Les Innocents – Mandarine

Les Innocents - Mandarine
Louis - 01/06/2015

En 2015, Les Innocents reviennent. Et en l’espace de quelques secondes, tous les adolescents des années 90 sont submergés par une vague de bien-être absolu. Paf ! Les annonces qui déclenchent cette explosion d’ondes positives sont rares.

Il aura fallu du temps pour se rendre compte que ce groupe est celui d’une génération. Dans les années 90, nous avions Oasis, Radiohead, R.E.M et… Les Innocents. Trait d’union entre toutes les tribus du rock indé, ce groupe a tenu la corde et a répondu coup pour coup à une pop anglaise flamboyante et s’est éteint quelques heures avant la suprématie d’Internet.
Aujourd’hui la pop anglaise a pris un sacré coup de vieux. Alex Turner et les types des Vaccines sont les pensionnaires d’une maison de retraite anonyme du Kent si on les compare à JP Nataf et JC Urbain. Leur nouveau disque Mandarine est gorgé de pop sucrée maquillée d’un zeste d’élégance désuète et qui donne des leçons à beaucoup de jeunes loups.

Les Innocents – Les philharmonies martiennes

Nos vieux ont Alain Bashung, Ferré ou Arno. Nous, nous avons Les Innocents. Coincé entre (What’s The Story) Morning Glory? et OK Computer, Post-Partum avait marqué nos soirées et accompagné nos heures d’ennui au lycée. Le groupe, au final, ne s’est jamais remis de cet accouchement et a fini par faire une dépression post-partum.

C’est donc assez flippé qu’on épluche La Mandarine des Innocents 2.0. C’est que l’enjeu est important ma bonne dame : nous sommes face aux types qui ont écrit Des jours adverses.
Les choses débutent donc sous les meilleurs auspices avec Les Philharmonies Martiennes, comptine pop qui comporte tout l’ADN chéri du groupe.
Passé cet élégant préambule, on se jette à corps perdu dans Mandarine, petite boîte à musique et boîte de Pandore à la fois. On retrouve les parfums prisonniers de nos agendas (la malicieuse Love qui peut) depuis bien trop longtemps.
J’ai couru s’avère être le quartier de choix de cette Mandarine. Ce morceau éclipse un Harry Nilsson pas très en forme et une Petite Voix qui porte bien son nom.
Comment peut-on Oublier Waterloo alors que c’est à Abbey Road que l’on doit le retour de la doublette Nataf-Urbain ? Et ce Sherpa ? On lui charge le dos une nouvelle fois et on repart au début du disque pour se replonger dans nos plus belles années.

Un monde parfait vient de renaître.

Les Innocents - Mandarine
Tracklist : Les Innocents - Mandarine
  1. Les Philarmonies Martiennes
  2. Love qui peut
  3. Les Souvenirs Devant Nous
  4. Harry Nilsson
  5. Petite Voix
  6. Floués du Banjo
  7. J'ai couru
  8. Erretegia
  9. Oublier Waterloo
  10. Sherpa

L’album Mandarine des Innocents se trouve dans toutes les bonnes crémeries depuis le 01 juin 2015 (Epic/Sony).

Les Innocents seront en concert les :

  • 24 juillet 2015 au Théâtre de Verdure (Draguignan)
  • 08 octobre 2015 au Centre Culturel Robert Desnos (Grigny)
  • 09 octobre 2015 au Big Band Café (Hérouville St Clair)
  • 16 octobre aux Docks de Lausanne
  • 01 novembre 2015 à L’Orangerie du Botanique (Bruxelles)
  • 02 novembre 2015 au Trianon (Paris)
  • 06 novembre 2015 à La Grange à Musique (Creil)
  • 10 novembre 2015 à L’Espace Bleu Pluriel (Trégueux)
  • 27 novembre 2015 à La Faïencerie (Boulogne-sur-Mer)
  • 11 décembre 2015 à L’Espace Avec Voir (Plougastel Daoulas)
  • 12 décembre 2015 au Cap Nort (Nort-Sur-Erdre)
Les Innocents – Mandarine
4.0
Pouet? Tsoin. Évidemment.
Réponses
  1. Louis, vous avez très bien résumé ce que je ressens (et ce qui est un fait) pour Les Innocents. Ils ont marqué d’une belle empreinte musicale les années 90 avec des titres (et de nombreux tubes) pop, mélodiques et de grandes qualités vocales et textuelles. Cette « Mandarine » me met l’eau à la bouche. j’ai entendu il y a quelques jours le premier single extrait de cet opus » Les Philarmonies Martiennes » à la radio et , je me suis dit qu’ils sont toujours aussi bons, qu’ils nous avaient manqués et que leur style est immédiatement reconnaissables.

    Pour moi , les Innocents, ce sont un peu nos Beatles français, pas moins !

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