Babyshambles - Sequel to the Prequel

Babyshambles – Sequel to the Prequel


On ne remerciera jamais assez Stephen Street et accessoirement Graham Coxon de s’être penchés sur le berceau (ou le tombeau) de l’enfant Doherty.
Les brouillons enregistrés par Mick Jones (ou non enregistrés) laissent désormais place à des chansons sympathiques.
Et de temps en temps, l’ex Libertines a un éclair de demi-génie et peut prétendre à être le digne rejeton de Ray Davies.
Doherty fait donc le choix de remettre en selle son groupe alors que son début de carrière solo était élégant et prometteur. Étonnant.

Babyshambles

Peter Doherty a t-il encore quelque chose à dire en 2013 ? Pas sûr. Et surtout avec les Babyshambles.
Plus d’une oreille a saigné à l’écoute du pseudo hymne Fuck Forever il y a quelques années. C’est une blague ? Un complot ? Ah non, c’est pour de vrai ? D’accord.
Doherty avait remonté dignement la pente avec l’excellent Grace/Wastelands. En solo. Sans les affreux boutonneux que sont Drew McConnell et Mick Whitnall. Alors remettre le couvert avec eux… Merci mais non merci. Les profiteurs de guerre au placard!
Surtout que Sequel To Prequel commence avec l’odieux Fireman et le cucul la praline Nothing Comes To Nothing. Diantre. Un refrain pour minettes cockneys et punks hispsters. On craint le pire.

Babyshambles – Farmer’s Daughter

Les choses s’améliorent quand Doherty franchit l’Atlantique et fait les poches de Dylan ( Fall From Grace). Et quand il va au zoo( Penguins): We could see monkeys, we could see snakes / We could see penguins, oh, penguins are great. L’est mignon le petit.

Au final, Sequel to the Prequel a le disque entre deux chaînes. Doherty ressort les vieux gimmicks des Libertines sur la moitié du disque. Et se loupe complétement. Le type n’a plus 20 ans…
Il sauve le navire avec des morceaux qui larguent les amarres du port. Le swing de Dr No ou les cordes de Picture Me In Hospital sont des petites trouvailles très efficaces.

Babyshambles – Nothing Comes to Nothing BBC Radio 1

Quant aux inédits disponibles sur les différentes éditions, c’est Byzance. Cuckoo est peut être le meilleur morceau écrit par Doherty depuis des lustres.

Rêvons un peu maintenant. Doherty passe rapidement à la suite et recrute Bernard Butler en guise de producteur. Ce dernier étant le seul a voir cadré correctement le zigue du temps de sa splendeur médiatique.

Babyshambles - Sequel to the Prequel
3.5Note finale
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