
Le monde est divisé en deux : les japonais et les autres. Quand les anglais, les belges ou les américains font du rock musclé, ils se droguent et couchent avec des filles en criant dans un micro. Quand les nippons s’adonnent à l’exercice, c’est pareil, mais avec le staïle, et de sérieuses cases en moins
J’adore le Trabendo En fait j’adore le parc de la Villette en général et tout ce qu’il y a dedans. Mais le Trabendo est ma salle préférée : pas de lumière, une fosse pour nains de jardins mais une ambiance psycho-ouf. Toujours. Alors quand on m’a annoncé qu’un concert de malade va se dérouler dans une salle de dingos, je ne pouvais que me réjouir… Dès mon arrivée, le défilé type « convention du piercing des moins de 16 ans gothiquo-visuals » me fait dire que je ne vais pas m’ennuyer et tranche radicalement avec l’ambiance d’ASSEDIC de mon dernier concert…
Undercover Slur
… et ce n’est pas les Undercover Slur (sic) qui vont me contredire. Malgré une prestation musicale proche du fa dièse (la note la plus proche du sol), le chanteur offre une prestation plutôt visuelle à laquelle le public semble totalement insensible, voire hostile lorsque le leader se met à jeter de l’eau sur les premiers rangs et à cracher au hasard dans la salle. Moi, ça m’a fait rire.
Distraught Overlord
Tout juste le temps de changer de carte mémoire, de prendre quelques photos de jolies demoiselles des premiers rangs et de faire ami-ami avec mes compagnons de fortune de fosse commune et hop là, les DIO arrivent dans une ambiance tokyohoteliste. Pour illustrer avec des mots ce que vous pouvez également voir avec mes images, disons que DIO c’est une bande de 5 androgynes gothiquo-SM avec des tètes à mi chemin entre Dragon Ball et persos dignes d’un Fatal Fury qui font hurler le métal devant une foule hystéro. Dès la première chanson, on a l’impression de vivre une euphorie collective presque sectaire au sein du Trabendo qui ira en grandissant jusqu’à ce que le chanteur puis tous les membres du groupe, un par un, se jettent à plusieurs reprises dans la meute qui les accueille à bras ouverts pour toucher, caresser ou embrasser les travestis japonais.
Après une heure et demi et douze titres, le batteur s’enflamme dans un solo ahurissant de 5 minutes avant d’être rejoint pour l’orgasme final par ses quatre compères pour un rappel de plus d’un quart d’heure. Un moment hors du temps et délocalisant !
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