En 1999, Shack met fin à onze ans de silence et revient sur le devant de la scène anglaise. En 1999, Shack publie un des disques de l’année comme à chaque fois qu’il sort un disque. Il y a vingt ans, les frères Head prenaient enfin la place qu’ils méritaient depuis le début.


En 1999, Shack est pour la première fois à l’heure.
Au début de la décennie, Michael Head aurait pu prendre les rennes de la pop anglaise. Mais un incendie va retarder la sortie de Waterpistol… Le deuxième disque de Shack sort en pleine Oasismania et passa totalement inaperçu. Après la parenthèse magique des Strands en 1997, les frères Head remettent à flot le navire Shack. Il avait fallu l’aide d’un label allemand pour sortir Waterpistol et l’entremise d’un producteur français pour enregistrer The Magical World Of The Strands.En 1999, l’Angleterre s’intéresse réellement à nos deux héros. Howard Gough, le fondateur de Laurel Records jette son dévolu et ses économies dans la machine Shack. H.M.S. Fable est enregistré dans de grands studios avec les meilleurs producteurs de l’époque. Laurel Records a recruté le producteur Youth et les arrangeurs Wil Malone (The Verve) et Nick Ingman. Martin Duffy des Primal Scream fait une apparition et Michelle Brown réapparaît.
Et ?
On ne saura rien sur l’enregistrement de ce disque. Howard Gough a sans doute perdu beaucoup d’argent. H.M.S. Fable se classa à la vingt-cinquième place des charts anglais et sonna le glas pour Laurel Records. Howard Gough a ensuite été le manager des Hope of the States avant de disparaître. L’équipe qui a permis à Comedy d’exister garde le silence ou a étrangement perdu la mémoire.

Shack – Comedy

Étrangement biographique et mélancolique, H.M.S. Fable garde encore aujourd’hui toute sa puissance. Ecouter les premières notes de Natalie’s Party, c’est partir à l’assaut de Comedy et se promener dans les rues de Kensington. De cette aventure, seul le graphiste Rob O’Connor a accepté de parler. Gloire lui soit rendue !

Comment êtes-vous rentrés en contact avec les labels Laurel et London Records ?

Rob O’Connor : Le label London Records était client de notre agence Stylo Rouge. C’est eux qui nous ont présenté au label Laurel. Un de nos concepteurs, Mark Higenbottam, avait déjà travaillé sur les pochettes des Pale Fountains lorsqu’il faisait partie de notre société de design T & CP Associates. C’est eux qui ont réalisé toutes les pochettes des Pale Fountains. Si je me souviens bien, Shack était managé par Nathan McGough avec qui nous avions travaillé auparavant.

Quelle fut votre liberté sur ce projet ?

Le titre de l’album est tiré du magnifique morceau Captain’s Table. Je pense qu’on nous avait précisé que la pochette devait avoir un thème nautique et que l’utilisation de matériel visuel vintage ont été voulus par le groupe et le label. Le groupe est originaire de Liverpool, dont l’histoire maritime est un élément essentiel de son ADN. Cela peut aussi avoir influencé la conception.

Ce fut facile ?

Notre graphiste Andy Huckle a réalisé des visuels qui rendent fidèlement hommage aux marques anciennes. Le design final ressemble à l’emballage d’une célèbre marque d’allumettes. Il a choisi de créer une série de sérigraphies sur divers matériaux à texture organique, du sac au bois en passant par le carton pourri. Les pochettes des singles Natalie’s Party et Comedy ont été conçues de la même manière, en mettant l’accent sur l’ancienne typographie dite victorienne.

Comment avez-vous travaillé ? Avec le groupe ?

Nous travaillons habituellement en étroite collaboration avec le groupe, mais parfois, les circonstances font que cela n’est pas toujours possible. Honnêtement, je ne me souviens pas si Andy a rencontré de manière récurrente le groupe lors de son travail. La géographie aurait été un petit obstacle. Le groupe était basé à environ 250 miles de notre studio et de London Records. L’équipe de London Records a été très respectueuse de notre apport créatif et elle nous a laissé faire notre travail une fois que la direction visuelle avait été décidée.

Quel est ton meilleur souvenir de ce contrat ? Connaissais-tu les Pale Fountains ou Shack avant de travaille sur cet album ?

Je ne connaissais pas les Pale Fountains avant de travailler avec Shack. Andy a beaucoup aimé le groupe. Et l’agence aussi.

Shack - H.M.S. Fable

H.M.S. Fable de Shack est disponible chez Laurel/London Records.

Shack - HMS Fable

Tracklist : Shack - H.M.S. Fable
  1. Natalie's Party
  2. Comedy
  3. Pull Together
  4. Beautiful
  5. Lend's Some Dough
  6. Captain's Table
  7. Streets Of Kenny
  8. Reinstated
  9. I Want You
  10. Cornish Town
  11. Since I Met You
  12. Daniella

English text

How did you meet the team of Laurel/London Records ?

London Records were existing clients of Stylorouge, and they introduced us to Laurel, although one of our other designers, Mark Higenbottam had worked on Pale Fountains sleeves when he was part of our sister design company T&CP Associates. They pretty much designed all of Pale Fountains’ sleeves. If I remember correctly Shack were managed by Nathan McGough who we had worked with before.

What artistic freedom did you have with this record ?

The album title is taken from the beautiful track Captain’s Table – I believe it was always specified that the sleeve should have a nautical theme and the use of vintage visual material was discussed in the original brief from the band and the record company. The band hail from Liverpool whose maritime history is a major part of it’s DNA. This may also have influenced the design.

It was an easy artistic process ?

Our designer Andy Huckle did visuals which paid faithful homage to vintage trademarks – the final design resembles the packaging of a famous brand of matches, but he elected to create a series of screen prints onto various organic textured materials, from sacking and wood to decayed cardboard. The sleeves for the singles Natalie’s Party and Comedy were designed in a similar way, with a strong emphasis on early Vistorian typography, but we didn’t screen print these.

How did you work ? With the band ?

We would usually work closely with the band on our sleeves, but occasionally circumstances dictate that this isn’t always possible. I honestly can’t remember if Andy met with the band on a regular basis during the process – geography would have been a small obstacle; the band were based about 250 miles from both our studio and London Records. Our contacts at London Records were very respectful of our creative input and left us to get on with the work once the visual direction was decided upon.

What’s your best memory of this story ? Do you love Shack/Pale Fountains ?

I hadn’t been that aware of Pale Fountains but I liked HMS Fable a lot, and Andy really liked both the band and the album. It was popular in the studio generally.