence à jouer sans embouchure. Et ce son… Y a une petite saturation naturelle qui est proche de la flûte, c’est un casse tête à jouer, mais je l’ai laissé faire et il a su trouver le son que je voulais. C’est même frustrant, finalement je n’ai utilisé qu’un centième des prises.

Et puis il y a Christophe, et ce fantastique morceau de clôture de l’album, Collector. Tout en douceur, avec un swing de basse d’une rare noblesse, le chanteur égrène les mots de Cascadeur de son inimitable voix, feutrée et d’une terrible douceur : Comme l’insecte numéro qui s’épingle, mannequin modèle, prisonnière modèle dans ton genre, ma nature te fait collecter.

Cascadeur – Collector, feat. Christophe

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Pour Cascadeur,

il est intriguant, Christophe, très facile d’approche, il s’interrogeait pas mal sur les intentions, le ton du morceau, comme un acteur. Il est venu sur les derniers jours de studio, et ce sont des moments un peu rares, tu as l’impression d’être hors du temps. Ce sont des figures, et il y a quelque chose d’un peu iconique, lorsqu’il est avec toi et qu’il chante ton morceau… Par moment ça m’échappe un peu, je me suis pas encore mis dans la tête que c’était mon activité principale, ça m’étonne toujours quand des artistes qui ont un bien plus grand nom que le mien acceptent de chanter mes chansons…

On essaye, peut-être par besoin de rattacher ce doux ovni à quelqu’un ou quelque chose, de catégoriser Cascadeur. De qui est-il proche, quelles sont ses influences. Pour lui,

Dominique A a vraiment quelque chose, sa voix est troublante il écrit très bien. Raphaelle Lanadère, L, on a fait le chantier des Francos ensemble, c’était un beau projet. Et puis Syd Matters, excellent sur scène, Bertrand Belin, mais je n’ai pas encore écouté le dernier album.

On le rassure, il est très bien. Les amis sont à l’image de sa musique, partagés entre une patte française reconnaissable dans l’écriture, et les influences Folk qu’il partage avec tous. Une nouvelle scène Folk Française, qui se débarrasserait de la peur du Français, et recollerait aux Québécois, tellement en avance ? On l’espère.

Et on retrouve la même dichotomie dans ses influences :

Depeche Mode, Queen, The Clash, supertramp, Joe jackson, les Pink Floyd, j’ai du sauter une génération, écouter la musique des parents, j’étais fils unique. Mais Ferré, ça m’a marqué, aussi, le côté impressionniste de ses orchestrations, c’était une puissance qui me plaisait. Présent sur l’album.

Et Universal dans tout ça ? Quid du pari fou de ce label qui n’avait certainement pas besoin de recruter cette nouvelle tête, mais qui l’a fait, sans savoir une seconde comment il pourrait réussir à vendre une copie de ses albums au grand public ? On leur tire notre chapeau, étonné, et heureux que ce genre de saut dans le vide soit encore réalisable à l’instar des directeurs artistiques frileux de notre temps. Lorsque je lui pose la question, il rit et finit la phrase à ma place :

De l’argent c’est ça ? Ça m’a donné plus confiance en moi, à vrai dire, j’étais vraiment un outsider, je suis parti de très loin, assez seul, et tout d’un coup que de grosses structures, et même le tourneur, viennent à moi, ça m’a impressionné. Je partais sans a priori, je considère qu’avec toutes leurs signatures, au sein même du label, il y a des trucs qui vont plus me parler que d’autres… Ça n’était pas du tout un problème pour moi, l’équipe qui m’entoure est mélomane, ils aiment beaucoup le projet, moi ça me rassure. Faut juste rencontrer les bonnes personnes, après l’étiquette, c’est aberrant. C’est plutôt rassurant, pour le monde du disque, en fait. Et puis ça m’a apporté du confort, quand le label me propose de partir dix jours dans un beau studio, ça me permet d’asseoir un son, travailler avec plus de monde, je suis sorti de mon mécanisme, j’ai travaillé avec quelqu’un d’autre pour enregistrer et co-mixer, Samuel Navel, ça m’a fait du bien de sortir de ma petite cuisine. Je n’ai pas perdu le contrôle, c’est de la mégalomanie, tu ne dis pas à un ingénieur du son comment sortir un son de caisse claire. Tout ça m’a permis de me concentrer sur les lignes directrices, sans guerre d’ego, ce qui n’est pas évident. Plutôt qu’avoir de l’argent à la signature, comme tout le monde, j’ai demandé du matériel, et plutôt qu’on loue un studio, je leur ai dit : « Pourquoi louer, autant améliorer mon studio. » Avant j’étais dans une pièce pour travailleur, et maintenant j’en ai deux, voilà ce que m’a apporté Universal !

On a parlé des autres pour le mettre en confiance, mais il faut revenir maintenant à l’essence même, au psyché de Cascadeur. Comme un enfant qui démonte un réveil, j’essaye de comprendre comment, et pourquoi. Et il faut revenir aux origines, comme souvent.

Comme plein de musiciens en France j’étais un peu enfermé dans ma cave et j’ai eu ce bol qu’on ouvre la porte, et ça se ressent, il y a une forme d’urgence et j’imagine, j’en sais rien, qu’on sent une sorte de vécu dans le personnage, qu’il y a des choses qui sont de l’ordre du ressenti. Quand je chante Walker je ressens un certain nombre de choses, c’est pas à côté, c’est ancré. Dark Passenger, c’est Dexter, j’étais assez fan au début de cette série, et quand j’ai fait Walker, c’était déjà inspiré du monde fantasmatique des serial killer et des déviants. Dark Passenger est une sorte de suite à Walker, ce truc un peu chantonné à l’intérieur d’une tête. La soprano sur ma voix faisait comme un hydre, un monstre à plusieurs tête, et brouillait, salissait un peu l’aspect classique, précieux du morceau.

Le masque paradoxalement me rend visible, audible, j’ai vraiment pas l’impression d’être quelqu’un d’autre, je me sens assez libre et je peux gagner en agressivité, quelque chose de rageur que j’ai en moi mais que je n’exprime pas vraiment dans la vie, quand tu me vois, je parait assez… pondéré. Mais j’ai des pics. Avec Cascadeur je retrouve cet état de footballeur qui pique un peu des crises, la musique relève un peu mes tempéraments, y a beaucoup de montées, le masque révèle ça je pense, je suis… peut-être moins lisse qu’on pourrait croire. Je sais qu’on peut… Je m’interroge souvent là dessus.

Mais très vite, il faut redescendre, faire rire, ne pas partager trop de choses personnelles, l’album est là pour ça, et Alexandre Longo conclut sur une note d’humour, comme pour dédramatiser, encore une fois incertain de son talent. Je suis le sébastien chabal de la folk, je crois. Il se marre et me regarde, comme pour me tester. Pas de problèmes, on a saisi ce qui est important.
Ce sentiment ne vient pas d’hier :

J’ai assez souffert d’être plongé dans mon mutisme depuis pas mal d’année, ce monde, c’est un luxe. Quand j’étais seul sur ma première tournée c’était un drôle de truc, on était un peu dans une forme mystique, j’étais seul, il fallait que je crois tous les soirs à ce que je faisais. Je me changeais et je me change toujours au dernier moment, j’étais assez isolé comme ça, il fallait juste que je bascule assez rapidement, juste avant. Mon trac s’exprimait pas vraiment sur scène, mais dans l’attente. C’est long, quand tu joues à 23h et que tu arrives à 11h… Maintenant c’est sympa, je suis entouré d’amis, mais tu peux vite devenir obsessionnel avec la clim’, faire attention à ne pas tomber malade. J’ai envie de ça sur la deuxième tournée, rencontrer des gens, c’est ce qui m’a manqué. Ça va me faire du bien ça.

Sur sa voix, sur les paroles, la conversation prend un tour mystique, comme pour tenter de mettre des mots sur l’indicible en faisant appel au surnaturel :

Parfois j’ai l’impression que c’est un son peu fantomatique, tu vas puiser dans des trucs ancestraux et c’est plus vraiment ta voix, ou alors ta voix à un autre moment de ta vie. Tu peux comme un acteur retrouver tes voix enfantines, des visages… Sur le nouvel album j’ai l’impression de l’avoir plus exploré. J’ai envie de sortir de mes automatismes, de continuer, de dérailler un peu. J’ai un peu plus de certitudes, aujourd’hui je vois plus clair que sur le premier album, où j’avais peut être moins osé. Je me suis libéré d’un truc sur le deuxième, je lisais « le deuxième album c’est hyper risqué, on t’attends au tournant et je l’ai pas vécu comme ça. C’était pas une souffrance. Mon inquiétude elle est ailleurs, c’est la réception de la presse et du public, tout sera pas favorable et il faut aussi se préparer à ça…

Pour nous, c’est acquis. Avant que l’interview ne se termine de mon côté, et qu’encore quelques cafés et verres d’eau ne s’accumulent sur la table, sous les question d’autres chroniqueurs, d’autres journalistes, je ne peux m’empêcher d’évoquer la lettre que je lui avais laissé sur ce festival, peut-être pour le garder un peu à moi, ce musicien doué que tout le monde découvre mais n’a envie de laisser à personne. Il s’en souvient. C’était toi ! Mais j’ai jamais su qui c’était… Je m’en souviens. : je dois encore l’avoir dans ma valise de la première tournée, j’avais gardé un certain nombre de choses… Ha c’était toi… Tu n’as jamais répondu à mon email !
Je n’avais jamais répondu, effectivement, à l’email de remerciement qu’il m’avait renvoyé. Je ne savais pas quoi dire et je ne voulais pas écrire dans le vide. Aujourd’hui, Cascadeur a sorti son nouvel album : il y a de la matière, du talent, du génie et de la beauté. De quoi écrire. J’imagine que c’est une façon comme une autre de m’acquitter de ma dette.

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2 réponses sur « Splendide Cascadeur : Ghost Surfer, chronique, écoute et interview »

Merci pour ce très bel article et l’interview de cet artiste extrêmement talentueux … Il y a quelques années, moi aussi j’ai plongé en découvrant Walker, et depuis ses merveilleux morceaux n’ont jamais cessé de m’accompagner….

Un très bel article et vos mots sont très justes, reflètent parfaitement l’émotion, les émotions fortes lorsqu’on écoute Cascadeur.
Merci pour le partage.

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