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[Micro-Photos] Lloyd Cole and the Photographers

photo © Matthew Donaldson

Le 17 mars 2017, Lloyd Cole publiera le coffret Lloyd Cole In New York – Collected Recordings 1988-1996, rétrospective de son épopée américaine avec les labels Polydor et Fontana. Pour célébrer cette sortie, SK* revient sur les photographies mythiques du meilleur des chanteurs anglais.


Lloyd Cole In New York – Collected Recordings 1988-1996 contiendra donc les 4 premiers albums solos de Cole (Lloyd Cole, Don’t Get Weird On Me Babe, Bad Vibes et Love Story) ainsi que Smile If You Want To (le cinquième album jamais publié) et des démos. Aujourd’hui nous nous entretenons avec Matthew Donaldson, le photographe qui a fait les clichés du deuxième disque solo de Cole.

En 1991, Lloyd Cole s’est exilé aux États-Unis et a fait chavirer le cœur d’Emmanuel Tellier. Malgré des ventes en deçà de celles des Commotions, Polydor met à disposition de notre crooner préféré les moyens nécessaires pour faire dans le symphonique.

Comment as-tu rencontré Lloyd Cole ?

Matthew Donaldson : J’ai rencontré Lloyd avec l’équipe de graphistes qui était en chargé de faire la pochette. Elle m’a demandé de faire quelques photographies de lui. C’était sûrement à Londres au début des années 90 ?

Où ont été prises ces photographies ? Pourquoi avez-vous choisi cet endroit ?

Matthew Donaldson : Nous étions dans le sud de la Californie, dans la région de Los Angeles. Nous avons ressenti le fait que nous allions trouvé le bon paysage. A cette époque, Lloyd voulait des espaces habités sans aucun être humain.

Lloyd Cole © Matthew Donaldson

Quel appareil as-tu utilisé ? Et quel type de pellicule ?

Matthew Donaldson : Je pense que j’ai utilisé un Mamiya 6×7. Et j’ai pris des pellicules couleur que j’avais en stock, probablement des Kodak 160 ASA. La photographie monochrome a été prise avec un appareil Polaroid 35 mm et des films instantanés, sûrement ceux qui avaient 24 pauses. La pochette de Don’t get weird on me babe a été prise sur un parking à l’arrière d’un restaurant. La couleur semblait bonne. L’ambiance est pensive et douce.

Te rappelles-tu du jour du shooting ? Quel est ton meilleur souvenir ?

Matthew Donaldson : Nous étions à Los Angeles pour quelques jours. Nous avons fait pas mal de photos notamment dans un studio sur Santa Monica Boulevard et au Chateau Marmont Hotel où nous résidions. Sade y séjournait aussi tout comme Seal pendant quelques minutes car il a décidé de changer d’hôtel. Mickey Rourke et son staff traînaient dans le coin après une séance de gym. Il était boxeur professionnel à cette époque et le studio que nous utilisions était à côté de son local. Tout le monde connaissait tout le monde. L’ambiance était très détendue.

Lloyd Cole © Matthew Donaldson

Quelle est la relation de Lloyd à sa propre image ?

Matthew Donaldson : L’image de Lloyd est toujours un peu triste, presque malheureuse. Il ne sourit pas. Il s’intéresse à son image mais il n’est pas l’homme le plus souriant. Il est réservé et introspectif. Sa manière de s’exprimer est la musique. Il aimait l’idée d’être célèbre dans certains pays et inconnu dans d’autres. Cela lui donnait de l’espace.

Quelle est ta chanson préférée de Lloyd Cole ?

Matthew Donaldson : J’ai toujours aimé Charlotte Street. J’ai un studio et elle y résonne souvent.

Lloyd Cole and the Commotions – Charlotte Street

Lloyd Cole - Don't Get Weird On Me Babe

Don’t Get Weird On Me Babe de Lloyd Cole est disponible via Polydor.
Lloyd Cole In New York – Collected Recordings 1988-1996 sera publié le 17 mars 2017.
Toutes les photographies de cet article sont signées Matthew Donaldson.

Lloyd Cole © Matthew Donaldson

Tracklist : Lloyd Cole - Don't Get Weird On Me Babe
  1. Tell Your Sister
  2. Weeping Wine
  3. To The Lions
  4. Pay For It
  5. The One You Never Had
  6. She's A Girl And I'm A Man
  7. Another Side
  8. Butterfly
  9. There For Her
  10. Margo's Waltz
  11. Half Of Everything
  12. Man Enough
  13. What He Doesn't Know

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English text

How did you meet Lloyd Cole ?

I first met lloyd with the record sleeve designers who had asked me to shoot some sleeves for him. It was in london in the early nineties?

Where did you take this pictures ? Why did you choose these places ?

We went to southern california, to los angeles. we felt we could find the right landscape. it suited lloyd at the time, a populated land with no people visible.

Which camera did you use ? Which film ?

I think i was using a mamiya 6×7. It would have been colour negative stock, probably kodak 160asa. The black and white was a 35mm polaroid film that you could develop instantly, maybe 24 shots on a roll.
Don’t get weird on me babe was shot in a car park behind a restaurant. The colour seemed to be right. The mood was a little down, pensive.

Do you remember the day of this shooting ? What’s your best memory of this shooting ?

We were in LA for a few days. We shot a lot. In a studio on Santa Monica boulevard, at the chateau marmot hotel where we were staying. Sade was staying there too as was Seal for a few minutes before he decided to change hotel. Mickey Rourke and his homies were hanging out there after gym training, he was a professional boxer at that time and the studio we used was right next to his gym. Everyone seemed to know each other. It was all pretty relaxed.

What are the relationships of Lloyd Cole with his own image ?

Lloyds image was always pretty low key. almost unhappy. He didn’t do smiles. He’s an interesting man but smiling not top of the list. Introspective, considered and private. The music is his way out. He liked the idea that in some countries he was famous and in others no one new who he was. it gave him space.

Are you a fan of Lloyd Cole ? What’s your favorite song of Lloyd Cole ?

I always liked Charlotte Street. I had a studio there and it resonated with me.

Pouet? Tsoin. Évidemment.
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