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Redshape : The Dance Paradox

L’autre jour, au gré de mes cliques et double-cliques, je suis tombé sur un forum où les gens débattaient de la vraie identité de Redshape, le musicien au masque rouge. Chacun avait sa petite idée : Carl Craig, Deetron, Mark Broom, Luke Slater, John Beltran, New World Aquarium, Sebastian Kramer, Dave Clarke, Laurent Garnier…

Pour ma part, je me moque un peu de savoir qui il est vraiment et je pense que le fait de se masquer a juste fait monter le buzz à un moment donné et que c’était le but recherché. On n’en saura donc pas plus avec la sortie sur Delsin de « The Dance Paradox », on ne pourra qu’applaudir une nouvelle fois et se dire que c’est à Berlin définitivement qu’est l’épicentre de la techno et ce depuis pas mal d’années déjà.

Inutile de chercher de la fausse gaieté dans « The Dance Paradox », l’époque n’est pas joyeuse et Redshape le sait bien, entre tuerie dancefloor vite avortée (Seduce Me) et construction alambiqué à la Black Dog formation pré Plaid (Garage GT), l’album navigue sans cesse entre futur et passé. Redshape a bien retenu les leçons de ses aînés, Carl Craig et Moritz Von Oswald en tête (Man Out Of Time et ses claps de batterie très landcruisiens, Globe, Dark & Sticky). Redshape fait aussi une petite incursion dans le monde du cinéma sf avec ce qui pourrait être la bo d’un film pas encore tourné (Dead Space Mix edit). Peu importe le genre abordé, Redshape prouve avec ce disque qu’il est un grand musicien qui maitrise son sujet sur le bout des doigts. Si à tout hasard, l’envie vous vient de lui arracher son masque, Redshape accostera à Paris le 18 décembre au Batofar (Paris).

Tracklist
01. Seduce Me
02. Garage GT
03. Bound (Part 1 & 2)
04. Man Out of Time
05. Globe
06. Rorschach’s Game
07. Dead Space Mix (Edit)
08. Dark & Sticky

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1 réponse sur « Redshape : The Dance Paradox »

J’ai trouvé l »album bon mais néanmoins pas tout a fait a la hauteur du buzz. Peut etre devrais je réécouter.

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